lundi, 30 juin 2008
It's all so...
Un week-end qui m'a semblé durer des jours et m'a paru être un passage de relais entre moi et moi.
J'ai papoté tout naturellement de tout de rien, de la vie quoi... pendant que je préparais une salade.
Vivre à côté c'est pratique, j'ai dansé quelques minutes à la gay pride avant de rejoindre la pelouse envahie d'inconnus.
Mais c'est pas possible hein ? Vous plaisantez ? Vous l'avez bien en réserve le cadeau d'anniv qu'il me faut pour ce soir ?...
Et hop l'air de rien je me suis pas dégonflée et j'ai rencontré plein de nouveaux gens !
La raison parvient parfois jusqu'à mon cerveau et je suis sagement restée chez moi pour trier mes papiers.
Partir et revenir ensemble, à pied.
J'ai pas pu assister au baptême mais ça m'a fait quand même des guilis de sourire.
Sourire aux lèvres, j'ai marché et marché et marché, dans le soleil qui coule à flots ou la nuit douce.
Il est arrivé sain et sauf, il nous l'a dit sur son gentil message.
J'ai de charmants amis qui font semblant de rien quand je suis tellement claquée que j'ai l'air bourrée avant même d'avoir pris une bière !
Du houmous, de la pétillance, des petits pieds qui trébuchent, mes cousins, une soirée éclectique, une fée au bout du rouleau, des nouveaux sourires, du bourgogne plutôt bon, des papiers en ordre, du sablé aux olives qui déchire, une pelouse pleine de rires, un brunch impromptu, des engins de toute taille, des regrets de pas avoir pu rester, Ulysse31, une organisatrice qu'elle est bien, de la motivation sur le papier, du trainage chez moi, enfin !

