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<title>Blog me tender</title>
<description>Le Blog inutile de Ba</description>
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<lastBuildDate>Tue, 30 Apr 2013 20:06:07 +0200</lastBuildDate>
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<copyright>All Rights Reserved</copyright>
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<title>hasards et signes du ciel</title>
<link>http://blogmetender.hautetfort.com/archive/2013/04/30/hasards-et-signes-du-ciel.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Baglu)</author>
<category>Intibacy</category>
<pubDate>Tue, 30 Apr 2013 20:04:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Elle est rigolotte, la vie.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Lundi, elle m'envoie un signal fort qui m'a dit : &quot;ouais, t'es bien sympatoche de faire des efforts, de vouloir changer des trucs sauf que c'est par miettes, à pas de fourmi... alors tu restes quand même la rien du tout, la fille sur qui on négocie quand on a peur, celle dont on suppose qu'elle va prendre les choses à la cool.&quot;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;(ouais, la vie elle me parle souvent je dois dire)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Elle est rigolotte, la vie, parce que quand elle m'envoie ce signe, je suis fière de mon avancée des derniers mois, je ne suis pas encore au top de la forme mais vraiment, j'ai un peu moins peur de demain. Alors, la petite blagounette, je la trouve moyen drôle. Alors j'ai pleuré, parce que j'avais très mal.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;Everybody cries and everybody hurts sometimes&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Heureusement pour moi, lundi, la vie, elle m'envoie aussi une extraordinaire preuve que si la trahison et l'humiliation existent, il y a toujours des êtres généreux et attentifs prêts à m'aider, à m'aimer. Elle m'explique : &quot;tu vois, le côté cool à accepter de partager sa peine et sa douleur de temps en temps, c'est que tu t'aperçois qu'on reçoit toujours mille fois plus qu'on ne donne, même si c'est pas vrai de tout le monde.&quot;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;Take comfort in your friends.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4082517&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://blogmetender.hautetfort.com/media/00/00/2972779881.jpg&quot; alt=&quot;arbre.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Elle est rigolotte, la vie.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mardi, je commençais à désespérer un peu de jamais parvenir à cesser de remettre en question chaque avancée que je fais. Je commençais à me reprocher de toujours vouloir peindre la vie avec des Et si... et des Pourquoi pas ? et des rêves éveillés et de l'espoir tous les jours. Alors la vie, cette rigolotte, m'a suggéré d'ouvrir la boîte aux lettres alors que je le fais une fois par mois.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;When you're sure you've had enough of this life, well hang on&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Elle est rigolotte, la vie, parce que dedans, elle y avait mis la preuve que je pouvais m'accrocher à mon optimisme et à ma confiance dans le fait que demain (ou après-demain, faut parfois être un peu patient...) ne peut qu'aller mieux. Alors j'ai pleuré, parce que j'étais un peu rassurée.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;If you feel like you're alone, no, no, no, you are not alone&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Elle est rigolotte, la vie.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais j'en peux plus des blagues, je crois.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ca mange toute mon énergie émotionnelle.&lt;/p&gt;
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<title>Petits mais costauds</title>
<link>http://blogmetender.hautetfort.com/archive/2013/04/28/petits-mais-costauds.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Baglu)</author>
<category>Petits (ba)nheurs</category>
<pubDate>Sun, 28 Apr 2013 17:29:00 +0200</pubDate>
