dimanche, 28 avril 2013
Petits mais costauds
Le vieux jeu sorti du placard. L'équipe de choc. On a parié et on a perdu, tout ça à cause du cri du poulet. Mais qui connait le cri du poulet ?
Je danse sur la glace, dans la patinoire éclairée par les spotlights et emplie à la machine à fumée. Je patine sans me tenir à la rambarde, je découvre cette personne nouvelle et je souris très grand.
Penser au kiwi et sourire. Irrépressible.
Rouler à 240km/h, pas comme si j'étais poursuivie, pas comme si je voulais arriver la première à destination. Juste pour partir nulle part, en écoutant la musique très fort, dans le silence assourdissant de nos pensées divergentes.
Björk, un sandwich à dix euros, l'hypnose du concert, du babillage sans conséquence. L'amour. C'est tout.
Les parisiens, ces connards. La générale. Son sourire un peu rêveur, beaucoup ailleurs. Des petits gâteaux. Une chute par jour. Ses encouragements l'air de rien. Le silence, profond et limpide, pendant la remontée vers la prochaine piste.
Sortir de chez le coiffeur, se trouver pas mieux et puis apprivoiser ce nouvel air. Et l'aimer.
Les blagues que seules les copines de la fac peuvent comprendre, avec toujours cette alchimie quand on se voit, qui fait que je ressors reboostée pour des jours.
Je n'ai strictement aucune idée du moment où je reprendrai le contrôle, peut-être jamais, probablement que c'est bien.

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jeudi, 27 décembre 2012
On avance
Disney Channel et BFFTLEWY.
Marcher dans la rue vide, qui résonne et raisonne de tout ce calme, sous le toit de lumières éphémère. Parler comme d'habitude de choses très profondes, l'air de rien, alors que la dernière fois remonte à un an.
Rouge. Comme mon vernis, mes lunettes, mon rouge à lèvres.
Mon neveu nouveau a dix petits jours, il est joli comme un poupon, il sent bon et il râle à peine. Et je l'ai serré dans mes bras pendant toute une soirée, son corps doux et léger abandonné dans le sommeil.
Sourire. Juste parce que ça aide à voir les choses plus jolies.
Elle. Qui n'a pas de surnom, je n'y parviens pas. Qui me secoue aussi fort qu'elle le peut chaque fois que je chouine. Qui est heureuse pour moi et triste avec moi. Et qui me donne les clefs de la sérénité dans le chaos.
Le train, la neige, l'inattendu.
M'autoriser à me moquer ouvertement, le laisser m'inviter parce que ça compte plus pour lui que pour moi, retrouver nos vieux automatismes, découvrir de nouvelles choses, savoir désormais avec certitude qu'il sera toujours là.
72 idéogrammes.
Je perds le contrôle et refuse de prendre les décisions que je pourrais prendre, je regarde, j'attends. Je ne lance plus de lignes ni de bouées. Je ne sauve plus, je n'interviens plus. Je vais laisser faire et voir venir. C'est très nouveau, un peu inquiétant. Il y aura sûrement des ratages. Mais peut-être qu'elle est là, la solution pour me trouver, pour une fois.
Je vais bien.

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jeudi, 11 octobre 2012
#blissfulness
Even in the quietest moments par Airun16
"Tu as fait quoi, aujourd'hui ?" question devenue rituel, posée 8 fois avec le même air d'avoir envie de savoir.
Quitter le boulot après tout le monde, quand la nuit est tombée. Chantonner dans les couloirs en partant et papoter un moment avec monsieur aspirateur qui commence, lui. Sortir de l'immeuble et s'émerveiller de la beauté du site dans la nuit, peu éclairé, rassurant comme un paquebot et mystérieux comme un nouveau voyage.
Des sms qui parlent de chatoyance, de "autant que faire se peut" et de plante verte.
La marmelade rhubarbe/aubergine. Il y a des dîners qui tombent sous le sens : on parle, on sourit, on se raconte. On s'émerveille de ce qu'il y a dans son assiette, de cette découverte fabuleuse des magies culinaires qui peuvent sortir de la casserole des cuisiniers passionnés.
Rentrer dans mon jean pour homme parce qu'il se ferme avec des boutons.
Tu es là, tu fais un détour pour marcher plus longtemps avant d'arriver au boulot, et aussi parce que tu veux chanter un peu sans croiser les collègues. Il pleut et c'est chouette même si j'ai les pieds tout mouillés. J'adore l'odeur de la pluie sur les feuilles d'automne. Et soudain, une chanson commence ; de ces titres que j'entends très rarement et que j'aime sans en connaître le titre ou l'interprête : "ooooh, mais j'ai cette chanson dans mon iPod ?"
Tu les avais un peu perdus début 2012 et voilà que les coloc sont de retour force 8.
Le plancher vernis parce que le plaid rouge tient bien trop chaud, écouter des trucs qu'on n'aurait pas choisi soi-même, tourner des pages qu'on n'aurait pas imaginé trouver passionnantes, recevoir la souris sur la tête. S'apercevoir qu'on a cessé de se parler pour de vrai depuis un moment, juste une sorte de dialogue intermittent. Pas comme l'addition de deux solitudes, comme l'association de deux autonomies.
Je sais fabriquer 84 en chinois. Et le dire aussi. Et l'écrire en pīn yīn. Et en idéogramme.
Il y a 19 mots gentils sur moi écrits sur une feuille, tapie dans un coin de mon bureau en désordre. Un doudou au cas où. Des mots gratuits, écrits pour moi par pure bienveillance par 19 personnes dont j'ignorais tout la semaine dernière et avec qui je vais partager l'année à venir.
Me sentir vivante de nouveau. Même si ça fait drôlement mal, si vous saviez...
00:34 Publié dans Petits (ba)nheurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 16 septembre 2012
L'odeur de Shanghai
18:39 Publié dans Ba trip, Petits (ba)nheurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