14:14 Publié dans Intibacy | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
samedi, 07 juin 2008
Voila ça y est on y est.
Je suis enfin arrivée au point de remontée.
Je suis enfin arrivée au moment où mon corps ne laisse plus les commandes à mon cerveau et décide de tout laisser tomber, où je vais petit à petit me ressaisir.
J'étais bien au-delà du moment où l'épuisement me fait exploser en rires hystériques et trembler les mains. J'avais aussi dépassé depuis longtemps le moment où dormir 4 heures par nuit est devenu la norme. J'avais même atteint le point où je fais appel à la phytothérapie pour me calmer un tout petit peu dans la journée.
Aujourd'hui, je me sens comme à la fin d'une année universitaire, après 3 semaines de partiels.
Tu te doutais que tu étais un peu stressée, sur les nerfs, mais en même temps, tu pensais gérer pas trop mal. Et puis soudain, passe le dernier devoir rendu ou le dernier oral et on se retrouve tout flagada. Tellement épuisée nerveusement que le physique lui-même lâche soudain.
A 15h, les paupières ont du mal à rester ouvertes, les bras et les jambes semblent tout faibles, il y a un cri libérateur tapi dans ma poitrine, je me demande même si je vais parvenir à rentrer chez moi.
Voila ça y est on y est. J'ai juste besoin d'une nuit de 8h et d'une matinée de traînage en pyjama et de nourriture doudou en compagnie d'un film crétin ou d'un peu de chicklit… et ensuite, je sais que je vais commencer à revenir parmi vous.
Il était temps. Elle a été longue la parenthèse ce coup-ci… Je m'apprêtais à me faire vraiment du souci pour tout vous avouer !
13:13 Publié dans Intibacy | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
lundi, 26 mai 2008
Quand je broie du noir
Je pleure dès que j'entends des chansons tristes. Voire je n'écoute que des chansons tristes pour évacuer les larmes qui sont dedans.
Je le contacte juste pour être sûre qu'il est toujours là, alors que je ne sais même pas si nous sommes encore en relation.
Je marche des heures dans les rues de Paris, en chantant façon yaourt les chansons qui passent sur mon ipod.
J'annule certains rendez-vous sans prévenir personne, parce que je sais que je n'aurai pas la force d'expliquer le pourquoi je suis pas en mesure de venir.
Je voudrais qu'il soit là pour utiliser sa magie et me faire aller mieux comme il sait si bien le faire.
Je souris beaucoup plus fort que d'habitude pour (me) faire croire que ça va, au fond et aussi parce que je crois à la méthode coué.
Je prends égoïstement des forces dans tous les sourires des gens qui m'entourent, je me fais éhontément cajoler ou inviter par ceux avec qui je sais que je ne me sentirai pas obligée de faire semblant.
Je liste toutes les choses petites et grandes qui font du bien, je m'interdis de ne voir que le côté sombre des choses.
J'écris des tonnes de choses sur mes carnets et en publie ici certaines, comme pour me délivrer d'elles...
If I get it all down on paper, it's no longer inside of me,
Threatening the life it belongs to
And I feel like I'm naked in front of the crowd
Cause these words are my diary, screaming out loud
And I know that you'll use them, however you want to"
01:07 Publié dans Intibacy | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
vendredi, 02 mai 2008
Virtuelle ?
Parfois, on se surprend à faire des choses qui ne nous ressemblent absolument pas !
Comme raconter sa vie à des gens qu'on ne connaît pas vraiment.
Et puis leur téléphoner aussi, pour papoter un peu ou beaucoup.
Voire s'organiser pour les rencontrer.
Et ça paraît (limite) normal...
C'est ce que j'aime avec ma vie virtuelle que j'ai.
J'y fais des rencontres délirantes.
Et même que certaines durent depuis longtemps maintenant.
Même si d'autres sont comme les papillons de nuit.
Il y a plein de sortes d'histoires.
Il y a les très profondes, celles dont on n'imagine même plus qu'elles finissent un jour
Il y a les plus superficielles, dont on profite pourtant aussi
Il y a les instantanées et celles qu'on construit à coup de petits cailloux
Il y a les vieilles qui ne sont donc plus du tout dans la case de la vie virtuelle
Il y a les balbutiantes, dont on ne sait pas encore quoi attendre
Oui, parce qu'il y en a toujours qui commencent
Puisqu'il y a toujours de nouveaux terrains de jeux.
Alors y a sans cesse de nouvelles rigolades.
Ou de nouvelles émotions.
Et bien sûr, de nouvelles rencontres dont on se dit :
Est-ce que dans une semaine on se "parlera" encore ?
De l'extérieur, on pourrait croire que c'est un moyen de m'échapper un peu mais non...
Les vraies rencontrent, celles qui durent, elles sont désormais très réelles.
D'ailleurs je pars en vacances avec 3 d'entre elles figurez-vous...
18:15 Publié dans Elle est ba net, Intibacy | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
vendredi, 25 avril 2008
Rewind
2007 c'est :
Amsterdam
AngoulêmeLille
NantesNice
RouenSaint-Malo
StrasbourgToulouse
Un divorce.
Des expo, sur les poubelles de stars à la Maison de la Photographie, sur l'Arménie au Louvre, le Design au Grand Palais
1 soirée foot (à l'époque Lyon avait ses chances en LDC...)
Du théâtre public et privé avec les Brasseurs, Jacques Gamblin et François Morel ou encore Lorant Deutsch
Des cocktails à la vodka qui rendent le sol mouvant
De la colocation, un déménagement, un emménagement.
De la colère, du désir, de la régression, de l'amitié, de la culpabilité, de la frustration, de l'égoïsme, du recul, du soulagement, de la tendresse, de l'inquiétude, de l'amour, de la tristesse, de l'espoir, de la maturité, de la patience, de la générosité, du bonheur, de l'hésitation

