lundi, 25 juin 2012

Alger sans Mozart

 
Alger sans mozart.pngL'Algérie, ce pays que je connais si peu à part les quelques souvenirs de cours d'histoire qui me restent. C'est là pourtant que se passe Alger sans Mozart -ce n'est pas une grande surprise au vu du titre, je vous l'accorde...
 

Louise est adolescente, elle vit en Algérie un peu avant la décolonisation. Elle est française et aime son pays de façon viscérale. Et son pays, ce n'est pas la France métropolitaie, c'est l'Algérie française. Mais l'actualité va bientôt mettre à mal son identité.

 

Marc vit à Paris, il est réalisateur et il aime que sa vie sulfureuse fasse la une des journaux. Il est talentueux et respecté mais n'a pas l'air de respecter ni le autres ni lui-même. On comprend vite que lui aussi est marqué par l'Algérie.

Passé et présent, ce roman dévoile à travers le témoignage de la tante et de son neveu une dissection partiale et explosive de leur histoire familiale. Chaque chapitre est un monologue écrit à la première personne par l'un d'eux. Chacun a donc une dynamique et un style très différents.

Et après le premier chapitre, je m'inquiète de devoir faire un effort pour finir ce livre. Je ne connais rien des lieux décrits, l'écriture ne me plaît qu'à moitié, je n'arrive pas à trouver le fil qui va me tirer vers la page suivante.

La fascination me prend donc par surprise au chapitre suivant. Marc vomit son mépris, il n'a aucune douceur. Ses mots me laissent presque un goût métallique.
C'est lui qui m'explique ma réserve du début quand il se moque de sa tante  : Louise et son enfermement dans un français désuet et plaintif m'agacent, j'ai envie de la secouer.
Mais Marc vaut-il mieux ?

Après trente pages ce fut réglé : il fallait que je sache, que je comprenne les liens entre ces deux révoltés à leur manière.

J'ai avalé l'histoire, fabriqué mon Alger, senti l'odeur du soleil sur les murs décrépis, frémi de dégoût et eu envie de la douceur de l'été sur les plages algériennes. J'ai appris beaucoup aussi sur l'Histoire et sur ces français devenus étrangers dans leur propre pays.

C'est étonnant et en même temps c'était bon de ne pas parvenir à aimer complètement les personnages principaux. Il y a plus de véracité dans les sentiments que je ressentais en lisant.

Quand la fin est arrivée, même si une partie m'a parue inévitable, j'ai eu envie de voir des films se passant en Algérie, pour confronter avec mes images mentales de cette histoire. Par contre, je n'avais pas envie de savoir la suite de la vie des personnages. C'était le moment de dire au revoir et c'était parfait.

Alger sans Mozart
Canesi & Rahmani
Ed Naïve

14:51 Publié dans Ba lit | Lien permanent | Commentaires (3)

Commentaires

Tu me le prêteras ?

Écrit par : catnatt | lundi, 25 juin 2012

Ce qui est génial quand je lis tes textes, c'est que je les lis avec ton accent en tête.
C'est magique.

Écrit par : nico | lundi, 25 juin 2012

Je n'ai PAS d'accent !?

Écrit par : Baci | mardi, 24 juillet 2012

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