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        <title>Blog me tender - ba_lit</title>
        <description>Le Blog inutile de Ba</description>
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        <lastBuildDate>Sat, 09 Aug 2008 02:48:20 +0200</lastBuildDate>
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                <title>Insectes</title>
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                <author>noreply@ (Baglu)</author>
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                                                <pubDate>Mon, 21 Jul 2008 23:49:55 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;div dir=&quot;ltr&quot;&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blogmetender.hautetfort.com/media/01/01/1639277608.jpg&quot; id=&quot;media-1132929&quot; alt=&quot;insectes.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-1132929&quot; /&gt;Il s'agit de mon premier livre de Claire Castillon et d'un recueil de nouvelles fascinant. Le thème est la relation mère/fille. Aucune histoire sur les enfants en général, sur les fils, sur les pères. Non, le personnage central de chaque nouvelle est le lien qui unit une mère et sa fille et vice versa.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Le livre est tout petit alors en le commençant, j'ai eu peur d'être frustrée par la brièveté des histoires.&amp;nbsp;Il n'en fut rien, au contraire. Le choc&amp;nbsp; est plus fort parce qu'on entre tout de suite dans le vif du sujet. J'ai pris un concentré d'émotions en pleine face. Ces relations, elles sont violentes, profondes, étonnantes, choquantes, drôles, émouvantes mais rarement douces. Il y a cette jeune fille qui refuse d'admettre que sa mère est très malade, cette maman qui n'a jamais voulu d'enfant, cette ado et sa maman qui sont les meilleures copines du monde...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Pas deux histoires identiques et pourtant, une vraie sensation d'unité entre les nouvelles. J'ai dévoré ces pages, j'ai eu peur, j'ai eu mal, j'ai frissonné, j'ai été secouée... et j'ai pensé à mamaman. Très fort. Me disant qu'au fond, il est peut-être pas si pire, le lien qui nous unit. Probablement qu'elle aurait pu faire mieux et en même temps, ça va, non ? Les mots de Claire Castillon sonnent très juste. J'ai eu du plaisir à les lire et ça fait du bien d'être transportée, happée au coeur d'une histoire qui fait oublier où vous êtes le temps de sa découverte.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Ce livre est une surprise, une forte surprise. Merci à l'archéo qui me l'a offert, je ne suis pas sûre que je l'aurais acheté et je l'aurais bien regretté.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;br /&gt; 
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                <title>Et si c'était vrai..</title>
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                <author>noreply@ (Baglu)</author>
                                                <category>Ba lit</category>
                                                <pubDate>Mon, 19 May 2008 00:03:41 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogmetender.hautetfort.com/media/00/02/1695282695.jpg&quot; id=&quot;media-1000004&quot; alt=&quot;141949162.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-1000004&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Arthur vient de s'installer dans son nouvel appartement et y croise un jour Lauren, une sorte de fantôme qui vit dans son placard. Il vient de s'installer à San Francisco parce qu'il a rompu et son entourage a donc le plus grand mal du monde à croire à son histoire, pensant qu'il s'agit là d'une manifestation de sa dépression. Pendant ce temps, Lauren est dans le coma à la suite d'un accident. Et Arthur ne peut pas accepter de la laisser seule, sans aide. Un jeu de cache-cache, une rencontre inédite va alors avoir lieu...&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;J'ai découvert Marc Lévy à la télé. C'est rare, très rare que je découvre un nouvel auteur grâce à une interview. Théoriquement, la télé -si elle peut être un moyen de me confirmer que j'ai envie de découvrir tel écrivain ou titre ou histoire- n'est que rarement prescripteur de lecture. Mes envies naissent toujours de hasard ou de discussions avec d'autres lecteurs. Mais là, j'ai tout de suite été charmée par l'histoire de cet architecte qui voit son premier roman (l'histoire qu'il a inventée pour endormir son fils) publié par hasard.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Quelques temps plus tard, je dîne chez une amie qui a laissé traîner le livre sur son canapé et qui, me voyant le feuilleter, me propose : &quot;Je te le prête, j'ai beaucoup aimé.&quot; Hop, adopté !&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Et le soir même, je l'ouvre et... je ne le repose qu'une fois terminé. Une fois ouvert, impossible en effet de lâcher ce livre. Chaque chapitre terminé, je me disais : &quot;Bon, il faudrait éteindre là quand même.&quot; Mais en fait, je voulais savoir comment ça finissait. Je l'ai donc lu d'une seule traite. On peut dire que Lévy, ça se lit très vite. On ne s'attarde pas 107 ans sur les états d'âme torturée des héros ni sur des pages entières de descriptions philosophiques sur l'avenir du monde. L'histoire est simple et très efficace, sans enjolivures inutiles ni digressions pompeuses propres à certains écrivains dont on se demande s'ils écrivent pour nous ou pour leur seul plaisir. Là, j'ai été embarquée dans la vie de deux personnages très attachants...&lt;/p&gt; 