Des torrents de larmes.
Des tentatives de sourires.Des explosions de rire.
L'année où j'ai lu "Moi, je" et où j'ai appris à le dire très fort.
L'année où je suis devenue égoïste ?
15:52 Publié dans Intibacy | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
lundi, 21 avril 2008
Les choses que je ne fais pas seule...
Et voila qu'un jour, on a des tonnes de choses à faire seule, donc. Et parce qu'il ne faut pas mentir (enfin si, on peut, mais pas à soi-même…) il faut avouer aussi que si le fait d'être désormais célibataire ne me pose pas de problème existentiel, certaines choses, seule, c'est tout simplement pas possible.
Au début, quand c'est tout neuf, on est plein de fougue, on est foufou alors on tente tout et n'importe quoi… mais y a des loupés, du coup, ça va de soi....
Par exemple, on tente d'aller manger des sushi un soir après le ciné et on s'aperçoit qu'on aurait dû prévoir un bouquin pour occuper le repas.
Ou on fait du lèche-vitrine pour trouver des chaussures de fille et puis on n'ose entrer dans aucune boutique parce qu'on a peur de se faire avoir par une vendeuse très douée qui aura vu l'hésitation de la proie facile. Finies aussi les soirées Eurovision ou Miss France devant la télé : si y a personne pour faire les critiques avec moi, quel intérêt ?
Alors on se rend à l'évidence, que ce soit avec son homme ou une copine, des amis, de la famille... certaines fois, on doit tout simplement renoncer à certains projets si on ne trouve personne pour nous accompagner...
Donc déjà, plus jamais d'expo ou de musée toute seule. Le plan loose « j'occupe mon dimanche après-midi en allant toute seule au musée » c'est pas faisable par moi, la bavarde. Ne pas pouvoir m'exclamer, échanger, débriefer pendant la visite mais surtout après, ça me déprime.
Le théâtre ou les concerts, pareil ! (bizarre a priori quand on pense que le ciné c'est tout à fait ok !) J'ai trop la sensation que ce sont des moments qu'il faut partager. Je n'ai même pas essayé, je n'envisage tout simplement pas.
Paradoxalement, je me mets ici aussi la salle de sport. C'est moi qui y avais traîné mon amoureux, à l'époque et pourtant, je n'y ai plus mis les pieds depuis qu'il n'est plus là. Aller gigoter sur mon step si je peux pas rigoler avec quelqu'un, je n'ai pas envie, je ne parviens pas à me motiver. Je vais chercher un cours genre samba une fois par semane à heure fixe.
Et puis vient ZE point noir pour moi : les vacances. On fait quoi de ses congés quand on n'a plus personne avec qui partir ? Comme pour les expo, on tombe sur le problème de découvrir des lieux nouveaux sans pouvoir échanger. Et là, on touche du doigt le souci n°1 : jamais de la vie je ne vais demander « Dis, je peux passer des vacances avec toi ? » même à mes amis les plus proches. Je n'ose pas, tout bêtement. J'ai peur de déranger. C'est simple, en 2007, j'ai économisé 2 semaines de vacances…
00:49 Publié dans Intibacy | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
mardi, 15 avril 2008
Les choses que je fais seule...
Et un jour, il a bien fallu me rendre à l'évidence : après plus d'un tiers de ma vie passée en couple, à 2, avec ma moitié, mon chéri… j'étais désormais célibataire, en solo, seule. Je veux dire : pour la première fois de ma vie, mon quotidien allait désormais ne dépendre que de moi.
Plus personne pour me rappeler les factures en retard, pour aller acheter le pain quand j'ai la flemme, pour venir avec moi au ciné, pour me donner son avis sur la robe dont j'ai envie, pour m'écouter raconter ma journée de boulot, pour montrer ses gros muscles quand M. le voisin fait le cirque…
Donc, non seulement j'allais devoir gérer le quotidien seule mais en plus, entre mon célibat et ma timidité (mais je vous jure que si !!) naturelle façon j'ai peur de déranger, il a aussi fallu que je me rende à l'évidence : j'allais devoir occuper une partie de mon temps libre toute seule.
Dire qu'il n'y a pas des moments où je me suis retrouvée en pleine panique serait mentir. J'ai connu les affres du « mais c'est n'importe quoi ! Tu ne sais même pas ce que c'est que de passer une heure toute seule, tu ne vas pas tenir ! Tu vas avoir besoin de parler à quelqu'un, n'importe qui et tu vas devenir la proie des psychopathes ou pire, des chefs de secte… »
Et en même temps, j'étais emplie d'une fierté et d'une sérénité nouvelles. Je me sentais très forte, prête à affronter tous les défis. Rien ne me faisait peur et il allait bien falloir que je me prouve un jour que j'étais grande, que j'étais un individu à part entière et non pas un morceau de quelque chose…
Je fais donc désormais un tas de choses par moi-même.
Il y a par exemple les courses. Je ne choisis que les choses qui me font plaisir. Et puis, je décide du menu. Envie de faire une orgie de houmous et rien d'autre ? Envie de me gaver de pop corn ? Je ne me demande plus si c'est possible : On y va !!!
Miracle : les factures sont payées dans les temps, ou au moins suffisamment pour n'avoir encore reçu la visite d'aucun huissier. Le plombier m'a presque prise au sérieux et le propriétaire me parle avec respect.
Aller au cinéma sans compagnie ne me pose aucun problème. C'est même un plaisir.
Je fais de très longues balades à pied dans ma ville. Je m'extasie devant telle vue sublime ou m'arrête pour contempler le touchant tableau qui apparaît au détour d'une ruelle. Je prends même des photo.

