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lundi, 30 avril 2012

La rentrée

 
 
Je ne me souviens pas si je portais des habits neufs pour la rentrée parce que les jours qui précédaient me sont très flous mais je crois que je prenais soin de remplir mon cartable avec des stylos neufs et de bien ranger mon cahier de brouillon tout lisse entre mon double décimètre et mon cahier de texte ou mon agenda. Les années où mon cartable crissait trop, je jouais des minutes entières avec la fermeture pour lui permettre de s'assouplir. Je n'ai jamais aimé les choses neuves, j'aime mieux la forme de l'habitude qu'elles prennent à l'usage -à mon usage s'entend...
 

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photo de clarapeix

 
Le premier jour, j'avais toujours cette sensation d'excitation accrochée à mon estomac, pas comme une douleur mais comme un poing à l'intérieur de mon torse qui serrerait doucement, réduisant sa taille. J'étais souvent un peu essoufflée, comme je le suis encore aujourd'hui à chaque événement un peu hors de l'habitude. Et puis hilare aussi. Oui, la rentrée ça m'a toujours rendue pleine de joie, même celles qui représentaient des moments de trouille horrible restaient remplies de sourire. Ce n'est de toute façon pas le premier jour que je suis dans la panique mais les suivants, ceux lors desquels je sais que je suis en route vers la galère. Au début j'ai toujours cet optimisme délirant, cette inconscience souriante qui me portent avec un sourire niais... Les jours de rentrée n'y ont jamais fait exception. Même la 6eme ou le lycée n'ont pas suffi à le changer.
 
J'arrivais donc sur mon lieu d'enseignement guillerette et prête à encaisser les nouvelles du jour. Quand j'étais "nouvelle" je faisais en sorte d'entrer dans les derniers pour m'asseoir à une table de deux déjà occupée et tenter d'engager le dialogue. Sinon c'est simple, je n'aurais jamais parlé à personne... Le reste du temps, j'avais donné rendez-vous à mes copines dans la cour donc je connaissais l'identité de ma future voisine. Mais j'étais quand même excitée/impatiente.
 
Aujourd'hui je vis encore des rentrées très souvent. 
En incorrigible optimiste, je me dis chaque fois que la semaine est neuve, que des choses belles et agréables vont venir remplacer les éventuelles contrariétés de la semaine précédente. 
 
Comme j'ai une vraie facilité de déconnexion un simple week-end de trois jours me donne une impression de coupure avec le travail. Chaque lundi est donc une mini-rentrée, chaque retour de vacances évidemment, et pas seulement quand je suis partie 3 semaines au bout du monde. 
 
Les jours de retour, je suis réveillée un peu avant l'heure, j'envisage semi-éveillée les jours à venir. Quand j'arrive au bureau, j'ai toujours la petite sensation d'appréhension, le serrement d'anticipation de l'estomac, qui m'accompagne quand je traverse le hall de l'immeuble.
 

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