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De la crème fouettée maison, accompagnée de fous rires, de promotion canapé et de gens bienveillants. L'improvisation d'un samedi soir parfait. Je sais pas si on a le droit de le dire si vite, si tôt, dans une relation mais je crois que je vous aime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vieux jeu sorti du placard. L'équipe  de choc. On a parié et on a perdu, tout ça à cause du cri du poulet. Mais qui connait le cri du poulet ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je danse sur la glace, dans la patinoire éclairée par les spotlights et emplie à la machine à fumée. Je patine sans me tenir à la rambarde, je découvre cette personne nouvelle et je souris très grand.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Penser au kiwi et sourire. Irrépressible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rouler à 240km/h, pas comme si j'étais poursuivie, pas comme si je voulais arriver la première à destination. Juste pour partir nulle part, en écoutant la musique très fort, dans le silence assourdissant de nos pensées divergentes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Björk, un sandwich à dix euros, l'hypnose du concert, du babillage sans conséquence. L'amour. C'est tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les parisiens, ces connards. La générale. Son sourire un peu rêveur, beaucoup ailleurs. Des petits gâteaux. Une chute par jour. Ses encouragements l'air de rien. Le silence, profond et limpide, pendant la remontée vers la prochaine piste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sortir de chez le coiffeur, se trouver pas mieux et puis apprivoiser ce nouvel air. Et l'aimer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les blagues que seules les copines de la fac peuvent comprendre, avec toujours cette alchimie quand on se voit, qui fait que je ressors reboostée pour des jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai strictement aucune idée du moment où je reprendrai le contrôle, peut-être jamais, probablement que c'est bien. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blogmetender.hautetfort.com/media/02/02/3447786819.jpg&quot; id=&quot;media-4079164&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;image.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;
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<title>5ème printemps</title>
<link>http://blogmetender.hautetfort.com/archive/2013/03/21/5eme-printemps.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Baglu)</author>
<category>Intibacy</category>
<pubDate>Thu, 21 Mar 2013 11:32:52 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;J'ai commencé ce billet peut-être 30 fois depuis deux ans. Je sais ce que je ressens, je sais ce que je voudrais dire mais chaque fois que je parviens à terminer un texte, j'efface, je jette, je corrige, je mutile... Jamais aucun mot ne parvient à raconter.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais en même temps comment raconter ? Quels mots peuvent décrire la préciosité de cette histoire ? Ils existent, c'est sûr, probablement ne les maîtrisé-je pas suffisamment pour les assembler correctement.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Comment&amp;nbsp;dire les discussions pendant des heures sur des sujets aussi variés que la peine de mort, ma désirabilité, les impôts locaux, la nécessité de parler à un psy, les cours de maths de 4ème, l'existence de Dieu ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Comment expliquer la bienveillance brute et permanente, celle qui fait même parfois pleurer quand elle oblige à cesser de taire les mécanismes de défense innés ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Comment décrire les déjeuners en terrasse, le générique de Cold case, le filleul, la confiance, les spectacles de fin d'année, le pédalo, les heures passées silencieuses mais côte à côte ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ne vous y trompez pas, il d'agit d'un être imparfait.&amp;nbsp;Comme moi. Non... beaucoup mieux que moi. Et pour une raison encore incompréhensible à ce jour, jour après jour, malgré mes bêtises, elle me fait une place dans sa vie. On finit par ressembler à un vieux couple je crois et pourtant, il y a toujours cette étincelle des premiers instants. Et aussi un peu la peur que ça se finisse.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Y a des gens dans ma vie dont je sais viscéralement qu'ils sont devenus une partie de moi. J'imagine une seconde qu'ils pourraient disparaître et mon plexus se serre si fort qu'il me faut reprendre une très grande inspiration pour recommencer à respirer.&amp;nbsp;Elle est de ceux-là.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Aujourd'hui nous avons cinq ans. Nous sommes millénaires, nous sommes nouveaux-nés.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Pâle Pudong</title>