qu'on ne peut/veut pas les faire seule...
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lundi, 31 mars 2008
Contemplative
Les gouttes d'eau sur la vitre de la voiture quand il pleut. Laquelle va glisser en premier ? Pas toujours celle sur laquelle j'aurais parié. Et mon doigt de suivre, bien au sec, le chemin tracé par ces dégoulinades.
Le sable qui coule entre mes doigts. Celui beige et parfait d'une plage de la côte basque. Il file, glisse, passe sans bruit ou presque. Et ma main, inlassablement, s'emplit d'une poignée de plus et continue le manège.
Les gens qui passent dans la rue. Affairés, nonchalants, rieurs, en pleurs. Seuls ou non. Le nez au vent, le téléphone à l'oreille. Flux et reflux d'inconnus teinté parfois de visages familiers.
Les secondes qui s'égrennent sur la pendule. Numérique ou mécanique. La valse de la trotteuse sur l'horloge de la gare. Le défilé des chiffres sur la montre accrochée à un poignet.
Les vagues grises ou bleues qui viennent rouler, se briser, mourir, éclabousser. Leur bruit toujours différent mais si caractéristique. La couleur de l'écume, l'odeur des embruns, la forme du rivage.
L'enfant endormi. Abandonné aux regards indiscrets. Son souffle léger. Ses soupirs imperceptibles. Ses mimiques rêveuses. L'odeur de son sommeil. La musique de sa respiration.

Des heures entières silencieuse et fascinée par ces ballets improvisés.
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mardi, 25 mars 2008
Martialis
Je suis une personne profondément giboulétienne.
Capable des emportements les plus enflammés et de la timidité la plus maladive. Cartésienne invétérée et émotive forcenée.
En bref, tout ça pour vous dire que cette météo cataclysmique, ce ciel tout bleu qui laisse soudain la place à une averse de grêle, ce printemps bourgeonnant qui a pourtant des airs d'hiver, cette envie de robettes légères et d'aprem glandouille au coin de la cheminée, c'est moi.

Ce n'est pas de la méthode Coué lorsque j'affirme que je suis heureuse. Je le suis.
Vraiment renoncer à certains espoirs, projets, envies, souhaits, gens...

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mardi, 18 mars 2008
Faille spatio-temporelle
Au moins dix ans. Dix ans sans se parler. Dix ans sans se voir. Dix ans sans nouvelles.
Et soudain elle est là, en face de moi, avec ses 3 chéris. Et je crois que ces dix ans, je les ai imaginés.
Parce que tout est juste, naturel.
Oui, c'est parfaitement normal. De la rejoindre à la sortie du boulot et de lui sourire et de lui faire un bisou au son de Madonna. De regarder jouer le premier né tout rigoleur. De m'intéresser sincèrement à des souvenirs d'enfance de son amoureux. De prendre le petit dernier dans les bras le temps qu'elle mette sa veste. De dire oui avec plaisir à une soirée avec eux 4. De parler de tout et surtout, de rien justement.
Ces retrouvailles comment dire... Ce n'est pas qu'il n'y avait pas d'émotion à la revoir mais je n'avais pas le coeur qui battait plus vite d'excitation (même si j'étais un brin surexcitée, comme avant d'ouvrir les paquets sous le sapin de Noël...) ni de trémolos dans la voix, pas plus que je n'ai été submergée par l'envie de la serrer dans mes bras. Non, je l'ai embrassée comme si on s'était vues la veille parce que, je crois, elle a été là tout ce temps.
On n'a pas eu besoin une seule fois d'utiliser le fameux "tu te souviens quand...?", on a parlé à bâtons rompus. Tous les 4.
Pendant ces dix ans, j'ai continué à lui écrire des lettres dans ma tête probablement. Je lui ai tout raconté déjà. Ou mieux, je n'ai pas besoin de lui raconter : elle sait. C'est tout.

J'ai fort peu scrupuleusement piqué une image de ses mains parce qu'elles sont ce que ce qui me permettrait à coup sûr de la reconnaître si on participait un jour à un remake de tournez manège. En plus, là, elles sont occupées à entourer un de ses bébés et c'est tellement tellement elle...
00:12 Publié dans Intibacy | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note