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                <title>L'art d'avoir toujours raison</title>
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                <author>noreply@ (Baglu)</author>
                                                <category>Ba lit</category>
                                                <pubDate>Thu, 10 Apr 2008 23:17:26 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blogmetender.hautetfort.com/media/00/02/979553473.jpg&quot; id=&quot;media-953382&quot; alt=&quot;42754350.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-953382&quot; /&gt;&lt;font&gt;Certains proches qui me liraient pourraient penser que je vais ici parler de moi. Que nenni sacrebleu, je vais vous faire &lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;une petite note de lecture&lt;/font&gt;&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;br /&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font&gt;Alors il se trouve que je découvre Schopenhauer &lt;font color=&quot;#666666&quot; size=&quot;1&quot;&gt;(enfin je découvre... je connaissais de nom because que&amp;nbsp;j'ai subi des cours de philo en terminale)&lt;/font&gt; grâce à ce tout petit livre. Il y explique, en 38 stratagèmes, comment faire en sorte de toujours sortir vainqueur d'une conversation, d'un échange d'idées. Soyons honnête, la différence entre certains stratagèmes ne saute pas aux yeux, j'ai parfois eu l'impression qu'il s'agissait de la même méthode exprimée différemment. Mais c'est quand même fort instructif.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;font&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;br /&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font&gt;On m'avait prévenue &lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;«&amp;nbsp;tu vas voir, on utilise tous certains de ces trucs et astuces&amp;nbsp;»&lt;/font&gt; et c'est très vrai figurez-vous. Prouvons–le en illustrant notre propos&amp;nbsp;: Pendant toute la durée de cette lecture, je n'ai pu m'empêcher de penser à une personne qui m'est très chère et qui semble limite être l'auteur de ce livre. Une personne qui a l'air de toujours vouloir tourner les discussions à son avantage. Pas forcément par mauvaise foi &lt;font color=&quot;#666666&quot; size=&quot;1&quot;&gt;(quoique…)&lt;/font&gt; mais juste par principe, pour le plaisir d'avoir raison, de gagner.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;font&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font&gt;J'ai par exemple subi à de nombreuses reprises le Stratagème 31 consistant à &lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;avec une subtile ironie, se déclarer incompétent&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;. Il m'a fallu du temps mais j'ai fini par mettre au jour cette ficelle «&amp;nbsp;attends ba, je dois être stupide, je n'ai pas suivi ce que tu viens de dire…&amp;nbsp;» et à y couper court systématiquement. Fierté immense devant son air ébahi la première fois que je l'ai fait !&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;font&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font&gt;Idem pour la diversion préconisée en n°29&amp;nbsp;: c'est simple, j'ai régulièrement eu droit à un changement pur et simple de sujet de conversation voire à un départ physique de la pièce quand ça ne prend le tour attendu… Façon &quot;j'ai laissé un truc sur le feu, j'y vais là...&quot; J'ai donc rétorqué&quot; un jour par un &quot;tu le sais, n'est-ce pas, que ça m'énerve quand tu décides d'un commun accord avec toi-même que la conversation est finie ?&quot;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font&gt;Sans parler des stratagèmes 8, 27 et 38 qui concernent tous trois le fait de mettre l'adversaire en colère ou mal à l'aise, d'une manière ou d'une autre. Stratégies absolument idéales à mettre en œuvre quand l'adversaire, c'est moi. Je suis tout sauf patiente et si on sait appuyer où il faut &lt;i&gt;&lt;font color=&quot;#666666&quot; size=&quot;1&quot;&gt;(et en l'occurrence, j'ai l'impression que c'est le cas…)&lt;/font&gt;&lt;/i&gt; je pars au millième de tour. Eh bien ceux-là, je les ai pris de plein fouet plus d'une fois&amp;nbsp;! &lt;font color=&quot;#666666&quot; size=&quot;1&quot;&gt;[Thanks God les fois où c'est allé vraiment trop loin, j'ai généralement eu droit à des sortes d'excuses…]&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font&gt;Et moi alors ? Le stratagème que j'utilise le plus&amp;nbsp;? Le n°36 &lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;Déconcerter, stupéfier l'adversaire par un flot insensé de paroles.