jeudi, 05 novembre 2009
J+ 2 mois
Ne plus faire de bisous ou presque à ses colocs. Bizarre quand on y pense. Ce sont les personnes les plus quotidiennes et les moins bisouillées. D'où l'instauration d'un jour avec bisous.
Trouver des trucs hyper inattendus dans le frigo parce que définitivement, vivre dans le même pays et la même ville ne prédispose pas à l'uniformité gustative.
S'apercevoir que certains jours, coloc ne parle pas. Du tout. Et se rendre compte après 4 ou 5 trips de paranoïa intense que ça ne veut pas dire qu'il ne m'aime plus. Juste que c'est sa façon d'être de mauvaise humeur.
Ne plus se promener toute nue chez soi, même à 3h du matin quand une envie pressante oblige à se lever rapido, même quand c'est pour faire 10 pas entre la salle de bain et la chambre.
Regarder des séries ensemble ou rien tous les 3 sur le canap.
Se montrer complètement débrayée destroy avec le smoky eye hyper tendance des lendemains de soirée où on est rentrée trop tard pour trouver le courage de se démaquiller correctement.
Piquer des minutes fines comme du cristal au rush du matin et les passer à papoter avec coloquette de la journée à venir.
Rentrer à pas de loups de peur de réveiller les autres.
Manger ensemble, enfin en même temps plutôt, même si le menu de l'une n'a juste rien à voir avec celui des autres.
Avoir 4 oreilles attentives et bienveillantes pour écouter mes râleries, mes anecdotes, mes çavapasdutout, mes fous rires. Pouvoir réinstaurer une sorte de routine de racontage de la journée qui vient de s'écouler.
09:10 Publié dans Ba, bla bla | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
vendredi, 23 octobre 2009
Ma judéité
J’allais dire souvent mais c’est probablement exagéré. Parfois, on m’aborde dans ma rue en se basant sur ma judéité présumée.
Ca donne un peu tout et n’importe quoi :
Ca va de la presque demande en mariage d’un inconnu dans le métro qui m’affirme qu’avec des seins comme les miens je suis forcément une bonne juive et future bonne mère au kiosquier qui m’annonce d’un air mauvais « rêve pas va, je sers pas les sales juifs ! » en passant par les demandes de renseignement concernant l’emplacement de la synagogue du quartier.
C’est toujours un étonnement pour moi. Voire un choc quand on m’insulte, je dois le dire. Pas tant parce que je suis vexée qu’on me réduise à cet élément de mon identité que parce que je suis plutôt de la catégorie famille ritale ascendant très très catho voyez…
J’en ai parlé à des juifs de mon entourage qui m’ont presque tous dit que oui, la première fois qu’ils m’ont vue, ils se sont demandés si j’étais juive. Et c’est sûrement la raison pour laquelle tous mes nouveaux voisins ou presque me disent bonjour.
A mon étage il y a 4 portes, des mézouzahs partout sauf chez nous. Et l’autre soir que je prenais l’ascenseur avec mon voisin, il m’a direct enchaînée en hébreu, m’a souhaité de bonnes fêtes et espéré que nous passerions une bonne soirée « Si Dieu veut ». J’en étais pantoise.
Laissons de côté les aspects croyance et arrêtons-nous sur le fait qu’il ne m’arrive jamais -JA-MAIS- qu’on m’aborde dans la rue pour me parler de mon air de catho ou de mon air de provinciale.
En revanche, on me parle PARCE QUE je suis juive. On m’insulte PARCE QUE je suis juive.
Et ça, ça me laisse pensive…
00:46 Publié dans Ba, bla bla | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
mercredi, 02 septembre 2009
Take it easy baby, take it as it comes
J'ai un peu la trouillasse.
Un peu peur de me faire mener par la vie plus que je ne mène ma vie. Rien de dramatique bien sûr. Cette impression tenace est probalement liée au fait que je n'ai pas le contrôle de tout, pour une fois.
Quand même. Ce soir, en regardant le travail non accompli en 2 heures de casse-tête sur le comment je démonte mes meuble, est-ce que je jette ces trucs ou non, où est-passé mon jean, il serait pas un peu lourd ce carton ? eh bien je me suis sentie perdue. C'est la fin de ma vie d'avant, je le sens bien. La fin pour de vrai. Et j'ai pas envie, je préfère que ce soit tout pareil et que ça avance pas.
Je refuse de me poser des questions et SURTOUT d'y répondre.
