dimanche, 16 décembre 2012
Foot et premières amours
Moi, quand j'étais adolescente, j'étais très amoureuse d'un garçon qui était fan du PSG.
Le foot, franchement, c'était pas ma passion. Et le PSG, quand tu vis à Toulouse, c'est pas précisément l'équipe dont tu te préoccupes le plus.
Aujourd'hui, j'ai gardé de mes années lycée une connaissance certaine des règles du jeu (corner, hors jeu et touche sont des termes que je maîtrise) et aussi l'habitude de suivre le classement de Ligue 1 et les résultats des grosses affiches européennes. Je suis certains macths à l'aveugle, grâce aux live tweets de ZeFML que je suis depuis un moment et qui a toujours des réflexions drôlissimes et qui est supportrice du PSG justement.
En revanche, je regarde très peu. Je trouve que c'est trop long, qu'il n'y a pas assez de réalisations. La plupart du temps, ça finit avec un but, allez 2 maximum... et deux ou trois bagarres entre les joueurs pour des fautes simulées.
Je squatte devant le foot uniquement si je suis avec des gens qui sont passionnés, parce que j'adore vivre leurs émotions. Comme cette Coupe de France Paris-Lille avec le Berger, magistral en maillot du LOSC. Ou la victoire de Madrid à Barcelone en avril dernier en compagnie de Twin-qui n'a pas complètement osé laisser libre cours à son énervement, je crois.
Chaque fois, je choisis une équipe et je la soutiens jusqu'au coup de sifflet final. Mon choix est dicté la plupart du temps par des raisons non sportives. Peu importe, j'ai besoin de préférer un des adversaires pour justifier ma mauvaise foi et pouvoir râler, exulter ou soupirer à fendre l'âme devant les errements des joueurs ou de l'arbitre.
Aujourd'hui, le foot me sert parfois socialement, pour discuter d'autre chose que de boulot dans la salle de pause. Je détourne mine de rien l'attention en demandant innocemment "alors, il en où le PSG en ce moment ?..." Et je suis sauvée.
Il me sert aussi pour me marrer avec mon protégé après une heure de soustractions. On discute du prochain match de Madrid ou du PSG et il me répond façon pro en parlant de ses joueurs préférés. Il se prend pour un sélectionneur expliquant à cette nulle de baci les secrets de la stratégie du foot et ça nous fait beaucoup rire.
22:40 Publié dans ba(rbie) girl, Sporty ba | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 03 avril 2011
De l'utilité du string
Un jour que je fus vieille, je m’aperçus que je n’avais jamais porté de string. Enfin, pas volontairement je veux dire. Parfois, au détour d’une légère prise de poids, je m’étais bien retrouvée avec la culotte toute tirebouchonnée entre les fesses mais jamais je n’avais fait l’acquisition d’un string pour de vrai.
Intriguée, j’ai interrogé avec sérieux une copine de l’époque sur plusieurs points cruciaux :
- Faut-il posséder des strings dans sa garde robe ? Je veux dire, l’objet est-il nécessaire dans certaines circonstances vestimentaires ?
- Est-il possible de porter un string lorsqu’on a le céans un peu joufflu ? Je veux dire, sachant que je fais plutôt du 42/44, je vais pas avoir l’air d’un saucisson là-dedans ?
- Premier effet escompté : « C’est génial sous un pantalon serré, ça fait pas effet culotte apparente. »
- Deuxième effet annoncé : le tombage en masse des mecs croisés dans la rue.
Plusieurs fois, je tentai l’expérience.
Avec toujours la même conclusion : le string, je vois pas l’utilité. C’est de la fumisterie. Du mensonge. Du faux rêve. Je voudrais plutôt le retour aux culottes de ma mamie, voire aux gaines. Parce que ça, ça, c’est l’invention géniale quand tu portes un truc serré. Les gaines, c’est un plus pour te permettre d’avoir une silhouette améliorée là où le string te fait une marque monstrueuse sur le gras des hanches. Vraiment, je cherche encore l’intérêt du string.
23:50 Publié dans ba(rbie) girl | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
lundi, 07 mars 2011
allez calme-toi on rigole...
16:24 Publié dans ba(rbie) girl | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
mercredi, 16 février 2011
Mille-feuilles
Elle est fatiguée. Non lasse plutôt. Quand elle ouvre la porte de son studio, il ne reste plus du jour qu'une lumière rasante un peu dorée. C'est la fin de la journée mais grâce à sa double exposition, son grand studio reste encore plutôt lumineux.
Claquant la porte du pied, elle fait tomber d'un même mouvement d'épaule son sac à main et son manteau, qui vont rester en tas près de la porte jusqu'à demain matin qu'elle parte bosser. Pas envie. Et mal aux pieds aussi, tiens. Elle s'en rend compte alors qu'elle se lave les mains pour enlever ses lentilles. Et elle sort de la salle de bain mi-chaussée mi-pied nu, un escarpin à la main, avec cette démarche claudiquante typique de celles qui ne portent plus qu'un seul de leurs talons.
Soupir. Elle est pieds nus.
La bouilloire fait son oeuvre mais elle ne l'entend pas. Elle se débarrasse de son pantalon et ouvre son chemisier. Chacun de ses gestes est lent et précautionneux, elle ne peut utiliser qu'une seule main, elle n'a désormais plus de poche où ranger son ipod, elle le tient à la main. Elle ne pouvait pas éteindre la musique, pas couper le moment.
Il fait chaud et elle n'a pas à craindre les regards indiscrets : dans cette mégalopole grimpante, à partir de 18 heures, elle n'a plus pour vis-à-vis que des bureaux vides. Alors elle finit son effeuillage ou presque. Il ne lui reste plus que son lourd bracelet un peu trop grand et une culotte bleue marine très sage.
En attendant que le thé infuse, elle se met à danser, très très lentement. Le regard fixé vers le dernier reflet du soleil sur le balcon d'en face, elle se sert du bord de l'évier comme d'une barre et joue les ballerines. Emportée par son élan, elle enchaîne les arabesques, laisse ses bras onduler autour d'elle. Elle se sent gracieuse et en accord avec les vibrations qui entrent par ses oreilles.
Soudain fredonne, murmure plutôt. Elle ferme les yeux, penche la tête en arrière, se cambre et frissonne de la caresse furtive des cheveux sur le creux de son dos. La chanson se termine. Elle éteint la musique. Elle est là, devant son thé fumant, sur la pointe des pieds, comme finissant une pirouette. Elle attend que le silence prenne la place et entend un éclat de rire.
Elle sursaute. Elle ne l'avait pas vu. Pourtant il était là avant elle. Entièrement dans le brouillad sensoriel qu'elle avait créé en rentrant. Myope, sourde et rêveuse, rien ne pouvait crever sa bulle. Elle en a la chair de poule.
Avec un profond soupir, elle prend une grande gorgée de thé. Il est très amer et tout juste tiède. Il a beaucoup trop infusé.
01:16 Publié dans ba(rbie) girl | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note