&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;/font&gt; Y a aussi la mauvaise foi mais elle n'est pas citée en tant que telle dans le livre…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font&gt;Celui que je voudrais mettre en pratique&amp;nbsp;? Le 34, qui consiste à s'apercevoir que l'adversaire se dérobe, ce qui permet de déduire qu'on a touché un point faible de l'argumentation et de l'exploiter ensuite.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;font&gt;En conclusion, je suis ravie d'avoir lu ce livre&amp;nbsp;: parce qu'il est très intéressant d'abord mais aussi parce que j'ai pris plaisir à m'ouvrir l'esprit. Il va de soi que les termes et le registre de langage utilisés étaient très différents de ceux que je rencontre&amp;nbsp;le plus souvent&amp;nbsp;et ça fait du bien aux neurones de se faire les dents sur des concepts et des tournures inhabituels.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;br /&gt; 
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                <title>Chercher le vent</title>
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                <author>noreply@ (Baglu)</author>
                                                <category>Ba lit</category>
                                                <pubDate>Thu, 13 Mar 2008 00:57:37 +0100</pubDate>
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                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blogmetender.hautetfort.com/media/02/00/1530661754.jpg&quot; id=&quot;media-900194&quot; alt=&quot;293279727.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-900194&quot; /&gt;Jack vit seul dans sa cabane au Canada depuis un moment déjà, comme en exil, en exil des autres et en exil de lui-même aussi quelque part. Il a été pilote un jour et puis photographe un peu... Par hasard semble t-il croire. Aujourd'hui il est en suspens.&lt;br /&gt; Tristan, lui, ce sont les autres qui aimeraient être en exil de lui. Il est instable et touche à tout et se retrouve une fois de plus à l'hôpital psychiatrique après une bagarre alcoolisée. Jack va l'y chercher mais Tristan ne tient pas longtemps enfermé dans la cabane au Canada.&lt;br /&gt; Alors Jack et Tristan se persuadent que la solution est ailleurs, ils prennent la route et croisent Nuna. Elle aussi est un peu bizarre : elle accepte de partir vers l'inconnu avec deux clients d'un bar d'où elle vient de démissionner...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Et moi aussi, je me suis embarquée sur la route vers le Sud. On s'est arrêté dans le Maine d'abord. On a exploré les choses qui font du bien, les amitiés qui vous portent, les souvenirs qui font grandir, ceux qui aspirent vers le passé, ceux qui mettent des larmes aux yeux, ceux dont on ne sait pas si on a envie de se souvenir justement. On a bien rigolé parfois et on a vécu des émotions profondes aussi.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ce livre, il m'a parlé de moi. De toutes ces questions que je ne savais pas que je me posais il y a un peu plus d'un an, quand j'étais encore avec lui mais plus tout à fait vraiment. Quand je restais ces longues soirées silencieuse, déjà en exil de nous. Tous ces détails dont je n'avais absolument pas conscience sur le moment mais qui auraient dû hurler si fort pourtant. Tous ces détails que j'ai mémorisés si fort, comme si j'avais eu la prescience qu'ils étaient les derniers...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ce livre, il m'a bouleversée très profondément, parce que le choix des mots, la musique de la langue est si belle. Parce que le choix de la narration, le parti pris de ne pas abuser des rebondissements improbables est si fort. Parce que ça avance mais ça traîne aussi comme un chemin qu'on doit se frayer au coeur de l'inconnu. Parce que Jack surtout.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Et puis il y a le dernier paragraphe. Je l'ai pris en plein ventre. Ce paragraphe, c'était le pourquoi de ce que je suis aujourd'hui, je crois. Ces mots, je les partagerais bien avec vous, pour en discuter, mais je vous priverais peut-être de ce qu'ils m'ont fait à moi : je suis restée plusieurs minutes, les yeux dans le vague et la chair de poule sur les bras, à ne rien faire d'autre que me demander si je devais attendre ou si je pouvais le recommencer tout de suite.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je vais attendre un peu, je crois.&lt;/p&gt; 
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                <guid isPermaLink="true">http://blogmetender.hautetfort.com/archive/2008/02/17/l-amant-sans-domicile-fixe.html</guid>
