dimanche, 02 août 2009
Là-haut
Un vieux monsieur carré est amoureux d'une frêle vieille dame qui le lui rend bien. Ils sont ensemble depuis très longtemps et c'est juste tellement joli de les voir si heureux et complices. Et voila que la frêle vieille dame s'affaiblit puis meurt, laissant le monsieur carré tout seul dans leur très jolie maison peinte de toutes les couleurs. Juste au moment où le vieux monsieur carré avait décidé d'offrir un voyage en Amérique du Sud à la frêle vielle dame : ils rêvaient depuis tout petits d'être des aventuriers, c'était l'occasion, enfin.11:08 Publié dans Du pop-corn, Ba ? | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
mardi, 16 juin 2009
Tellement proches
Au départ il y a trois frères et sœurs. Tellement proches.
La sœur gérante de supérette, mariée à un exGO et mère de 2 garçons dont un hyperactif qui accumule les bêtises. Le frère avocat, dont la femme mère au foyer s’occupe de donner la meilleure éducation possible à leurs 2 filles dont la plus grande, encore à la maternelle, joue de la trompette, de la guitare et du piano et chante en allemand dans le texte. La petite dernière vendeuse dans le commerce de la grande, célibataire et un peu perdue.
Et puis il y a aussi le père de l’ex-GO, les copains de thé dansant, la baby-sitter, les clients de l’avocat, l’institutrice, les employés de la grande sœur, le mec de la petite sœur, la mamie qui veut passer le permis…
Ça commence comme une sitcom : une soirée réunissant cette famille tellement proche. Un dîner en famille auquel personne n’a vraiment envie d’assister, des gags visuels, des phrases choc, des situations apocalyptiques qui font que j’ai ri bien fort en découvrant tout ce petit monde.
Quand tout à coup... il y a comme un hic, un os, un grain de sable, un souci… Ça y est, je suis attachée à tout ce petit monde et pile là, ça bascule. Pas dans le n’importe quoi -si vous suivez un peu, vous avez noté qu’on y est déjà- non, juste dans une ambiance différente. Il reste des rires oui, mais pas seulement. Il y a aussi de l’émotion quand même, et l’envie puérile que ça se finisse bien.
Les acteurs sont tout pile parfaits, d’une justesse et d’un à-propos géniaux. Vincent Elbaz est toujours mon amoureux secret, Isabelle Carré pile à sa place dans ce rôle inhabituel, Omar Sy sur le fil ne tombe pas dans la caricature. Mention spéciale à Pierre Bénichou juste génial : drôle et attendrissant dans son rôle de coiffeur chauve et perruqué à la retraite.
Je ne vais pas dire que ce film m’a fait réfléchir sur le sens de la vie bien sûr mais il m’a emportée tout bêtement. J’ai passé un bon moment avec cette famille loufoque, qui ne pourrait pas être la mienne, qui n’est a priori pas très crédible et à laquelle pourtant, le casting a réussi à me faire croire.
On y parle en francs parce que ça se passe dans les années 90, on y revoit les modems qui se connectent en faisant le bruit du téléphone, on découvre d’horribles immeubles cristoliens, bref, j’ai trouvé ce film vraiment drôle (j’ai ri aux éclats plus d’une fois), tendre, tout mimi, émouvant et joyeux.
Ca sort demain et sincèrement, si vous avez envie d’une chouette comédie française pas obsédée par les clichés générationnels, ben faut y aller.
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jeudi, 26 février 2009
Le vrai faux scandale
Vincent G.
11.02.09 | 13h22
Moi je suis d'accord avec Dany Boon. Je n'avais pas autant rigolé au cinéma depuis le dîner de cons. Mais manifestement, le rire ne fait pas partie des critères pour les Césars.
Source Le Monde
suite à cet article
Eh bien non, Vincent, je me dois de te l’indiquer puisque visiblement tu ne le sais pas encore, le rire n’est pas un critère faisant d’un film un bon film au sens artistique du terme. Entendons-nous bien, je ne doute pas que Bienvenue chez les Ch'tis soit un bon film de comédie et je ne dis pas non plus qu’une comédie n’aurait pas sa place aux Césars ou sur toute autre liste de récompenses, mais on ne peut pas considérer que dans tous les cas, l’équation « blockbuster = bon film » soit vérifiable.
