mardi, 30 avril 2013

hasards et signes du ciel

 

 

 

Elle est rigolotte, la vie.

Lundi, elle m'envoie un signal fort qui m'a dit : "ouais, t'es bien sympatoche de faire des efforts, de vouloir changer des trucs sauf que c'est par miettes, à pas de fourmi... alors tu restes quand même la rien du tout, la fille sur qui on négocie quand on a peur, celle dont on suppose qu'elle va prendre les choses à la cool."

(ouais, la vie elle me parle souvent je dois dire)

Elle est rigolotte, la vie, parce que quand elle m'envoie ce signe, je suis fière de mon avancée des derniers mois, je ne suis pas encore au top de la forme mais vraiment, j'ai un peu moins peur de demain. Alors, la petite blagounette, je la trouve moyen drôle. Alors j'ai pleuré, parce que j'avais très mal.

Everybody cries and everybody hurts sometimes

Heureusement pour moi, lundi, la vie, elle m'envoie aussi une extraordinaire preuve que si la trahison et l'humiliation existent, il y a toujours des êtres généreux et attentifs prêts à m'aider, à m'aimer. Elle m'explique : "tu vois, le côté cool à accepter de partager sa peine et sa douleur de temps en temps, c'est que tu t'aperçois qu'on reçoit toujours mille fois plus qu'on ne donne, même si c'est pas vrai de tout le monde."

Take comfort in your friends.


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Elle est rigolotte, la vie.

Mardi, je commençais à désespérer un peu de jamais parvenir à cesser de remettre en question chaque avancée que je fais. Je commençais à me reprocher de toujours vouloir peindre la vie avec des Et si... et des Pourquoi pas ? et des rêves éveillés et de l'espoir tous les jours. Alors la vie, cette rigolotte, m'a suggéré d'ouvrir la boîte aux lettres alors que je le fais une fois par mois.

When you're sure you've had enough of this life, well hang on

Elle est rigolotte, la vie, parce que dedans, elle y avait mis la preuve que je pouvais m'accrocher à mon optimisme et à ma confiance dans le fait que demain (ou après-demain, faut parfois être un peu patient...) ne peut qu'aller mieux. Alors j'ai pleuré, parce que j'étais un peu rassurée.

If you feel like you're alone, no, no, no, you are not alone

 

Elle est rigolotte, la vie.

Mais j'en peux plus des blagues, je crois.

Ca mange toute mon énergie émotionnelle.

jeudi, 21 mars 2013

5ème printemps

 

 

 

J'ai commencé ce billet peut-être 30 fois depuis deux ans. Je sais ce que je ressens, je sais ce que je voudrais dire mais chaque fois que je parviens à terminer un texte, j'efface, je jette, je corrige, je mutile... Jamais aucun mot ne parvient à raconter.

Mais en même temps comment raconter ? Quels mots peuvent décrire la préciosité de cette histoire ? Ils existent, c'est sûr, probablement ne les maîtrisé-je pas suffisamment pour les assembler correctement.

Comment dire les discussions pendant des heures sur des sujets aussi variés que la peine de mort, ma désirabilité, les impôts locaux, la nécessité de parler à un psy, les cours de maths de 4ème, l'existence de Dieu ?

Comment expliquer la bienveillance brute et permanente, celle qui fait même parfois pleurer quand elle oblige à cesser de taire les mécanismes de défense innés ?

Comment décrire les déjeuners en terrasse, le générique de Cold case, le filleul, la confiance, les spectacles de fin d'année, le pédalo, les heures passées silencieuses mais côte à côte ?

Ne vous y trompez pas, il d'agit d'un être imparfait. Comme moi. Non... beaucoup mieux que moi. Et pour une raison encore incompréhensible à ce jour, jour après jour, malgré mes bêtises, elle me fait une place dans sa vie. On finit par ressembler à un vieux couple je crois et pourtant, il y a toujours cette étincelle des premiers instants. Et aussi un peu la peur que ça se finisse.

Y a des gens dans ma vie dont je sais viscéralement qu'ils sont devenus une partie de moi. J'imagine une seconde qu'ils pourraient disparaître et mon plexus se serre si fort qu'il me faut reprendre une très grande inspiration pour recommencer à respirer. Elle est de ceux-là.

Aujourd'hui nous avons cinq ans. Nous sommes millénaires, nous sommes nouveaux-nés.

 

 

mercredi, 06 février 2013

la soirée funky

 

 

Laisse moi te conter ma soirée magique, ma soirée remplie de paillettes et de glamour.

Ce soir, vers 18h, je suis partie du boulot. Très tôt donc, dans mon esprit dérangé. Il est temps de fuir les lieux.