                <title>L'amant sans domicile fixe</title>
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                <author>noreply@ (Baglu)</author>
                                                <category>Ba lit</category>
                                                <pubDate>Tue, 19 Feb 2008 00:40:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blogmetender.hautetfort.com/media/00/00/f97077ee1dfce7bf9b04a9711207db45.jpg&quot; id=&quot;media-851318&quot; alt=&quot;383d5a154f2053da5f5470d28ba9aa07.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-851318&quot; /&gt;J'ai mis du temps à entrer dans ce livre. Il était très lent, très méditatif, presque hypnotique.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Et pourtant je n'ai pas eu envie de le lâcher. Parce que certaines pages contenaient des très beaux paragraphes, parce que certaines descriptions me parlaient très fort, parce que j'étais quand même bien intriguée au fond... Alors je l'ai continué en parallèle d'autres romans.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Et puis en fait, c'est en finissant le livre que je me suis dit qu'il était normal que je me sois sentie ballotée, hors du temps, mal à l'aise parfois, nostalgique voire curieuse. Tout s'explique soudain en un chapitre. J'étais soufflée et en même temps pas si étonnée par le dénouement, par la clef du mystère. J'ajoute que la description de Venise et de ses trésors cachés est époustouflante de minutie et de magie.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;u&gt;Morceaux choisis :&amp;nbsp;&lt;/u&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#522ED0&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&quot;&lt;i&gt;Combien de mots peuvent bien être prononcés autour d'une table au cours d'un dîner, et plus tard, quand on passe au salon ou au jardin&amp;nbsp;? Des milliers, des centaines de milliers, peut-être un million. Une production de toute façon énorme. Avec un énorme déchet, car, si fidèle qu'elle soit, la mémoire en retient tout au plus quelques phrases, une ou deux saillies, une nouvelle, un commérage inutile à propos de Marrakech, et encore, pour un temps très bref.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt; &lt;font color=&quot;#522ED0&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#522ED0&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;i&gt;Pensée déprimante&amp;nbsp;: si l'on fait abstraction de la partie mémorable de la sainte cène, la conclusion à laquelle on arrive forcément est que ces treize commensaux eux aussi se seront dit en araméen une quantité de choses quelconques, insignifiantes, déjà évaporées dans le néant une heure après.&quot;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#04C75E&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;i&gt;&quot;Le premier regard, le premier baiser, la première nuit d'amour ne sont rien en comparaison du premier éclat de rire partagé. C'est cela, le contact décisif, le vrai tournant.&quot;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#CE3059&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;i&gt;&quot;J'étais tout près de l'arrêter pour lui demander ce qu'elle s'était acheté, saisie moi aussi de cette fièvre qui passe généralement pour de la curiosité féminine et qui est bien plutôt la terreur de n'avoir pas su &quot;voir&quot; la jupe suprême, le châle absolu.&quot;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#1F93AC&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&quot; Plus tard, après avoir ouvert deux robinets d'où semblaient jaillir des flots de larmes, après avoir dissout dans la baignoire le contenu ambré qui transformait les larmes en un soupir d'écume blanche (...) &quot;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
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                <title>Donc en fait ben c'est simple....</title>
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                <author>noreply@ (Baglu)</author>
                                                <category>Ba lit</category>
                                                <pubDate>Thu, 14 Feb 2008 01:18:25 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Cyrano, y a effectivement du &lt;font color=&quot;#CE3050&quot;&gt;comique&lt;/font&gt; et du &lt;font color=&quot;#921FDF&quot;&gt;pathétique&lt;/font&gt; dedans...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Parce que tu vois, comment dire... Ben c'est pourtant évident... C'est que.. Cyrano il a un grand nez, tu savais ? Donc c'est &lt;font color=&quot;#CE3050&quot;&gt;comique&lt;/font&gt;. Mais aussi, Cyrano il est amoureux de Roxane, tu vois. Et en quelque sorte, il l'aime tellement qu'il veut son bonheur, même si c'est pas avec lui. Donc il parle sous son balcon à la place de Christian. Et ça c'est un peu &lt;font color=&quot;#921FDF&quot;&gt;pathétique&lt;/font&gt;...