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jeudi, 30 décembre 2010

Merry Merry Noël

Décembre, ce n'est que la toute fin d'une période d'excitation et de sourires qui monte lentement. Décembre pour moi, je suis désolée pour ceux que ça n'enchante pas ou qui trouvent ça beauf, ben c'est Noël.
J'aime décembre parce que c'est Noël et que j'aime Noël, même s'il est souvent de bon ton de dire que c'est pour les nases, que c'est la société de consommation et que c'est pas gentil de forcer les gens à faire la fête.

Autant je me fous un peu du réveillon du nouvel an au sens où c'est pas une soirée chargée de sens et d'attentes pour moi, autant j'attends le réveillon de Noël avec beaucoup d'impatience. Décembre, c'est les lumières dans les rues de la ville, le froid qui pique les joues, l'odeur des marrons chauds vendus 12 euros pièce aux touristes et aux flâneurs, les exclamations des enfants devant les vitrines des grands magasins.

Et puis je cherche des idées de cadeaux de Noël avec enthousiasme. Y a les conférences entre soeurs pour décider des budgets, des souhaits de chacun, des dispo pour faire du shopping. Cette année, elles sont fauchées alors elles donneront ce qu'elles peuvent et moi qui viens d'obtenir une promotion, je me chargerai de compléter. Ensuite, y a les 34 allers-retours dans les boutiques pour se fixer sur la bone couleur ou la bonne marque.

Cette période est marquée de tout un tas de petits marqueurs qui évoluent un peu mais restent suffisament stables pour me donner cette impression de "comme toujours" jouissive. Il y a les chansons de saison. J'ai découvert il y a quelques années la messe de Noël chez les anglicans, me permettant de chanter à tue-tête toutes les chansons qu'on entend dans les films et qui changent un peu de vive le vent ! L'an dernier je squattais les classqiues de noêl par les Beach Boys, cette année, j'écoute en boucle les reprises orchestrées par Pink Martini, extatiques vu qu'elles me font redécouvrir autrement ces jolis thèmes.

 

 

Parmi les marqueurs, les films de Noël. Pas tant parce qu'ils se passent à Noël que parce qu'on les regarde à cette période. Comme par exemple Le Petit Lord Fauntleroy dont on doit tous connaître les répliques par coeur dans la famille ou encore le conte de Dickens, sur les noëls du terrible monsieur Scrooge. Il y a aussi la tradition du ciné de Noël où on va souvent avec mes soeurs à la séance avant de commencer le réveillon, qui fut longtemps déserte et semble prise d'assaut depuis quelques années...

Et puis et puis, il y a le dîner en famille. Les cousines, leurs enfants, mes parents, mes tantes et oncles, mes soeurs... tous autour de la table. On mange de la dinde aux marrons parce que la petite aime la dinde qui croustille, la moyenne aime grignoter la cuisse de volaille et j'adore les marrons. La préparation commence des heures avant, chacun a son rôle, on râle, on sourit, on écoute Tino Rossi et on fait n'importe quoi, ensemble. Je me sens à ma place, protégée, heureuse et sereine. Le temps ne passe pas à la même vitesse, il m'enveloppe de sa patience. Je sais que tout ira bien tant que ces moments dureront, ils rendent le retour à la réalité plus doux.

 

J'aime décembre parce que c'est Noël et que j'aime Noël.

 

 

jeudi, 04 novembre 2010

Le Trader et la Banque

 
Je vais commencer par ce que les américains appellent un disclaimer : je voudrais que vous sachiez que dans cette note, il y aura forcément des raccourcis donc des inexactitudes et que ce n'est en aucun cas une thèse juridique ni une analyse de décision de justice. C'est un avis. (Le mien)

 

Ce que je voudrais vous expliquer, c'est pourquoi je suis si choquée que Monsieur Kerviel ait été condamné à verser 4.915.110.154 euros de dommages et intérêts à la Société Générale.

 

Et pour éclairer votre compréhension, il me faut tout de suite préciser que je ne suis pas une passionaria de la protection des faibles contres les forts. Je suis même de ceux qui sont pensent que le droit de la consommation déresponsabilise parfois les gens.

 

Revenons à la base. En France, il y a une règle ancestrale qui dit que si je casse ton stylo, je dois le réparer. Si je ne peux pas le réparer, je dois le remplacer.
Mais si je casse quelques chose d'irréparable et d'irremplaçable, on fait comment ? Eh bien on se met d'accord sur une somme d'argent qui va couvrir (réparer) la perte (le préjudice) que tu as causée. Ce sont les dommages et intérêts.

 

Les dommages et intérêts c'est quoi ? C'est schématiquement le moyen qu'a trouvé le droit lorsque la réparation en nature n'est pas possible. Les dommages et intérêts, c'est le juge qui décide de leur montant en fonction des preuves de chacun, parce que c'est le juge qui seul peut mesurer la responsabilité.



Dans l'affaire Kerviel contre la Société Générale, on a un trader, qui a un peu beaucoup joué avec le feu, enfreint toutes les règles internes qui s'imposaient à lui, enfreint aussi certaines règles professionnelles et quelques lois probablement, pour le jeu et pour l'argent, et qui pour finir se retrouve face à la Catastrophe : une perte de 5 milliards d'euros pour la Société Générale.

Dans l'affaire Société Générale contre Kerviel, on a une banque, qui est soumise à une tonne d'obligations parce que c'est une banque justement, qui a pourtant parmi ses collaborateurs un trader plus malin que les autres qui a trouvé un moyen de miser bien plus gros qu'il ne le devrait et lui a fait perdre la somme astronomique de 5 milliards d'euros.


