dimanche, 22 novembre 2009
My name is...
J'ai eu la chance d'avoir quelques chefs de folie dans ma pourtant très jeune carrière. L'un d'entre eux est une sorte de génie, un pur esprit complètement dans son monde qui tient des raisonnements de fou, pense plus vite qu'il ne parle, coupe des morceaux de son argumentation parce que ça lui paraît évident qu'on suit tous...
Certains jours, il arrive au bureau, traverse l'open space où il a choisi d'avoir son bureau alors qu'il pourrait être seul, s'assied à sa place et enchaîne direct la rédaction d'une note à laquelle il a visiblement pensé pendant son trajet. Quand j'arrive pour lui parler une heure plus tard, je le trouve son cartable sur les genoux et son imper toujours sur le dos en train de taper frénétiquement sur son clavier. Il a l'air de se réveiller d'une transe quand il lève la tête. Un savant fou en somme.
Il est très spécial et fait globalement assez peur aux gens. Il peut être particulièrement désagréable avec ceux qu'ils taxent de médiocrité et se délecte de la peur qu'il inspire.Moi j'avoue, il m'impressionne encore alors que ça fait 4 ou 5 ans qu'il n'est plus mon boss. En réunion avec des gens plutôt balaises, je l'ai déjà vu vider le contenu de son cartable pour trier ses stylos parce qu'il s'emmerdait. Ou alors sortir une banane et m'en proposer un morceau parce que c'est l'heure du goûter. Tout le monde atterré sauf moi qui ai appris très tôt à rester stoïque et à accepter ce chef un peu spécial. Quand il réfléchit, joue avec l'interrupteur de la lumière. Sauf que y a 10 autres personnes dans l'open space...
Le hic, le vrai, dans notre relation, c'est qu'il a décidé très tôt de me donner un prénom qui n'est pas le mien. Pour une raison que j'ignore, au lieu de m'appeler "Emilie", il m'appelle depuis toujours "Mélanie". Ca ressemble un peu, je le conçois, mais c'est pas la même chose !!
Au début, je n'osais pas même le reprendre.
Au bout de quelques semaines, j'ai tenté la méthode subliminale : "bonjour, c'est Emilie" annonçais-je très fort quand je lui téléphonais alors que mon nom s'affichait sur le cadran. Je signais tous mes courriels de mon seul prénom... Rien n'y a fait.
Alors j'ai fini par le reprendre directement : "ah non, moi c'est Emilie" Seul, devant des gens, je ne le laisse plus faire l'erreur. Pensez donc, ça n'y change strictement rien.
On a atteint les sommets quand j'ai reçu une note de sa part sur laquelle je devais lui donner mon avis. Dans la note, il écrit : "Après consultation de Mélanie blablabla..." Bon, là, après 7 ans, avec tout le respect que j'ai pour lui, la peur qu'il me fait parfois, il m'a fallu respirer un grand coup avant de lui signifier clairement mon opinion. Voici ce que je lui dis :
"Pour ce qui est du contenu même de la réponse que vous vous proposez d'envoyer, mis à part le fait que je m'appelle Emilie et non Mélanie, je ne vois évidemment pas de précisions à y apporter."
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mardi, 01 septembre 2009
Une formation, et après ?
Désormais, c'est en tout cas comme ça que j'ai décidé d'envisager les choses. Je cherche du travail ailleurs et n'ai aucun souci à dire lors des entretiens que je voudrais évoluer et que ce n'est tout simplement pas possible là où je suis actuellement. Je veux tenter ma chance ailleurs et cette formation a été le déclencheur parfait de cette prise de décision.
00:27 Publié dans Ba bosse | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
jeudi, 27 août 2009
Une formation, pourquoi ?
00:11 Publié dans Ba bosse | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mercredi, 15 juillet 2009
Le 15 juillet, au bureau
18:28 Publié dans Ba bosse | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
samedi, 04 juillet 2009
12.32
C'est la transe.

Pour fêter ça, je pars faire la sieste.
Je suis lessivée par tout ce stress depuis 1 an, mes chéris.
15:58 Publié dans Ba bosse | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
jeudi, 22 janvier 2009
Oui mais non... mais si ! ou pas ?

