jeudi, 02 décembre 2010

Sanglot périssable

Qu'elle est belle, cette épitaphe !!

 

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mardi, 02 mars 2010

Miam Miam

 

Dès que j'ai vu les affiches de la nouvelle pièce d'Edouard Baer (mon amoureux secret mais tellement secret qu'il ne le sait pas lui-même) j'ai immédiatement pensé qu'il allait falloir trouver quelqu'un avec qui y aller. Le miracle s'est produit, pendant un mois j'ai limite compté les jours me séparant du soir où j'irais voir Miam miam.

miam_miam

 

Le point de départ de la pièce :
Luigi et le reste de sa troupe jouent dans une pièce de boulevard qui attire si peu de public qu'ils louent la salle en deuxième partie de soirée pour rentabiliser le théâtre. Réunions d'anciens combattants ou autre, ils ne sont pas difficiles, il suffit de payer. Un soir, sur un malentendu, ils louent la salle à quelqu'un qui croit avoir loué un resto pour un dîner. Ils ont 1h30 pour rendre le tout crédible.

Je vais commencer d'entrée par les reproches (qui sont les mêmes que la dernière fois d'ailleurs)  D'abord, c'est trop long, une vingtaine de minutes en moins rendrait la fin plus vivante, ça resserrerait un peu le tout. Il y a même un ou deux passages qu'on pourrait dégager à mon sens. Ensuite, il fait trop chaud dans ce théâtre. Au bout de 2 heures, l'inconfort est impossible à oublier, les jambes lourdes je gigote sur le siège. Ça n'a l'air de rien mais c'est pas agréable.

On passe au côté jouissif : C'est Edouard Baerien. Je ne vais pas mentir, je me fous de penser que c'est une posture ou qu'il joue un personnage ou même qu'il ne sait rien faire d'autre, je suis absolument fan d'Edouard Baer donc je ne suis jamais autre chose qu'éblouie. Donc gros premier point positif.

C'est riche et éclectique. Impossible de tout citer, ce serait long et puis je veux laisser des surprises, mais y a vraiment plein de trouvailles. Ça bouge, ça danse, ça chante. On voit des marionnettes, des fausses pub à l'ancienne, des numéros de music hall... On en prend plein les yeux et on ne s'attend pas souvent à ce qui va suivre. Y a vraiment un petit côté rocambolesque très agréable.

Les comédiens sont géniaux. On sent l'alchimie qui existe entre eux. Celle qui fait qu'on parvient à se persuader qu'ils sont en totale improvisation. Alors que vu les dialogues, évidemment qu'on est très loin d'une soirée free style. En plus, tout fonctionne très bien.

En résumé donc, si on oublie la salle pas confortable, c'est très bien. Bon, il y a quelques longueurs par moments mais la qualité des idées et de l'ensemble est telle que j'ai envie de dire que ça excuse mes râleries d'introduction...

 

06:41 Publié dans (ba)rtist | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 16 janvier 2010

La sagesse commence dans l'émerveillement

 

Eh bien bonne année à tout le monde.
Pour le moment, si je suis objective, la mienne commence très bien.
Je ne suis pas loin de croire que je vais avancer enfin vers demain, après, plus tard...
 
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Cette photo symbolise un des moments de grâce de mon année 2009, j'ai envie de croire que la choisir me permettra de parsemer 2010 d'instants de grâce.

Je fais le voeu que ça fonctionne pour vous aussi.

 

A très vite

 

23:44 Publié dans (ba)rtist | Lien permanent | Commentaires (3)

samedi, 19 décembre 2009

L'illusion conjugale

Un soir de décembre, alors que e m'apprêtais à aller acheter mon sapin de noël, j'ai reçu ZE coup de téléphone qui fait tellement plaisir que direct les joues se crispent de plaisir. C'était un moment de plaisir en vue rien que pour le bonheur de papoter un peu mais en plus, on y ajoute un passage au théâtre impromptu. Je dis évidemment banco.


l-illusion-conjugale.jpgJeanne et Maxime sont mariés depuis un moment et toujours amoureux. Jeanne a toujours soupçonné Maxime d'être resté un coureur. L'heure des aveux aurait-elle sonné ?

Le théâtre pour commencer est un petit bonbon. Caché au fond d'une cour, assez petit, il me semble délicieux.
Une fois installées, pas le temps d'un soupir, ça commence déjà, on était très juste. Quelques regards complices pendant la pièce, un ou deux chuchotements discrets sur nos voisins ou la robe d'Isabelle Gélinas, pas plus. Nous regardons attentivement.

La pièce part très fort, un couple apparemment marié depuis un petit moment discute calmement de leurs aventures extra-conjugales respectives. Ou plutôt, Madame cuisine Monsieur. Elle sait qu'il a eu des maîtresses, elle veut savoir combien. Ok répond-il, mais alors je veux savoir pour toi.
Un accord semble passé. Maxime commence et annonce 12 femmes. Il insiste pour que Jeanne lui dise à son tour son tableau de chasse : un seul.

Ce n'est pas un vaudeville, il n'y a donc pas d'amant caché sous le canapé, de maîtresse enfermée dans la buanderie, de portes qui claquent, de domestiques dans la confidence. Ca ne va pas à 100 à l'heure au rythme de rebondissements rocambolesques. Mais ce n'est pas pour autant sinistre. Au contraire, j'ai trouvé la pièce plutôt drôle, les acteurs pas mal du tout. Mention spéciale à José Paul dont j'oublie toujours le nom mais qui parvient très bien à faire passer des choses, même en silence. La mise en scène mise justement beaucoup sur les comportements non verbaux des personnages, ça rajoute une dimension visuelle à cette pièce au décor assez vide finalement.

Surtout, j'ai été fascinée par le jeu auquel se livre ce couple. Parfois limite mal à l'aise, je les regardais se porter les coups, avec le sourire. Au bout d'un moment, on ne sait plus très bien qui manipule qui, qui ment, qui souffre, qui a intérêt à faire durer ce petit jeu.
Et toutes ces questions soulevées en filigrane : est-ce qu'un seul amant, c'est plus grave que 12 ? Peut-on continuer à aimer quand on ne fait que mentir ? L'amitié est-elle au-dessus de l'amour ? Vaut-il mieux savoir qui sont les amant(e)s ou rester dans le flou ?

Au Théâtre de l'œuvre à Paris jusqu'au 20 décembre.

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