Evidemment, la Société Générale se rendant compte de la Catastrophe se dit que le responsable doit payer. C'est ce qu'elle demande à la justice : merci de condamner Monsieur Kerviel à 5 milliards d'euros de dommages et intérêts. Ce que la Justice fit.

Ce que nous dit cette décision, pour moi, c'est : Monsieur Kerviel est seul et unique responsable de la Catastrophe. Les 5 milliards d'euros, c'est lui et lui seul qui doit en assumer la perte.

Ce qu'elle nous dit surtout, c'est que la Société Générale est tout à fait innocente, elle n'a commis aucune faute, elle n'aurait rien pu empêcher, elle n'a pu que constater les dégâts.

 

C'est oublier un peu vite qu'une banque est soumise à tant d'obligations prudentielles que son fonctionnement interne est criblé de processus de contrôles jusque dans le moindre détail de son activité. Il y a les contrôles automatiques, les contrôles humains, les contrôles quotidiens/hebdomadaires/mensuels et puis et surtout, les contrôles dits de "second niveau" créés pour contrôler l'efficacité des premiers contrôles.
Oui, effectivement, ça fait beaucoup de contrôle...

 

Evidemment, la banque ne met pas tout ça en place parce qu'elle le souhaite mais parce qu'elle le doit. C'est obligatoire. Elle doit faire en sorte de gérer et non subir les moindres flux financiers qui se baladent de compte interne en compte de client.

Dès lors, j’ai du mal à accepter qu’on puisse dire à la Société Générale qu’elle est une innocente victime. Elle a quand même réussi à laisser passer des milliards d'euros d'opérations non autorisées sans qu'aucun indicateur ne se réveille, les responsables hiérarchiques (et il doit y en avoir plus d'un) n'ont semble t-il rien surveillé, Monsieur Kerviel a agi comme il l'entendait pendant des mois.

 

Comment une banque de cette taille qui souhaite faire croire à son professionnalisme peut-elle déclarer sans honte qu'elle n'est qu'une victime qui n'aurait rien pu empêcher face au sournois trader ? 
Comment le juge peut-il déresponsabiliser la Société Générale à ce point ? Pourquoi n'a t-il pas, pour le principe, décidé de laisser une partie même infime de la somme perdue à la charge de la banque ?

 

C'est le coeur même de son métier d'être capable de calculer à l'euro près les actifs disponibles et ceux qu'elle a prêtés. Non, la Société Générale n'est pas victime. Elle est irresponsable.
 



lundi, 01 mars 2010

Day OFF

Une journée sans moi.

A demain !

24

mardi, 23 février 2010

24 heures sans moi le 1er mars

24, c'est le nombre d'heures pendant lesquelles je vais essayer de ne rien faire, le 1er mars prochain.

Pourquoi ? Parce que mon père n'est pas français et que de ce fait, je suis fille d'immigré. Qu'à ce titre et au train où va notre société, je me demande de plus en plus souvent si ma voix comptera autant que celle des enfants de français d'ici 2 ou 3 ans.

L'idée de ne rien faire ne vient pas de moi, en fait, elle vient d'un collectif qui souhaite attirer l'attention sur l'importance des immigrés mais aussi et peut-être surtout sur le fait que les "immigrés" c'est beaucoup, beaucoup de monde !

 

24

"Nous, femmes et hommes, de toutes croyances, de tous bords politiques, et de toutes couleurs de peaux, immigrés, descendants d'immigrés, citoyens conscients de l'apport essentiel de l'immigration à notre pays, en avons assez des propos indignes tenus par certains responsables politiques visant à stigmatiser ou criminaliser les immigrés et leurs descendants.

(...)

Les immigrés et descendants d'immigrés ont manifesté à maintes reprises pour défendre leurs droits. Et en retour, ils n'ont reçu que mépris ! Aujourd'hui, puisqu'il est convenu que « la consommation est le moteur de la croissance », nous voulons agir sur ce levier pour marquer notre indignation.

Le 1er mars 2005 est entré en vigueur le «code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile» (CESEDA), plus communément appelé le code des étrangers. Cette loi symbolise une conception utilitariste de l'immigration, en d'autres termes, une immigration choisie sur critères économiques. Nous ne pouvions trouver de meilleur jour pour appeler à « une journée sans immigrés ». Nous, immigrés, descendants d'immigrés, citoyens conscients de l'apport de l'immigration à notre pays, sommes tous des consommateurs et nous participons quotidiennement à la croissance de notre pays.

Notre action citoyenne a pour objectif la mise en valeur de l'apport de chacun d'entre nous à la prospérité générale. Nous avons tous le pouvoir d'agir sur notre avenir alors, prenons-le !

LE 1ER MARS 2010 : AGISSONS EN CESSANT DE CONSOMMER ET/OU DE TRAVAILLER.

Durant 24 heures, participons à la non-activité économique dans les entreprises, dans les associations, dans la fonction publique, dans les écoles et les lycées, dans les universités, dans les hôpitaux, dans les associations, dans les commerces, dans l'industrie, dans le bâtiment, dans l'agriculture, dans les services, dans les médias, dans la politique..."

 

Source : ce site

 

Voila. Tout est dit.
Pour être sincère, je ne sais pas encore comment je vais faire. Poser un jour de congé est-il ne pas produire ? D'un autre côté, puis-je faire grève seule ? Je vais tenter de me renseigner et voir ce que je peux faire, à ma mesure.

La question a donc été réglée par la "dépense" d'un jour de RTT. Le plus compliqué maintenant, sachant que c'est le jour de l'anniversaire de ma mère, c'est ne pas consommer. Je comptais lui offrir un dîner au restaurant...