PS : merci pour le SAPP* cet aprem sous forme de sms et mails et images à mes suiveurs de twitter et cops d'apéro.
vous êtes précieux
* service après pétage de plombs
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mardi, 02 décembre 2008
T'as ton prud'homme ?
Je ne suis pas forcément une professionnelle du militantisme. Je suis un peu du genre à avoir plein d'envies mais à me donner peu de moyens.
Mais là, c'est hyper trop fastoche, y a une chose très très à la portée de tous -y compris de moi- qui peut tout changer : voter.
Oui, voter. En ce moment, ce sont les élections pour les prud'hommes. Les prud'hommes, c'est une jolie institution française qui permet aux gens de soumettre leurs conflits professionnels à des pairs. Des gens comme vous et moi, des chefs comme le mien ou le vôtre. Bref, au lieu d'aller voir un juge désincarné et loin des réalités de notre monde professionnel, on peut s'adresser à des juges qui nous comprennent un peu plus.
Je simplifie à outrance mais l'idée est là. Et je la trouve belle. Et je crois que parfois, il faut savoir montrer qu'on s'intéresse à l'évolution de notre société. En l'occurrence l'évolution ça pourrait être : si personne ne vote, c'est que tout le monde s'en fout et est OK pour supprimer cette institution. Ouste le dialogue, bonjour le tribunal de tous les jours.
Moi je suis pas OK. Pas du tout. Je crois au contraire que c'est important de pas tout laisser à la dérive par simple facilité. Alors je vais aller voter. Alors même que je retrouve plus ma carte d'électeur.
Moi, donc, je ne suis pas OK. Donc je vais voter. C'est demain.
Petit rappel :
- le bureau de vote est normalement près de votre boulot.
- le chef doit vous laisser aller voter pendant vos heures de travail.
- cette année on vous mâche un peu la tâche, vous pouvez voter par correspondance, mais fait que ça parte aujourd'hui : donc vite !
Plus d'info en cliquant ICI
Vous voulez vérifier où voter ? c'est LA !

09:21 Publié dans Ba bosse | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
samedi, 29 novembre 2008
La looseuse de l'ascenseur
L'ascenseur est donc en route vers mon bureau mais pas encore au bureau. C'est comme mon sas de compression (non non c'est pas une coquille) le moment où je laisse à la porte autant de ma déglinguerie que possible et où je me mets en condition pour gérer les gens très sérieux qui peuplent mon quotidien professionnel.
00:39 Publié dans Ba bosse | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
jeudi, 13 novembre 2008
J +17
Et j'attends.
Probablement pas de réponse avant J+23.
Alors j'attends.
Rien n'est perdu bien sûr.
Donc j'attends.
J'ai des accès de stress.
Mais j'attends.
J'y pense 24 fois par heure, peut-être plus.
Parce que j'attends.
L'impatience est très grande.
Et puis j'attends.
Tout le monde subit cette incertitude.
Juste j'attends.
J'ai très très envie de ce poste.
Du coup j'attends.
Il paraît qu'ils me diront bientôt.
EH OH ? j'attends là....
Quand vais-je enfin savoir si je peux poser ma démission ?
01:33 Publié dans Ba bosse | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
lundi, 29 septembre 2008
Soyons ZEN !
Pour ceux qui suivent pas depuis le début, j'ai la chance de faire un boulot qui me passionne. Comme pour tout le monde j'imagine, il y a des jours où les questions que je dois traiter me fascinent un peu moins mais dans l'ensemble, j'aime énormément mon travail, ce d'autant plus que c'est celui que je voulais faire depuis le collège ou presque...Bref, a priori je suis une chanceuse mais je suis dans une boîte où les chefs ne prennent pas de cours de management. Les principaux intéressés aprennent les trucs les concernant après tout le monde voire même, n'apprennent rien du tout, ils se rendent juste compte un matin en rentrant de vacances qu'ils ont changé de bureau et de chef (je promets que ça m'est arrivé)... Ils m'ont fait plus d'un coup pendable et je devrais donc m'attendre à tout ou au moins, ne pas être trop surprise quand le sol s'ouvre sous mes pieds mais là, la blague de jour est totalement géniale !!!
Il y a deux semaines, j'ai passé 3h et demie en 2 jours à discuter / crier / pleurer / asséner des vérités ignobles / me prendre des insultes bien senties. Le thème ? Ma demande de formation, formulée en décembre 2007, rappelée en juin 2008 puis en juillet et août. "On" n'avait pas compris que la phrase "L'an prochain, je voudrais obtenir l'autorisation de partir en formation. Dans ce cadre, je souhaite faire un master 2." signifiait que j'irais en cours, non pas sur mes jours de congé, mais pendant mes heures de travail...
On en a discuté peut-être 25 fois depuis mi-juillet, date à laquelle j'ai appris que j'étais acceptée. Dont une fois fort houleuse il y a 2 semaines donc. Aujourd'hui, on vient me voir pour me dire : " J'avais pas compris que tu irais en cours pendant les heures de boulot. Ca nous arrange pas tellement en fait... T'es sûre que tu veux aller en cours ? "
Eh bien vous le croirez si vous le voulez, j'ai gardé mon calme. C'est monté un peu en dedans, juste quelques secondes puis c'est reparti. Je suis restée calme.
Le truc triste dans l'histoire c'est que je crois que si je suis calme c'est parce que désormais,
je les méprise
et je pense à la date de ma lettre de démission,
à la fin de l'année universitaire...

23:29 Publié dans Ba bosse | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note