<link>http://blogmetender.hautetfort.com/archive/1970/01/01/pale-pudong.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Baglu)</author>
<category>Ba trip</category>
<pubDate>Mon, 11 Mar 2013 20:50:35 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les immeubles sont hauts et les rues très larges, elles ne s'appellent plus rues d'ailleurs, mais &lt;span id=&quot;result_box&quot; class=&quot;short_text&quot; lang=&quot;zh-CN&quot;&gt;&lt;span&gt;大 quelque chose. Soit grand quelque chose. On n'aura qu'à dire que ce sont des avenues !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;short_text&quot; lang=&quot;zh-CN&quot;&gt;&lt;span&gt;Il fait tout laiteux, le jour sera tombé dans pas longtemps, il tombe très vite, ici, le crépuscule dure à peine un instant. Je viens de renoncer à monter en haut des immenses tours parce que ce ciel ne me permettra pas de voir grand chose.&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;short_text&quot; lang=&quot;zh-CN&quot;&gt;&lt;span&gt;Après tous ces jours passés à l'ouest de la rivière, c'est vraiment comme visiter un autre Shanghaï. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3997818&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://blogmetender.hautetfort.com/media/01/00/401632440.jpg&quot; alt=&quot;chine1.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;short_text&quot; lang=&quot;zh-CN&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;short_text&quot; lang=&quot;zh-CN&quot;&gt;&lt;span&gt;De ce côté du fleuve, il y a des trottoirs immenses, des gens affairés qui semblent aller vers de grands projets professionnels où la cravate est obligatoire... comme dans tous les quartiers d'affaires du monde. Ici aussi on me regarde bizarrement, mais pas parce que je suis européenne, plutôt parce que je me promène le nez au vent, en chantonnant au son de la musique qui coule dans mes oreilles.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;short_text&quot; lang=&quot;zh-CN&quot;&gt;&lt;span&gt;Je ne marche pas assez vite, je n'ai pas l'air concentrée, je cherche ma route, j'agace les autres, les pressés qui veulent rentrer chez eux, je suis un de ces escargots que je maudis régulièrement sur les trottoirs là-bas, chez moi, à Paris.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;short_text&quot; lang=&quot;zh-CN&quot;&gt;De l'autre côté de la rivière, je suis beaucoup moins perdue, paradoxalement, parce que ça ne ressemble à nulle part ailleurs. C'est très fouillis au contraire de l'atmosphère quasi clinique de Pudong, mais les endroits ne se confondent pas, et puis les tours au loin sont des repères. Mon attention est plus facile à concentrer sur mon objectif de balade. Ici, les tours ne m'aident pas, je suis au milieu d'elles, elles sont partout, elles se cachent mutuellement. Ici, je me sens comme en terre connue où tous les repères auraient été brouillés. Je refais 2 fois la même rue sans m'en apercevoir, je ne trouve pas les embranchements, je me fatigue à chercher le métro qui me ramène vers la maison, il est pas loin, le plan me le dit, mais je ne vois rien.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;short_text&quot; lang=&quot;zh-CN&quot;&gt;&lt;span&gt;Je suis là et je suis ailleurs. La même chanson passe en boucle. Je frissonne de l'évaporation de l'eau de pluie qui a mouillé ma robe un peu plus tôt. J'ai mal aux jambes de toutes ces heures de marche accumulées. Je me demande ce qu'on fait ce soir. On est vendredi, on va rencontrer des inconnus, c'est sûr. Et puis demain on part pour 3 jours en vase clos, et si c'était ingérable ? J'ai la trouille d'avance, de ce soir, de demain, de la semaine prochaine, du retour... Mes pensées m'ont un peu trop échappé, je m'agace, il faut que je trouve mon chemin et il faut que je change de chanson.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ah, tiens, justement, le voila, le métro que je cherchais depuis une demi-heure.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span id=&quot;result_box&quot; class=&quot;short_text&quot; lang=&quot;zh-CN&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>(se) Rencontre(r)</title>
<link>http://blogmetender.hautetfort.com/archive/2013/03/07/se-rencontre-r.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Baglu)</author>