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;D'un autre côté il lui dit &quot;Monte donc, animal&quot; et là, tu vois c'est &lt;font color=&quot;#CE3050&quot;&gt;drôle&lt;/font&gt; ! enfin &lt;font color=&quot;#CE3050&quot;&gt;comique&lt;/font&gt;...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Sauf que quand il dit &quot;Ah c'est vrai je suis beau, j'avais oublié&quot; Ben c'est à la fois &lt;font color=&quot;#CE3050&quot;&gt;comique&lt;/font&gt; et &lt;font color=&quot;#921FDF&quot;&gt;pathétique&lt;/font&gt;. Parce qu'en même temps, il y a une sorte de prise de conscience du fait que ce n'est pas lui qu'elle croit écouter, mais Christian...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Et donc... idéalement, faudrait que tu organises cette argumentation et que tu fasses un plan à la fin de ton introduction. Et tu sais ce que c'est une didascalie au fait ? Ah et puis dans ton développement, tu dois illustrer avec des exemples tirés du texte aussi... Mais sinon, y avait des mots que t'as pas compris dans l'extrait ? Et tu vois ce que je veux dire quand j'explique que ça peut être comique ET pathétique en même temps ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#2C47D2&quot;&gt;La pauvre, elle est tombée sur la pire bénévole de l'assoc... Je suis tellement minable, je sens que bientôt c'est elle qui va corriger mes devoirs...&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blogmetender.hautetfort.com/media/00/01/bbc053f4d5aaf260db5346da85a69264.jpg&quot; id=&quot;media-843846&quot; alt=&quot;343cea6f801f3f38861c2d1dee7dd836.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-843846&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;i&gt;photo piquée sur wikipedia&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Sinon, grâce à boucli j'ai mangé non végétarien pour la première fois ce soir au Libanais. &lt;font color=&quot;#808080&quot;&gt;&lt;i&gt;(d'habitude j'osais pas rapport à l'agneau... je récise mais théoriquement, vous devriez avoir compris tout de suite parce que vous m'adorez tellement, chers lecteurs, que pas un seul détail ne vous échappe !)&lt;/i&gt;&lt;/font&gt; Bon, l'odeur était parfois un peu trop présente mais c'était miamesque !&lt;/p&gt;
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                <title>L'isolement</title>
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                <author>noreply@ (Baglu)</author>
                                                <category>Ba lit</category>
                                                <pubDate>Wed, 06 Feb 2008 00:04:01 +0100</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blogmetender.hautetfort.com/media/02/01/e4353e85a48f43fea0e573c6859f8927.jpg&quot; id=&quot;media-825161&quot; alt=&quot;1df2cb45c45084d552ee75e2f4b444d5.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-825161&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#8525A6&quot;&gt;Souvent sur la montagne, à l'ombre du vieux chêne,&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; Au coucher du soleil, tristement je m'assieds ;&lt;br /&gt; Je promène au hasard mes regards sur la plaine,&lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#5845B9&quot;&gt;Dont le tableau changeant se déroule à mes pieds.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#8525A6&quot;&gt;Ici gronde le fleuve aux vagues écumantes ;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; Il serpente, et s'enfonce en un lointain obscur ;&lt;br /&gt; Là le lac immobile étend ses eaux dormantes&lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#5845B9&quot;&gt;Où l'étoile du soir se lève dans l'azur.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#8525A6&quot;&gt;Au sommet de ces monts couronnés de bois sombres,&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; Le crépuscule encor jette un dernier rayon ;&lt;br /&gt; Et le char vaporeux de la reine des ombres&lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#5845B9&quot;&gt;Monte, et blanchit déjà les bords de l'horizon.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#8525A6&quot;&gt;Cependant, s'élançant de la flèche gothique,&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; Un son religieux se répand dans les airs :&lt;br /&gt; Le voyageur s'arrête, et la cloche rustique&lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#5845B9&quot;&gt;Aux derniers bruits du jour mêle de saints concerts.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#8525A6&quot;&gt;Mais à ces doux tableaux mon âme indifférente&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; N'éprouve devant eux ni charme ni transports ;&lt;br /&gt; Je contemple la terre ainsi qu'une ombre errante&lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#5845B9&quot;&gt;Le soleil des vivants n'échauffe plus les morts.