Je suis désolée de le dire mais certains des films que j’ai le plus aimés n’ont rien d’autre à leur actif qu’un excellent scénario. Le reste n’est pas forcément mauvais mais ne sort pas de l’ordinaire. A l’inverse, certains films des plus soporifiques à mon sens avaient pourtant objectivement des costumes sublimes, des idées de réalisation tout à fait innovantes…
L’idée n’est pas de dire que le film de Dany Boon est nul. Plutôt de dire qu’au niveau cinématographique, il n’innove probablement pas par grand-chose si on excepte l’idée développée. Sur ce point d’ailleurs, tout le monde s’accorde… La preuve, le film est en lice pour le meilleur scénario.
Alors M. Boon -que par ailleurs j’aime bien- s’insurge de ce que l’intelligentsia parisienne serait méprisante avec les films populaires. Je veux bien... Seulement voila… à part le scénario, que peut-on relever chez les Ch'tis ? trouve t-on des idées de cadrage jamais vues ? les décors sont-ils particulièrement époustouflants ? les costumes ont-ils été très soignés ? la bande son est-elle d’une qualité hors du commun ?
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dimanche, 01 février 2009
Le Parrain
Il est des films dont la seule mention déchaîne des passions voire des interrogations hallucinées : quoi ?? tu n'as jamais vu Rocky ?? tu plaisantes ? tu veux me faire croire que tu ne connais pas Taxi driver ? mais comment est-il possible que tu n'aies jamais regardé un film de Truffaut ?
Parmi ces lacunes monumentales figurait donc le Parrain. La trilogie entière manquait à ma culture. J'avais lancé d'un air intéressé un jour "oh vous avez le Parrain ? Je l'ai jamais vu, je le regarderais bien..." Et hop magie je suis conviée à sa diffusion blue ray. Il y a des offres qu'on ne peut pas refuser...
On a enchaîné le n°1 et le n°2. Génial !
Le Parrain, c'est l'histoire de la famille Corleone, italiens d'origine sicilienne qui sévissent à New-York. On les rencontre à la fin de la 2ème Guerre Mondiale. C'est Don Corleone qui les dirige. Il a l'air d'un gentil papi mais faut pas se méprendre, c'est un tueur ! Les plans machiavéliques, les mystères, la pression, la gestion des ennemis et la mainmise sur tous les membres de la famille, c'est lui.
Contrairement à ce que je m'étais imaginé, ce n'est pas juste une histoire de guerre des gangs. Bien sûr, la question de savoir quelle famille va dominer les autres est là mais ce n'est pas ça, le fond du problème. Ce film est beaucoup plus complexe et profond que je ne l'avais imaginé. A force d'en entendre parler partout, je m'en étais fait une idée tronquée de film culte pour ado qui veut faire le beau gosse. En fait, c'est d'une richesse et d'une minutie folle. Il pose plein de questions.
Est-on prédestiné par son origine familiale ? L'honneur a t-il des limites ? Apollonia a t-elle de beaux seins ? Le pardon, le vrai, est-il possible ? Ne vaut-il pas mieux parfois cesser de lutter ? Qu'est-ce que la famille : celle du sang, celle du coeur, celle de la reconnaissance ?
Je sais déjà que je vais le revoir. Il y a des personnages secondaires auxquels je n'ai pas prêté suffisamment attention, des détails qui prendront sens, des péripéties que je veux revoir. Je suis loin d'être technicienne et je ne l'ai pas regardé dans des conditions de recueillement mais il y a plein de choses (des scènes, des costumes, des regards, des phrases) qui m'ont marqué quand même. Je veux me replonger dans cette ambiance.
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lundi, 18 août 2008
Wanted
Wesley Gibson, c'est le looser atomique. Celui dont on se dit qu'il n'est pas si laid et qu'il ne devait pas être si mauvais en classe mais qui vivote dans un boulot un peu pourri, avec une chef qui profite de sa faiblesse, une chérie plutôt jolie mais qui le trompe avec son meilleur pote… Bref, Wesley Gibson, c'est un peu le syndrome du gentil basset maladroit qu'on peut martyriser à souhait.