<category>Ba, bla bla</category>
<pubDate>Thu, 07 Mar 2013 16:25:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Le jour où il l'a rencontrée, il avait déjà entendu parler d'elle des dizaines de fois, il savait son existence depuis plusieurs années. Ils s'étaient loupés plusieurs fois déjà. L'amie prodigue, la fille géniale, celle dont tout le monde a l'air de penser du bien et avec qui tous ses potes avaient vécu tant de moment merveilleux. Il n'était pas jaloux, non, ce serait exagéré... un peu agacé de son omniprésence peut-être, et encore. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À cette soirée de rencontre, il était arrivé parmi la deuxième vague d'invités. Ceux qui ne s'embarrassent jamais vraiment de l'heure d'accueil prévue par les hôtes parce qu'ils ne comptent pas partir à 21 heures de toute façon. Et cette fille, debout un verre à la main, écoutait en souriant un groupe de potes. Il avait deviné qui elle était : c'était la seule inconnue de la soirée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&quot;Yes, Tom. Enfin là. Viens, faut que je te présente...&quot;&lt;br /&gt;Bonsoir, hello, ravi, enchantée, sourire, reprenons la discussion. Pas grand chose de délirant. Plutôt jolie quand même. Et en insistant, drôle et intéressante. Un quart d'heure plus tard, ils rigolaient de broutilles, une demi-heure de plus et elle lui racontait la fois où elle avait tenté le parapente mais était restée sur la falaise, pleurant de trouille. Il avait compris pourquoi tous lui prêtaient une telle aura. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis son amoureuse était arrivée, elle rentrait d'un déplacement en Espagne alors ils avaient passé un peu de temps tous les deux à se raconter leur semaine. Elle était retournée papoter de son côté. Et il avait fini sa soirée comme toutes les autres, à boire et refaire le monde avec les potes et avec cette nouvelle membre du groupe aussi, du coup. &lt;br /&gt;Et ils ne s'étaient plus croisés avant des mois mais au moins il pouvait, lui aussi, expliquer combien cette fille était drôle et sympa et tu te souviens de la soirée où... ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La deuxième fois qu'ils s'étaient vus, elle était folle amoureuse du beau gosse qui l'accompagnait. On prend des nouvelles, on s'étonne de pas se croiser plus souvent vu le nombre d'amis communs (elle est décidément toujours aussi jolie...) et on fait une place au nouveau, hyper sympa. À ce rythme, ça va finir par être indécent, cette vie parfaite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme la fois précédente, il ne l'a pas revue avant des mois. Comme la fois précédente, il a quand même glané toutes les info la concernant qu'il a pu. Cette fois-ci au moins, il ne se sentait plus coupable vis-à-vis de son amoureuse, elle l'avait quitté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fois suivante, il a passé la soirée à se marrer avec elle et son beau gosse. Quand ils se sont dit au revoir, ils se sont promis de se voir plus souvent. Comme la fois précédente. Sauf que -comme la fois précédente- ça paraissait peu faisable.&lt;br /&gt;À l'époque, l'ex de Tom avait refusé net de l'inclure dans les boucles de mails de soirée, verte de jalousie devant cette fille drôle et jolie et que tous aimaient... Et maintenant il allait devoir trouver des stratagèmes, parce que s'il leur proposait un truc, il allait vite avoir l'air de tenir la chandelle...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et le temps est passé. Et le beau gosse est parti. Et il pouvait désormais l'avouer au moins à lui-même : elle lui plaisait bien, cette fille vue de manière épisodique et fugace. Mais il ne voyait pas trop comment le lui faire comprendre ou faire bouger les choses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors le temps a continué à filer. Au début, il a tenté tous les prétextes pour la voir. Y en avait pas beaucoup alors il a proposé ses services chaque fois que c'était possible. C'est comme ça qu'il s'était retrouvé un samedi matin à faire les cartons avec elle pendant qu'elle lui racontait ses souvenirs avec le beau gosse. Comme ça aussi qu'il est devenu son confident, ça c'est depuis la fois où il l'a consolée spontanément de sa déception mais où il a compris trop tard que c'était pas d'une copine mais d'un mec qui lui plaisir qu'elle lui parlait...