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  • Mes lieux de bloguerie

    Alors donc à la demande de plume vive, en photo et en mots, que je vous dise les endroits que je choisis pour bloguer.

    Au tout départ, pas photographiable, il y a ma tête. Les idées de note, parfois même des paragraphes entiers, sont d'abord écrits dans mon cerveau survolté. Je marche beaucoup et une partie de mes pensées dans ces moments-là devient des notes de blog.

     

    Physiquement, il y a mon bureau déjà. Mon bureau de travail. Je fais des pauses blognotes voire je finis un peu plus tard pour taper une idée que je ne veux pas laisser passer. Parce que je suis sans conteste dans de meilleures conditions que chez moi. Rien d'autre à faire, pas de télé en fond sonore, pas de contingence ménagère parasite non plus.

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    Parfois, aussi, par petits bouts ou dans leur intégralité, je note des notes dans un de mes carnets. C'est le côté nomade de ma bloguerie. Au café quand j'arrive avant mon rdv, dans la salle d'attente, dans les transports en commun. Dans le train ou l'avion, surtout. J'aime bien écrire immergée dans la musique de mon ipod, appuyée à la tablette, en regardant du coin de l'oeil le voisin tenter de déchiffrer mes abréviations et mes gribouillis.

     

    Et puis chez moi. Le plus souvent sur mon canapé ou dans mon lit, mon portable bien calé sur mes genoux en tailleur. 15 fenêtres ouvertes en même temps, choisissant l'illustration en même temps que refaisant 20 fois le même paragraphe. Bizarrement, j'ai remarqué que j'écris moins fluidement quand je suis chez moi et que j'ai du temps. Moins efficace et beaucoup plus critique.

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  • Days

    Day One

    Aspirateur et serpillière.

    Crumble poire chocolat, tisane et thé de Noël.

    Courbatures pour la quasi intégralité de mes muscles.

    Tricot devant la télé.

    Des paillettes de fous rires encore là et un peu de nostalgie inquiète à l'idée de 2010, due à la fatigue sûrement.

     

    Mais je suis heureuse.

     

    Day One O One

    Aspirateur et serpillère.

    Tartines beurre salé et thé à la fleur d'oranger, chocolat noir très noir.

    Légère migraine et giboulées.

    Ordinateur devant la télé.

    Des paillettes de bonheur rémanente et un peu de nostalgie en pensant à la veille, si peuplée comparé à ce jour si vide, due à la fatigue sûrement.

     

    Mais je suis heureuse.

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  • Nous venons d'atterrir à Lille

    Lille est le plus joli cadeau qu'il m'ait fait. Dit comme ça, ça peut paraître un peu bizarre mais je crois que c'est celui qui m'a le plus touchée. Ce fut également le dernier même si à ce moment-là nous n'en savions rien.

     

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    Niveau cadeaux, il n'était pas toujours inspiré. Du coup, d'habitude, je passais les semaines qui précédaient les anniversaires ou Noël à lui souffler des idées de cadeau. Je ne faisais pas toujours dans la mesure, je faisais parfois directement une liste façon lettre au Père Noël. Parce que sinon, il tombait souvent à côté. Mais là, j'étais juste soufflée d'émotion : une journée à Lille, ville que je ne connaissais pas du tout. Ce n'est pas tant le fait que j'adore visiter des endroits nouveaux mais surtout le fait que pour une fois, il m'avait fait une surprise.


    Il avait mis de lui dans ce cadeau, il avait tenu sa langue alors que garder les secrets ne lui était pas facile. On est parti par une jolie journée ensoleillée de fin d'hiver. Un froid un peu doux pour une journée balade la main dans la main. Tout était très bien organisé, jusqu'au déjeuner du midi et à la pause goûter, il avait potassé le sujet. J'ai aimé Lille instantanément. J'en garde des souvenirs très doux, complices. Une vraie journée parenthèse lors de laquelle on a ri, fait des plans sur la comète, marché des heures dans les rues, qui s'est finie par un thé en terrasse, enveloppée d'un plaid, à la lumière d'une bougie.


    Quelques temps après ma séparation, mon amie s'y est installée. Evidemment, cette ville allait donc faire partie de ma nouvelle vie aussi. Mais y retourner m'angoissait un peu. C'était un des derniers moments de grâce de notre couple, alors me confronter à ces souvenirs était très stressant.
    La première fois, ça ne s'est pas super bien passé. Des chouettes moments entre amis bien sûr, mais aussi plein de petits coups au coeur chaque fois que je passais par un lieu que je reconnaissais. J'avais l'impression de tomber dans un concentré de nostalgie et j'en ai été déstabilisée sur le moment, comme une sorte de retour en arrière en même temps qu'une mise en abîme me serinant ce que ma vie aurait pu être si j'étais restée en couple. J'ai été malade tout le week-end. Alors que je commençais à être bien en accord avec ma décision, à ne plus être prise de doutes sur la cohérence de cette séparation avec mon souhait de vie, je me retrouvai soudainement un an en arrière, au moment où mes certitudes jouaient aux montagnes russes.


    J'y suis retournée plusieurs fois, j'ai créé des souvenirs juste à moi. Je vais y voir mon amie, on y a pris des habitudes, j'ai investi de nouveaux quartiers en plus de ceux de ma journée de découverte. Et voila que j'ai désormais réussi à lier cette ville à mon présent et mon avenir plutôt qu'à mon passé. Je continue à chérir ce dernier joli cadeau qu'il m'ait fait, parce que c'était le dernier et parce que c'était un vrai présent pensé pour moi, juste pour moi. Mais je peux le faire sereinement parce que le cadeau est désormais déconnecté du lieu lui-même.