Et un jour, le looser atomique croise Fox, la bombasse atomique incarnée par la Jolie. Après quelques minutes de péripéties en sa compagnie, il découvre qu'en fait, il n'est peut-être pas si looser que ça…. Voire même, il serait un homme hors du commun.
Visuellement, j'ai trouvé ce film à tomber. Bien sûr, il y a une tonne d'effets spéciaux puisque c'est un film d'action qui bouge beaucoup et met en scène des personnages hors du commun. Mais, ô joie, pas une seule fois je ne suis sortie du film pour me dire « Oh mais non, c'est trop gros là… » C'est très beau, très bien fait, les décors très bien choisis, l'ambiance musicale tout à fait adaptée.
Pour le reste, je ne demande pas à ce type d'histoire d'être possible, juste d'être plausible. (J'accepte par exemple sans complexe l'idée que les X Men existent tant que l'histoire autour tient la route.) Et ici, c'est le cas. Alors certes, le scénario ne va pas révolutionner le monde. C'est simple et basique, les quelques rebondissements sont parfois même prévisibles mais c'est très efficace et tout ceci respecte parfaitement les codes du genre.
Verdict : J'ai vraiment passé un très bon moment sur mon siège de ciné. J'ai même trouvé Angelina Jolie pas mal… c'est vous dire…
09:04 Publié dans Du pop-corn, Ba ? | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
vendredi, 04 juillet 2008
To be Seen
Un Maurice Pialat (va falloir que je sache comment choisir maintenant...)
Casablanca (scène de fin mythique vue 20 fois mais pas le film...)
Orange Mécanique (j'écoute souvent la BO et pourtant, aucune idée du thème ni rien)
Hotel du Nord (Atmosphère quoi...)
Internal Affairs (Après en avoir entendu parler lors d'une soirée ciné, j'ai super envie de découvrir)
Fight Club (Je vais le lire sous peu, donc ensuite, je serais curieuse de découvrir ce film devenu symbolique pour toute une génération)
In the mood for love (Ben oui, mon inculture cinématographique est assez abyssale)

01:24 Publié dans Du pop-corn, Ba ? | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
mercredi, 04 juin 2008
Indiana Jones

Je vous aurais bien raconté comment le crane de cristal du British Museum ressemble pas tellement à celui que Indiana recherche dans le film mais c'est pas le sujet.
Je vous aurais bien dit que cet épisode m'a déçue parce qu'on dirait une sorte de pastiche et que du coup j'ai été déçue. Et en même temps, j'ai pas vu le temps passer du tout.
Dans cet opus intitulé Indiana Jones et les 7 boules de cristal, c'est le grand n'importe quoi de l'improbable. On cherche parfois limite Tintin tellement certaines scènes sont grotesques et puis on se dit finalement que c'est peut-être Lara Croft qui va apparaître derrière le tas de caisses en bois là-bas, mais en fait non ! Car voila qu'on retrouve le Professeur Tournesol, en fait... Y a aussi un peu de James Bond. Mac Gyver apporte même ses connaissances en poudre à canon. Des graves erreurs "d'ambiance" à mon sens.
Mention spéciale à Cate Blanchett particulièrement contre-performante, à Shia LaBeouf qui manie super bien le peigne et à mon organisation sans faille qui nous a fait rater les 5 premières minutes.
En bref, je vous aurais bien raconté le film mais ça n'en vaut pas la peine. On était tous d'accord pour le dire en sortant du ciné. Alors on s'est consolé autour d'un verre (et d'une tartine pour l'affamée que je suis) dans un café sympa où d'après ma cop, le serveur (plutôt comestible pour l'affamée que je suis) aurait été d'accord pour prendre mon numéro de tél. Mais je suis franchement pas si sûre...
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vendredi, 28 décembre 2007
Il était une fois
Ce film met de bonne humeur. Définitivement. Parce qu'il y a de la chanson digne de Disney, parce que les acteurs, les images sont tout lumineux, parce que c'est plein de bons sentiments, parce que New-York, parce que Docteur Mamour... mais surtout, parce que c'est très drôle. Si si je vous assure : j'ai ri à gorge déployée à de nombreuses reprises. Il y a énormément d'ironie, de références et de détournements des clichés de ce style de film. (avec notamment la fameuse scène façon Blanche-Neige où on voit des blattes aider la princesse à faire le ménage en chanson !!)