(ceci est une des 12.528 notes pseudo-existentielles que vous allez devoir subir ces prochains mois, je le crains... c'est le 2ème effet kiss cool de l'année pleine de trucs perso/pro qu'il faut que je digère)
03:01 Publié dans Ba, bla bla | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
vendredi, 31 juillet 2009
Dodo
Je souffre d'un grave dédoublement de personnalité ces derniers temps : en toute conscience, je sais que je devrais dormir. Je me le dis limite à voix haute, là, et en écrivant cette note je souris même du ridicule de mon attitude. C'est pas une heure pour écrire sur son blog...
Et pourtant tant pis : je lis, regarde des redif à la télé, fais des tests sur Facebook, vide mon appareil photo, étends mon linge...
Dingue le nombre de trucs que je trouve à faire à 3 heures du matin quand je décide que je veux pas dormir. Je ne baille même pas, je n'ai pas mal aux yeux, je suis pas fatiguée en plus !
Bon allez, j'éteins tout, je me lève demain fin dans 4h plutôt (20ème incantation, peut-être la bonne ?)
03:49 Publié dans Ba, bla bla | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
jeudi, 25 juin 2009
Brève de café
Deux mecs costardés débarquent, l'un d'entre eux pose direct sa tasse sur la table et nous demande :
"Ca ne vous ennuie pas si on vous prend un petit morceau de table ? Continuez à discuter, on ne vous dérange pas...
- Non, non, je vous en prie installez-vous, dis-je. Puis me tourne vers mes amies et demande : De toute façon, on y va, non ?
- Oh mais on ne voulait pas vous chasser... indique t-il d'un air (faussement) désolé.
- Mais si, un petit peu en fait... mais ce n'est pas grave vous voyez, c'est déjà fait, lancè-je en guise de conclusion avec un sourire."
Il m'a regardée d'un air interloqué et j'ai eu envie de lui demander pourquoi il faisait le choqué alors que je ne faisais que relater les faits.
2- Si comme tu le fais croire, tu ne souhaitais pas nous chasser ou nous déranger, que viens-tu faire dans mon espace, collé à mon bras, sur une table tout juste assez grande pour 3 alors qu'on discute paisiblement ?
21:35 Publié dans Ba, bla bla | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
lundi, 15 juin 2009
A la belle étoile
Alors donc, ainsi qu'abordé très rapidement il y a quelques temps, j'ai dormi à la belle étoile pour la première fois. Oui, je vous entends, il était temps...
J'ai déjà dormi sous la tente, bien sûr. Mais ce n'est pas la même chose parce que si fine soit-elle, la toile de tente crée une impression de maison, de lieu qui protège. Or, le sommeil est tout de même un moment où on s'abandonne complètement.
J'ai décidé soudain que je ne voulais pas dormir à l'intérieur, qu'il était plus logique et plus naturel de rester dehors.
Dont acte.
Posée sous les grands pins dont les cimes se balancent lentement dans le vent,les yeux grands ouverts sur l'obscurité. Je distinguais à peine le noir du ciel de celui un peu moins profond des branches.
J'ai tenté de capturer cet instant de nuit mais je n'ai pas réussi. Chaque jour, de mon lit improvisé, j'ai ouvert les yeux sur ça :

Chaque soir, je me glissais sous une montagne de couverture. Très vite, le bout du nez et les pommettes étaient glacées parce que les soirées sont vraiment fraîches dans le coin au printemps.
Surtout, le bruit apaisant et magique des vagues puissantes de l'océan atlantique me berçait. Un des bruits que j'aime le plus. Rien à voir avec le ressac plus discret de la Méditerranée, la rumeur de l'atlantique est juste indescriptible.
On ne peut pas dire que je me sois endormie tout à fait rassurée, je me suis même réveillée juste avant l'aube, le coeur battant parce qu'un grattement que je ne reconnaissais pas semblait se rapprocher de moi. Une fois que j'ai osé ouvrir un oeil, j'ai vu qu'il s'agissait juste d'un oiseau...
Qu'importe, se réveiller avec la lumière du jour puis s'enfouir sous les couvertures pour voler encore quelques heures. Ecouter le murmure de la nature même quand on est si proche de la civilisation, c'est magique.
01:30 Publié dans Ba, bla bla | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
samedi, 06 juin 2009
1er impromptu
Pour ma première tentative de rédaction en suivant les règles posées par les impromptus littéraire, la contrainte était la suivante :
commencer le texte par : " Il s’est dépêché de disparaître avant que l’erreur ait un visage "
Il s’est dépêché de disparaître avant que l’erreur ait un visage, vite, s’en aller, fuir plutôt.