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et aujourd'hui ? Aujourd'hui il est devenu sa BFF, il est celui à qui elle raconte ses plans foireux avec les mecs rencontrés dans les bars, à qui elle demande conseil pour sa tenue avant l'entretien d'embauche, avec qui elle occupe ses soirées d'ennui. Il est son doudou. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le doudou qu'on aime toujours, même tout usé et mal lavé. Le doudou qu'on traînera partout toujours. Mais le doudou qu'on mettra dans un tiroir chaque fois qu'il y aura un beau gosse à accueillir dans son lit. &lt;br /&gt;Il est là, il trône à la place d'honneur sur son oreiller, puis sur sa commode puis dans un carton au fond du grenier. Le doudou vivra toutes ses émotions mais par procuration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À moins qu'il ne trouve un moyen de devenir le beau gosse qu'on accueille dans son lit...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<guid isPermaLink="true">http://blogmetender.hautetfort.com/archive/2013/03/02/verification-du-billet-de-tous-les-voyageurs.html</guid>
<title>Vérification du billet de tous les voyageurs</title>
<link>http://blogmetender.hautetfort.com/archive/2013/03/02/verification-du-billet-de-tous-les-voyageurs.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Baglu)</author>
<category>Bons (ba)isers d'ici</category>
<pubDate>Sat, 02 Mar 2013 16:25:09 +0100</pubDate>
<description>
&lt;div style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;Des promesses à l'envie&lt;br /&gt;Acquiescer et sourire&lt;br /&gt;Ensemble, comme absents mais ensemble&lt;br /&gt;Feindre l'envie quand tout s'effondre&lt;br /&gt;Porter les masques chaque seconde&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://vimeo.com/1991473&quot;&gt;Armand MELIES - Casino&lt;/a&gt; from &lt;a href=&quot;http://vimeo.com/neopen&quot;&gt;leneopen&lt;/a&gt; on &lt;a href=&quot;http://vimeo.com&quot;&gt;Vimeo&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;Au départ, j'avais envie ou besoin de solitude. Un peu par facilité beaucoup parce que je n'en avais plus eu depuis longtemps.&lt;br /&gt;Cependant, être seule, au bout du compte ça ne construit pas forcément. Parce que l'échange et le point de vue des autres m'est important. Non que je ne puisse décider seule de mon avenir ou de mon chemin, plutôt que je m'enfermais petit à petit et commençais à avoir peur de me rabougrir dans mon coin. Surtout, je me suis dit soudain que tant qu'à finir vieille fille, autant finir vieille fille entourée d'amis.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Alors je suis revenue à la vie sociale. De longs et nombreux mois après être partie pour une autre vie, le vide abyssal de mon quotidien m'a giflé. Il fallait agir. Remplir.&lt;br /&gt;J'ai commencé par inviter parfois une ou deux personnes à dîner à la maison. Pas souvent. Puis j'ai recommencé à rencontrer de nouvelles personnes. J'ai aussi renoué le contact avec d'anciennes personnes, j'ai créé de nouvelles habitudes de vie : les soirées nouvelle star, les apéros avec les voisines, les dîners hebdomadaires en famille, les week-ends ailleurs, les apéros sur le pont ou dans la cave, les piques-niques au parc avec ma toute nouvelle copine et sa tribu d'enfants/copines, les verres avec les amis des amis qui deviennent parfois aussi les miens...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mission accomplie. Ma vie était très remplie. Je ne le ressentais pas comme un tourbillon mais plutôt comme un embellissement, un partage de moments. Je redécouvrais la sensation de sortir sans avoir à donner d'explications ni à négocier.&lt;br /&gt;Sur une semaine, il y avait rarement plus d'un soir que je passais en tête à tête avec moi. Tout était prétexte pour voir du monde. Je ne refusais quasi jamais une invitation impromptue, toujours partante même quand j'étais sensée me reposer un peu.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Oui mais voila, à trop remplir, est-ce que la quantité ne nuisait pas à la qualité des relations que je nouais ? Et puis avais-je réellement envie de tous les rendez-vous que j'acceptais ? Bien sûr, j'avais baigné dans des semaines de solitude mais est-ce que les moments que je m'accordais n'étaient pas trop rares ? Surtout, surtout, cette agitation permanente ne me permettait-elle pas tout simplement de me cacher ? Faire semblant d'être joyeuse est une seconde nature. Ca va toujours, je suis systématiquement partante, y compris pour faire semblant vis-à-vis de moi. Je suis capable de mentir à une foule entière, étourdie de bêtises et de rires. Et aussi de mentir à moi-même.