Et puis, ce qui ne gâche rien, les acteurs sont vraiment très bons ! Incroyable à dire mais l'actrice principale est absolument crédible en princesse naïve échappée du pays des contes de fée qui s'étonne à voix très haute, est ébahie de chaque détail, s'émeut de tout. Ne parlons pas de James Marsden, au top en prince fat et bellâtre...
De toute façon, même sans tous ces arguments tout droit venus de bisounoursland, en toute objectivité et adulterie, un film qui contient des morceaux de chanson qui disent :
" Four lips are the only things that touch
So to spend a life of endless bliss
Just find who you love through true love's kiss"
et qui disent aussi :
"You've got to show her you need her
Don't treat her like a mind reader
Each day do something to need her
To believe you love her"
et bien, FORCEMENT, c'est un film trooop bien !
^^
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lundi, 19 novembre 2007
American Gangster
Fin des années 60 début des années 70, la guerre du Vietnam fait rage. C'est aussi l'époque de la French Connection. On est à New-York où sevit la mafia. Et les Etats-Unis doivent faire face à un véritable problème de santé publique : la vente de drogue se développe à toute vitesse. On crée donc des services spécialisés dans le démantèlement de réseaux pendant que la police classique arrête les petits dealers.
Et c'est dans cette ambiance qu'on va suivre en parallèle (i) la première enquête aux stups d'un flic un peu looser mais intègre et (ii) l'ascencion fulgurante d'un génie de l'organisation de malfaiteurs qui parvient à faire de l'ombre à tous les gagnsters en place à l'époque.
Je me souviens qu'à un moment je me suis dit : "bon, quand est-ce que ça commence ?" mais je me souviens aussi qu'ensuite je suis restée scotchée à l'histoire. Parce que vraiment, une grande force de ce film, c'est définitivement le scénario.
L'autre grande force c'est bien sûr le casting fabuleux (tous, tous, sont tellement crédibles que je me demande presque s'ils jouaient la comédie...) et, un peu comme dans les Affranchis je trouve, c'est le sens du détail le plus infime (galerie de personnages fouillés, anecdotes, décors...) J'ai même été la seule sursauté au moment le moins inattendu de tout le film, c'est dire si c'était prenant.
J'ai affronté la grève, le froid et la pluie pour aller le voir ce soir. Ensuite, j'ai failli mourir de faim en attendant que ma soupe petit pois menthe réchauffe. Et franchement, ça valait sacrément le coup ! Bref, courez-y...
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mardi, 09 octobre 2007
Les Affranchis
Oui oui, je sais, j'ai 52 lunes de retard mais que voulez-vous on découvre les classiques quand on peut… Comme j'ai la chance qu'on veuille m'aider à acquérir les bases de la culture cinématographique, je viens de découvrir ce film hallucinant.
"As far back as I can remember, I've always wanted to become a gangster. To me, being a gangster was better than being President of the United States"
Henry vient de mettre un pied dans son rêve et ne le lâchera pour rien au monde.
Et à le regarder grandir et évoluer au milieu de tous ces mafieux, on se dit d'ailleurs qu'il a réussi son pari. Sauf que… les contes de fée existent-ils vraiment ?
Les scènes géniales sont légions, les personnages fabuleusement bien écrits ET interprétés (quelle que soit leur importance dans le film), l'ambiance sonore et visuelle est époustouflante. Je trouve qu'on suit bien son ascension, au petit Henry : je me sentais vraiment associée à la montée de son sentiment de toute puissance, je n'avais pas même de pitié pour tous ceux qu'il piétinait (au sens propre comme au sens figuré), j'étais en totale empathie, tout le film. J'ai aussi été fascinée par le jusqu'auboutisme de cet homme. Il veut toujours plus de ce sentiment de puissance, de cette aura que lui procure chacune des infractions commises. Contre toute logique, contre tous ceux qui comptent, envers et contre les mises en garde de ceux-là mêmes qui l'ont introduit dans le milieu…
C'est pas tout ça, mais si tout ce qu'il me reste à découvrir est du même tonneau, j'ai hâte de continuer mon initiation…
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