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#8525A6&quot;&gt;De colline en colline en vain portant ma vue,&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; Du sud à l'aquilon, de l'aurore au couchant,&lt;br /&gt; Je parcours tous les points de l'immense étendue,&lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#5845B9&quot;&gt;Et je dis : &quot; Nulle part le bonheur ne m'attend. &quot;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#8525A6&quot;&gt;Que me font ces vallons, ces palais, ces chaumières,&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; Vains objets dont pour moi le charme est envolé ?&lt;br /&gt; Fleuves, rochers, forêts, solitudes si chères,&lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#5845B9&quot;&gt;Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé !&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#8525A6&quot;&gt;Que le tour du soleil ou commence ou s'achève,&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; D'un oeil indifférent je le suis dans son cours ;&lt;br /&gt; En un ciel sombre ou pur qu'il se couche ou se lève,&lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#5845B9&quot;&gt;Qu'importe le soleil ? je n'attends rien des jours.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#8525A6&quot;&gt;Quand je pourrais le suivre en sa vaste carrière,&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; Mes yeux verraient partout le vide et les déserts :&lt;br /&gt; Je ne désire rien de tout ce qu'il éclaire;&lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#5845B9&quot;&gt;Je ne demande rien à l'immense univers.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#8525A6&quot;&gt;Mais peut-être au-delà des bornes de sa sphère,&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; Lieux où le vrai soleil éclaire d'autres cieux,&lt;br /&gt; Si je pouvais laisser ma dépouille à la terre,&lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#5845B9&quot;&gt;Ce que j'ai tant rêvé paraîtrait à mes yeux !&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#8525A6&quot;&gt;Là, je m'enivrerais à la source où j'aspire ;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; Là, je retrouverais et l'espoir et l'amour,&lt;br /&gt; Et ce bien idéal que toute âme désire,&lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#5845B9&quot;&gt;Et qui n'a pas de nom au terrestre séjour !&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#8525A6&quot;&gt;Que ne puîs-je, porté sur le char de l'Aurore,&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; Vague objet de mes voeux, m'élancer jusqu'à toi !&lt;br /&gt; Sur la terre d'exil pourquoi resté-je encore ?&lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#5845B9&quot;&gt;Il n'est rien de commun entre la terre et moi.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#8525A6&quot;&gt;Quand là feuille des bois tombe dans la prairie,&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ;&lt;br /&gt; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie :&lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#5845B9&quot;&gt;Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Alphonse de Lamartine (1790- 1869)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&lt;span class=&quot;spip&quot;&gt;Premières Méditations poétiques&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>Les cafards</title>
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                <author>noreply@ (Baglu)</author>
                                                <category>Ba lit</category>
                                                <pubDate>Sat, 24 Nov 2007 12:59:25 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;img src=&quot;http://blogmetender.hautetfort.com/media/01/01/60cb0595e0a4e95493f6abbfcea9fc2a.jpg&quot; id=&quot;media-672536&quot; alt=&quot;60cb0595e0a4e95493f6abbfcea9fc2a.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-672536&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;L'inspecteur Harry Hole travaille pour la police suédoise. Sauf que bon il est un peu rebelle et irrespectueux des régles alors il est comme qui dirait au placard. Ce qui l'arrange bien vu qu'il est très légèrement en train de faire une rechute dans l'alcoolisme. Et voila qu'un jour, on a besoin de quelqu'un pour élucider le meurtre de l'ambassadeur de Suède en Thaïlande. Et hop, contre toute attente, on choisit Harry. Alors zou... en route pour Bangkok !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Harry Hole, tout de suite, il m'a fait penser à un autre héros de polar que j'aime beaucoup : Harry Bosch. Comme lui, il est un peu hanté par des démons contre lesquels il ne parvient pas toujours à lutter et qui lui donnent autant d'atouts que de handicaps pour résoudre les affaires qui lui sont confiées. Sauf que Hole, il est censé avoir 30 ans et que je n'arrive pas à m'y faire tant il semble avoir à gérer un passé lourd et complexe. Je me le représente souvent sous les traits du cinquantenaire Harry Bosch du coup...