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais j'ai fini par être rattrapée par cette technique de camouflage. Certains autres d'abord puis moi enfin, avons mis le doigt sur les failles de mon mode de vie. Cesser de rencontrer des gens pour additionner les expériences, profiter de ceux qui sont là réellement et les aimer. Construire du durable sur l'éphémère de nos fous rires. Ancrer ce que je suis dans les moments de joie profonde que m'offrent ceux qui comptent.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Vous êtes plus nombreux que le jour où je suis revenue à la vie sociale mais vous n'êtes plus pléthoriques. Arrivés en moi hier ou il y a 10 ans, le temps ne fait rien à l'affaire, vous avez tous une place à part, qu'elle soit en cours de construction ou déjà solidement imbriquée à ma propre place dans la vie. Tous.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;em&gt;A genoux comme jamais, vivre libre et mourir&lt;br /&gt;Ensemble, exsangues mais ensemble&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3997122&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://blogmetender.hautetfort.com/media/02/01/4120518947.JPG&quot; alt=&quot;IMG_1304.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;Les épisodes précédents &lt;a href=&quot;http://blogmetender.hautetfort.com/bons-ba-isers-d-ici/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;sont là&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; ! on va la finir, cette série...&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>la soirée funky</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Baglu)</author>
<category>Intibacy</category>
<pubDate>Wed, 06 Feb 2013 21:38:13 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Laisse moi te conter ma soirée magique, ma soirée remplie de paillettes et de glamour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir, vers 18h, je suis partie du boulot. Très tôt donc, dans mon esprit dérangé. Il est temps de fuir les lieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur la route, je m'achète une soupe et des crêpes au jambon, j'ai 8 ans. En arrivant, je lance une machine, je range ma chambre (oui oui, je range ma chambre, comme une adolescente, parce qu'elle a l'air habitée par une ado) et je change les draps. Des draps trop petits vu que je ne me souviens jamais de la taille de mon matelas et que j'étire tant bien que mal sur un sommier qui vient de rendre l'âme, ça y est. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant que la soupe réchauffe, j'étends mon linge et prends une douche. Je suis en peignoir en train de regarder blubluter le dîner, il est 20:13 et dans 20 minutes environ, je serai dans mon lit, toute neuve dans mes draps neufs, à tenter de rattraper mon retard de séries.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La soirée funky.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai des cernes fuchsia sous les yeux, le dos tellement contracté que j'ai mal quelle que soit ma position et les larmes aux yeux d'épuisement nerveux. À la question &quot;ça va toi?&quot; j'ai même eu la folie de répondre que non, c'est dire si mes défenses sont basses.&lt;br /&gt;Dans le même temps, je n'ai pas été aussi en accord avec moi depuis si longtemps que j'ai oublié. J'ai des proches absolument extraordinaires de patience et d'amour, je suis ancrée dans maintenant et non plus hier, je me respecte désormais autant que je le faisais jusque-là pour les autres, même mes côtés infects me sont désormais supportables.&lt;br /&gt;J'écoute mon rythme et pas uniquement celui des conventions sociales que je m'imposais. Certains jours, je me trouve même limite belle gosse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai bien fait de ne pas lâcher et de prendre votre confiance pour avancer. J'aime bien ce que je suis devenue, ce que j'ai fait de moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme ce soir, tortue cernée échouée sous sa couette en compagnie d'une tisane et d'une boîte de kleenex parce qu'elle va probablement pleurer devant Glee, pendant la soirée funky.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
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