Sur la route, je m'achète une soupe et des crêpes au jambon, j'ai 8 ans. En arrivant, je lance une machine, je range ma chambre (oui oui, je range ma chambre, comme une adolescente, parce qu'elle a l'air habitée par une ado) et je change les draps. Des draps trop petits vu que je ne me souviens jamais de la taille de mon matelas et que j'étire tant bien que mal sur un sommier qui vient de rendre l'âme, ça y est.

Pendant que la soupe réchauffe, j'étends mon linge et prends une douche. Je suis en peignoir en train de regarder blubluter le dîner, il est 20:13 et dans 20 minutes environ, je serai dans mon lit, toute neuve dans mes draps neufs, à tenter de rattraper mon retard de séries. 

La soirée funky.

J'ai des cernes fuchsia sous les yeux, le dos tellement contracté que j'ai mal quelle que soit ma position et les larmes aux yeux d'épuisement nerveux. À la question "ça va toi?" j'ai même eu la folie de répondre que non, c'est dire si mes défenses sont basses.
Dans le même temps, je n'ai pas été aussi en accord avec moi depuis si longtemps que j'ai oublié. J'ai des proches absolument extraordinaires de patience et d'amour, je suis ancrée dans maintenant et non plus hier, je me respecte désormais autant que je le faisais jusque-là pour les autres, même mes côtés infects me sont désormais supportables.
J'écoute mon rythme et pas uniquement celui des conventions sociales que je m'imposais. Certains jours, je me trouve même limite belle gosse.

J'ai bien fait de ne pas lâcher et de prendre votre confiance pour avancer. J'aime bien ce que je suis devenue, ce que j'ai fait de moi.

Comme ce soir, tortue cernée échouée sous sa couette en compagnie d'une tisane et d'une boîte de kleenex parce qu'elle va probablement pleurer devant Glee, pendant la soirée funky.


mardi, 30 octobre 2012

2011 ce fut...

 

Ah long
Alpe d'huez
Ba Be
Banyuls
Bintan
Budapest
Cai Be
Combourg
Hanoi
Ho chi min ville
Hoi han
Hue
Le Tremblay
Lille
Londres
My Tho
Nice
Ninh Binh
Sadec
Salerno
Singapour
Toulouse

Boyzone
Fyfe Dangerfield
Cake
The Guillemots
Moby
Daniel Darc

L'asticot de Shakespeare
La dernière heure
Les 39 marches
Masques et nez

Au bonheur des ogres. 67 ans plus tard, je découvre enfin Pennac.
Him Her Him Again the End of Him, les livres qui te font rigoler à haute voix, c'est pas si fréquent !
La Pierre et le sabre, oublié dans le taxi en rentrant du Vietnam, grosse frustration de ne l'avoir pas terminé... Il faudrait que je le retrouve.
 
2011 fut celle des larmes. Parce que je n'ai pas su faire autrement quand je me suis trouvée au pied du mur monumental que représentait mon nouveau travail. La pression que je me suis mise toute seule et puis celle induite par les missions et les attentes de mes responsables et de mes collègues devait sortir. Les larmes furent cette soupape.
Celles de mon père en sanglots au téléphone m'annonçant l'hospitalisation de sa maman.
Des larmes de joie aussi, beaucoup. Souvent contenues mais quand même au coin des yeux.

2011 fut aussi celle de la respiration profonde et sereine de celle qui ne renonce pas mais accepte qu'elle ne sait pas dire non, ou du moins pas toujours de façon intelligible pour ses interlocuteurs. On va continuer à me marcher dessus, je vais en réponse souvent râler mais faire. Et puis parfois, tant pis, je claquerai la porte, fort ou non, mais pour toujours. Les signaux avant-coureurs auront souvent été imperceptibles, c'est égal.
Je vous écoute. Tous. Même à mon corps défendant parfois.
Je veux désormais de la réciprocité. Y compris, et c'est un paradoxe que j'assume, quand je refuse de parler.

En 2011, j'ai posé le pied en Asie pour la première fois et j'ai pris conscience de ma force parfois et de mon adaptabilité toujours.
J'ai peur souvent mais j'essaie encore plus souvent.

En 2011, il y eut aussi une demande de témoignage, un pied hésitant puis ravi dans les rizières, The twin, aller voir Donna chez elle, presque aux antipodes, l'approfondissement de mon histoire avec poussin,  l'évolution professionnelle fulgurante, les premières vacances idylliques avec "mon épouse" et ses enfants, la rencontre IRL avec tic & tac que j'ai aimés instantanément et qui m'emmènent toujours bien loin de moi.

En 2011 il y a eu Evie.

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