&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Tout ça pour dire que Les Cafards, c'est non seulement un excellent polar avec une enquête minutieuse, des rebondissements, des gentils un peu méchants et des méchants pas si pourris que ça ; mais c'est surtout un livre avec des petites choses autour de l'enquête, un polar comme je les aime où, sous des couverts d'intrigue policière, l'auteur a le talent de nous entraîner dans la moiteur, la perversion et la beauté de Bangkok comme si on y était (dans le tome 1 on était en Australie et c'était déjà génial de réalisme) et où on se glisse dans l'âme de personnages, auréolés d'ambiguïté et de complexité.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;PS : &lt;a href=&quot;http://blogmetender.hautetfort.com/archive/2007/01/27/moi-je.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Moi je&lt;/a&gt; n°2 est sorti depuis un mois déjà. C'est toujours aussi sympa et bien trouvé, peut-être un peu plus mélancolique mais très bien. Pour la librairie, il faut demander &quot;Moi je, et caetera&quot;&lt;/p&gt;
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                <title>Biographie de la faim</title>
                <link>http://blogmetender.hautetfort.com/archive/2007/10/17/biographie-de-la-faim.html</link>
                <author>noreply@ (Baglu)</author>
                                                <category>Ba lit</category>
                                                <pubDate>Sat, 20 Oct 2007 09:05:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blogmetender.hautetfort.com/media/02/00/a44972b8fa5632d32b647696778e931e.gif&quot; id=&quot;media-609049&quot; alt=&quot;8dfa4b7998273019258a9af2d483f996.gif&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-609049&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Ce livre m'a un peu réconciliée avec Amélie Nothomb que je trouve tellement imbuvable et déjantée dans ses interview que j'avais du mal à m'intéresser à ses oeuvres. Là, on m'avait donné le livre et la couverture me plaisait. En plus, il était court. Donc je l'ai ouvert puis lu. Dévoré même, si je puis dire.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;L'auteur y décrit son enfance à la lumière de ce qu'elle considère comme le moteur de &lt;strike&gt;La&lt;/strike&gt; sa vie : La Faim. Sa faim de nourriture oui, mais aussi du reste. Le besoin qu'elle a sans cesse de l'autre, de connaître, de savoir...&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Elle explique comment cette faim l'a toujours guidée. C'est décrit sans complaisance, abruptement (comme souvent avec cet auteur je trouve) avec aussi la loufoquerie et l'humour qu'on attend d'Amélie Nothomb et avec... surprise pour moi, de la tendresse et de la simplicité. J'ai beaucoup aimé.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Et un extrait dont la lecture m'a scotchée au canapé.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#442F55&quot;&gt;&lt;i&gt;&quot;La faim, c'est vouloir. C'est un désir plus large que le désir. Ce n'est pas la volonté, qui est force. Ce n'est pas non plus une faiblesse, car la faim ne connaît pas la passivité. L'affamé est quelqu'un qui cherche.&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#442F55&quot;&gt;&lt;i&gt;Si Catulle s'enjoint à la résignation, c'est précisément parce qu'il n'est pas résigné. Il y a dans la faim une dynamique qui interdit d'accepter son état. C'est un vouloir qui est intolérable.&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#442F55&quot;&gt;&lt;i&gt;On me dira que le vouloir de Catulle, qui est le manque amoureux, l'obsession due à l'absence de la bien-aimée, n'a rien à voir. Mon langage y devine pourtant un registre identique. La faim, la vraie, qui n'est pas caprice de fringale, la faim qui dépoitraille et vide l'âme de sa substance, est l'échelle qui conduit à l'amour. Les grands amoureux furent éduqués à l'école de la faim.&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#442F55&quot;&gt;&lt;i&gt;Les êtres nés rassasiés - il y en a beaucoup - ne connaîtront jamais cette angoisse permanente, cette fébrilité, cette misère qui éveille jour et nuit.&quot;&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
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                <title>Réalité</title>
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                <author>noreply@ (Baglu)</author>
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                                                <pubDate>Mon, 03 Sep 2007 23:55:54 +0200</pubDate>
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                    &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#7F2430&quot;&gt;Reality is that which, when you stop believing in it, doesn't go away.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;Philip K. Dick,&lt;br /&gt; &lt;i&gt;&quot;How to Build a Universe That Doesn't Fall Apart Two Days Later&quot;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
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