Dans le noir, à tâtons, encore mal réveillé, il a tenté de deviner au toucher à qui appartenait cette chaussette ou ce bout de tissu froissé. Il a hésité devant la porte de la salle de bain, failli flancher lorsqu’il a effleuré des cheveux en bataille en récupérant sa montre.
La porte s’est ouverte sans grincer pour une fois. Peut-être un signe qu’il ne s’était pas du tout passé ce qu’il imaginait. Qu’il n’était pas là où il pensait avoir passé la moitié de la nuit.
Dans le noir, à tâtons, très bien réveillé désormais, il a fait ces gestes automatiques du retour chez soi après une journée bien remplie. Il s’est couché sans bruit pour ne pas éveiller la forme assoupie qu’il devinait dans la pénombre.
Ce soir, pendant la fête d’anniversaire de son meilleur ami, un peu ivre, un peu fatigué, il n’avait pas tourné la tête quand on l’avait tiré par la main pour l’emmener vers la chambre, loin de la pièce sombre où tout le monde dansait et riait.
Dans le noir, à tâtons, il avait empêché, d’un non presque murmuré, que la lumière se fit. Il s’est laissé faire au début. Mais pas longtemps. Il a vite voulu prendre une part active.
Couché à côté de sa femme, les yeux ouverts, il sait pourtant que toute cette obscurité n’aura servi à rien : l’erreur avait un visage. Celui de son meilleur ami.
22:24 Publié dans Ba, bla bla | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
jeudi, 16 avril 2009
Motus ?
J'imaginais que ça ne m'arriverait jamais un truc pareil.
Or, c'est pas du tout dans cet esprit que j'écris. C'est donc fort ennuyeux cette situation...
01:13 Publié dans Ba, bla bla | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
dimanche, 05 avril 2009
Tolérance Zéro
Je ne m'aime pas suffisament pour me parer de millions de vertus, je sais toutefois me reconnaître quelques qualités. Parmi celles-ci, je dirais qu'il y a la tolérance. La compréhension de ce qu'est l'autre même si c'est parfaitement antinomique avec ce que je suis profondément.
Il me semble que dans l'ensemble, si je suis une vraie pipelette capable de me moquer gentiment mais pas d'attaquer en règle, je suis vraiment capable d'accepter que mes amis soient complètement différents de moi. Je ne les aime pas parce que ou malgré le fait qu'ils sont différents mais je les aime comme ils sont c'est tout.
- Il ne me viendrait pas à l'esprit de courir un marathon ou de faire du sport 5 jours par semaine, est-ce que je regarde mes amis comme des détraqués pour autant ?
- Je suis plutôt du genre pas du tout encline à aimer être ivre pour m'éclater, savoir que mes potes ne savent pas où ils habitent certains soirs quand je les quitte ne m'empêche pas de les revoir.
- Si un jour j'ai des enfants, je sais que je n'aurai pas envie de les allaiter trop longtemps, est-ce que je suis choquée de savoir que pour certaines amies, il s'agit là de plus que d'un simple geste alimentaire ?
- Je ne crois pas en Dieu, j'ai peu de respect pour les instances cléricales et pourtant parmi mes amis se trouvent des personnes croyantes et pratiquantes avec qui j'ai des discussions trèscalmes et constructives.
Eh bien ce qui me peine, c'est que parfois, je me prends des remarques tout à fait malaimables sous prétexte que mon mode de vie n'est pas celui de mon entourage : lire la presse people, avoir la télé, regarder la nouvelle star (ou pire, regarder TF1), ne pas être saoule, aimer Lorie, ne pas détester les américains... C'est NUL ! C'est POURRI ! C'est de la MERDE !
Alors j'entends déjà claironner les : "mais tu t'en fous, assume ce que tu es, tu les emmerdes."
Oui, j'entends bien.
Mais.
A la 30.000ème fois, ou alors les jours de fatigue, se prendre ce style de remarque, ça m'agresse. Au sens 1er du terme. Sincèrement, je trouve ce type d'attitude violent.
Et vous savez ce qui me heurte le plus ? C'est que les gens qui me jugent le plus vsystématiquement sont en fait ceux qui s'élèvent le plus fort contre tous ces bien-pensants arriérés. Je n'ai pas la patience ou les bons mots pour argumenter alors je me tais la plupart du temps mais j'aimerais être en mesure de leur montrer le paradoxe absolu de leur attitude à mon égard...
22:49 Publié dans Ba, bla bla | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
samedi, 04 avril 2009
2008 ce fut...
Baltimore
Nantes
Nice
Pompei

02:05 Publié dans Ba, bla bla | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note



