dimanche, 21 octobre 2012
Fables

J'ai acheté direct 4 tomes. Il fallait que je sache de quoi il allait retourner.
Fables est donc une BD de Bill Willingham et James Jean.
Plantons le décor : À New-York de nos jours, certains des héros de nos contes de fées vivent parmi les humains. Ils ont un gouvernement et un mode fonctionnement parallèle à celui des humains mais doivent tous être capables de s'insérer dans la société dans laquelle ils vivent désormais.
Blanche-Neige est l'assistante personnelle de leur dirigeant. Elle et le prince charmant ont fini par divorcer.
Tout commence lorsque Jack (sans son haricot magique) déboule dans le bureau de blanche-neige : sa sœur Rose-Rouge a disparu et son appartement a été mis à sac. L'enquête, menée par le grand méchant loup, commence alors.
Ce livre est tout simplement magique : dès les premières cases j'ai voulu en savoir plus. Plus sur les personnages, plus sur l'enquête, plus sur les raisons de leur présence à New-York. De nombreuses informations sont données et d'autres complètement éludées. Les personnages et leur mode de fonctionnement sont vraiment travaillés, on a l'impression que, comme pour des grandes sagas, l'auteur a déjà imaginé des milliards de détails qu'il ne nous livre pas mais qui donnent de la profondeur aux situations.
Et chacun des pans est réellement traité : quel personnage devient quoi dans la vie de humains, quelles relations sont les leurs ? Pourquoi des personnages de contes de fée doivent-ils se réfugier à New-York alors qu'ils étaient censés vivre heureux, s'être mariés et avoir beaucoup d'enfants ? Mais bon sang de bois, qu'est-il arrivé à Rose-Rouge ?

La façon dont c'est mis en image, aussi, est vraiment chouette. Sur certaines pages on se retrouve avec une seule case qui fourmille de détails, sur d'autres chaque case apporte du ressort au déroulement de l'enquête. Il y a aussi cette façon de colorer différemment les souvenirs, les descriptions de l'autre monde et le moment présent, ce qui permet de toujours garder le fil.
J'ai enchaîné les tomes qui forment la première histoire en un dimanche matin, pas possible de me lever tant que je ne savais pas la suite. C'est typiquement le style de lecture jouissive d'un aprèm automnal de glandouille. On n'a pas eu le temps de déprimer sur le temps, trop occupé à découvrir et on est tellement content d'avoir lu un tel bijou...
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lundi, 25 juin 2012
Alger sans Mozart
L'Algérie, ce pays que je connais si peu à part les quelques souvenirs de cours d'histoire qui me restent. C'est là pourtant que se passe Alger sans Mozart -ce n'est pas une grande surprise au vu du titre, je vous l'accorde... Louise est adolescente, elle vit en Algérie un peu avant la décolonisation. Elle est française et aime son pays de façon viscérale. Et son pays, ce n'est pas la France métropolitaie, c'est l'Algérie française. Mais l'actualité va bientôt mettre à mal son identité.
Marc vit à Paris, il est réalisateur et il aime que sa vie sulfureuse fasse la une des journaux. Il est talentueux et respecté mais n'a pas l'air de respecter ni le autres ni lui-même. On comprend vite que lui aussi est marqué par l'Algérie.
Passé et présent, ce roman dévoile à travers le témoignage de la tante et de son neveu une dissection partiale et explosive de leur histoire familiale. Chaque chapitre est un monologue écrit à la première personne par l'un d'eux. Chacun a donc une dynamique et un style très différents.
Et après le premier chapitre, je m'inquiète de devoir faire un effort pour finir ce livre. Je ne connais rien des lieux décrits, l'écriture ne me plaît qu'à moitié, je n'arrive pas à trouver le fil qui va me tirer vers la page suivante.
La fascination me prend donc par surprise au chapitre suivant. Marc vomit son mépris, il n'a aucune douceur. Ses mots me laissent presque un goût métallique.
C'est lui qui m'explique ma réserve du début quand il se moque de sa tante : Louise et son enfermement dans un français désuet et plaintif m'agacent, j'ai envie de la secouer.
Mais Marc vaut-il mieux ?
Après trente pages ce fut réglé : il fallait que je sache, que je comprenne les liens entre ces deux révoltés à leur manière.
J'ai avalé l'histoire, fabriqué mon Alger, senti l'odeur du soleil sur les murs décrépis, frémi de dégoût et eu envie de la douceur de l'été sur les plages algériennes. J'ai appris beaucoup aussi sur l'Histoire et sur ces français devenus étrangers dans leur propre pays.
C'est étonnant et en même temps c'était bon de ne pas parvenir à aimer complètement les personnages principaux. Il y a plus de véracité dans les sentiments que je ressentais en lisant.
Quand la fin est arrivée, même si une partie m'a parue inévitable, j'ai eu envie de voir des films se passant en Algérie, pour confronter avec mes images mentales de cette histoire. Par contre, je n'avais pas envie de savoir la suite de la vie des personnages. C'était le moment de dire au revoir et c'était parfait.
Alger sans Mozart
Canesi & Rahmani
Ed Naïve
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vendredi, 14 octobre 2011
Brève histoire des morts
Ou comment détruire un roman entier de plaisir de lecture en 2 chapitres.11:50 Publié dans Ba lit | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
vendredi, 19 août 2011
4ème de couv'
Je me demande qui décide du contenu de la 4ème de couverture. Vous savez, ce truc censé servir de semi-résumé du livre mais pas vraiment, qui contiendrait un peu de teasing quand même pour te faire acheter l'objet en question.
Pourquoi me posé-je cette question ? Je me suis fait la réflexion ce matin en lisant ce qui figure sur le bouquin que je lis en ce moment. Un des livres les plus inutiles que j'aie lu depuis bien longtemps : plat autant stylistiquement que fictionnellement. Aucun intérêt, vraiment. Je m'ennuie mais même pas assez pour être énervée contre ce livre pourri trop nul. Je subis juste les 267 pages de platitude.
Or, sur la 4ème de couverture, il est écrit : "merveilleux théâtre de l'imaginaire" ou "mille saynètes" Quelle blague ! Quel mensonge, surtout !
Il me reste 12 pages et le plus excitant qui soit arrivé depuis le début c'est une course pour rattraper un enfant qui a volé une poupée. Je crois que je vous le raconte même de façon un peu trop enthousiaste, vous pourriez penser que c'est un chouette moment...
Je ne lis jamais la 4ème de couv' normalement. Parce que ça ruine le plus souvent ma lecture.
Et du coup, je me demande vraiment si l'auteur de la 4ème de couverture se rend compte ? est-ce qu'il a pour mission de mentir ? ou de ruiner les espoirs des lecteurs ? ou même de pourrir tout le plaisir de lecture en racontant TOUT le bouquin ?
Bref, j'ai ces 12 pages à lire depuis 2 semaines et je n'arrive pas à m'y résoudre. J'ai eu le temps de lire 5 autres trucs depuis et celui-là, il traine. Pourtant, comme pour les pansements, je devrais terminer un bon coup cette torture et liquider les quelques pages.
Allez, je fais ça ce soir en rentrant et je me débarrase de cette oeuvre dans la foulée...
00:01 Publié dans Ba lit | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note


