dimanche, 29 juin 2008
J'étais là
Ou comment un clip m'a filé la chair de poule.
Les paroles de cette chanson de Zazie sont déjà assez dures, je trouve. Mais le clip, tout minimaliste, en rajoute une couche.
Zazie toute seule, accusée par ses propres mots, j'ai trouvé ça très fort !
J’étais là tu vois, lui à côté de moi
On avait six ans
On jouait comme des enfants, au docteur
Au docteurJ’étais là, je voyais sur son corps les plaies,
Les marques, les bleus
J’en croyais pas mes yeux,
Mes yeuxEt lui qui m’disait “J’suis un dur
Tu vois les brûlures là, sur mes bras
J’les sens pas
J’les sens pas”J’étais là, j’ai rien dit
Et puis j’suis partie de chez lui
Si j’y suis retournée ?
Plus jamais
Plus jamaisJ’étais là, comme lui, j’avais quinze ans à peine
On était dans la cave, chez ses parents
Je l’aimais tant
Faut dire qu’il était beau, mais il se piquait, mon héros, à l’héro
J’étais là quand sa mère est venue me dire
“C’est fini, on l’enterre lundi
Lundi”J’ai pleuré bien sûr, j’ai pleuré
Puis j’ai recommencé à traîner dehors
DehorsJ’étais là en octobre 80, après la bombe Copernic
Oui, j’étais à la manif
Avec tous mes copains
J’étais là, c’est vrai qu’on n’y comprenait rien
Mais on trouvait ça bien
Ça bienOui, j’étais là pour aider,
Pour le sida, les sans-papiers
J’ai chanté
ChantéSûr que j’étais là pour faire la fête
Et j’ai levé mon verre à ceux qui n’ont plus rien
Encore un verre, on n’y peut rien
J’étais là devant ma télé à vingt heures
J’ai vu le monde s’agiter
S’agiterJ’étais là, je savais tout de la Somalie,
Du Bangladesh et du Rwanda
J’étais là
J’ai bien vu le sort que le Nord réserve au Sud
Bien compris le mépris,
J’étais là pour compter les morts
J’étais là et je n’ai rien faitEt je n’ai rien fait
J’étais là pourtant
J’étais là et je n’ai rien fait
Je n’ai rien fait
01:34 Publié dans Ba zik | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
samedi, 24 mai 2008
Le petit vent du désert
J'aime toute la BO d'Atomik Circus. Parce qu'elle est comme le film : déjantée, éclectique, inattendue.
Et je trouve cette chanson d'une sensualité inouïe. Pas seulement à cause des paroles mais aussi de l'ambiance, de la voix, du rythme. C'est lent et un peu hypnotique, on se laisse un peu emporter et puis soudain...
J’aspire un peu d’air
Le petit vent du désert
Quelques notes de musique
Une ambiance bucolique
Je te vois mon amour
Quelque part sur la piste
Rejoins-moi pour un tour
Et quelques pas sur la piste
Donnez-moi un baiser
Sur un slow endiablé
Quand vos mains accrochées
Sur mes hanches, me feront tourner
Sentez-vous mon corps
Pressé contre vous
Mon parfum vous endort
Votre nez dans mon cou
Avez-vous aimé
Ce slow endiablé
Aimez-vous sous nos lèvres
Nos langues se balancer
Je sens votre corps
Tremblant, détrempé
Goûtez au bonheur
Laissez-vous aller
Le petit vent du désert
T’a enlevé mon amour
Sous mon corsage ouvert
J’attendrai ton retour
Que tu sèmes tes baisers
Dans le creux de mon oreille
Je saurai patienter
Qu’un baiser me réveille
Et je me suis lancée
Dans un slow effréné
Vos baisers dans mon cou
Pressé tout contre vous
Mon corsage ouvert
Où vos yeux se perdent
Je me suis évanouie
Mon amour aussi …
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mardi, 06 mai 2008
Ironic
He won the lottery and died the next day
It's a black fly in your Chardonnay
It's a death row pardon two minutes too late
Isn't it ironic... don't you think
It's like rain on your wedding day
It's a free ride when you've already paid
It's the good advice that you just didn't take
Who would've thought.... it figures
Mr. Play It Safe was afraid to fly
He packed his suitcase and kissed his kids good-bye
He waited his whole damn life to take that flight
And as the plane crashed down he thought
"Well isn't this nice...."
And isn't it ironic.... don't you think
It's like rain on your wedding day
It's a free ride when you've already paid
It's a good advice that you just didn't take
Well life has a funny way of sneaking up on you
When you think everything's okay and everything's going right
And life has a funny way of helping you out when
You think everything's gone wrong and everything blows up
In your face
A traffic jam when you're already late
A no-smoking sign on your cigarette break
It's like ten thousand spoons when all you need is a knife
It's meeting the man of my dreams
And then meeting his beautiful wife
And isn't it ironic... don't you think
A little too ironic... and yeah I really do think...
It's like rain on your wedding day
It's a free ride when you've already paid
It's a good advice that you just didn't take
Life has a funny way of sneaking up on you
Life has a funny, funny way of helping you out
Helping you out
07:43 Publié dans Ba zik | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mardi, 01 avril 2008
Je chante...
Même pas honte, j'avoue, je fais mon coming out : depuis toujours, je suis une fan absolue de Simon & Garfunkel. Oui oui, les deux has been des années 50-60.
C'est au point que j'avais trainé mon chéri les voir à Bercy il y a trois ans. Et même que j'en avais mal au ventre d'excitation une semaine avant et que j'ai payé une fortune pour y assister...
On était un peu les jeunots de la salle, tout le monde avait l'âge de mes parents (c'est ma maman qui m'a fait découvrir cette musique grâce à son radiocassette dans la voiture) et mes voisins ne faisaient donc pas les foufous à mort... Mais c'est pas grave, j'ai quand même chanté à tue-tête tous les morceaux pendant que mon accompagnateur faisait semblant de ne pas s'ennuyer, même pas pendant ce qu'il appelait "la chanson des suicidés" (parsely, sage, rosemary and thyme). Et puis à un moment, ils ont joué Like a bridge over troubled water, je l'aime beaucoup celle-ci, j'en avais les larmes aux yeux !
Or, depuis ce matin, je chante en boucle une de mes chansons préférées d'eux (à part un petit interlude Cités d'Or à cause de twitteriens) et je me suis dit qu'il fallait que je vous la fasse partager. Après tout, tous les hurluberlus de ma rue de boulot m'ont entendue la chante, je ne vais pas vous priver ! Sauf que ce n'est pas ma voix mais la leur... Vous perdez un peu au change, c'est sûr mais bon...
19:24 Publié dans Ba zik | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
samedi, 22 mars 2008
Mix
Si j'avais pensé/osé sortir mon appareil photo, j'aurais comme images pour illustrer cette note :
- deux verres de bière (merci d'ailleurs ! Je l'ai même pas dit...) sur un comptoir en zinc
- son profil dansant dans le noir
- le clavier avec sa tenue venue d'une autre galaxie (t-shirt blanc tout étiré et pull atroce même si on est daltonien)
- le barthounet qui regarde le public depuis dessous sa frange trop longue
- un burger de la mort
- son regard attentif et frondeur et profond
- une rencontre (oui, je sais c'est difficile à immortaliser)
- un soupir souriant à la fin de cette soirée qui me faisait un peu peur (pareil que la ligne précédente)
Que je vous parle de la musique aussi :
Barth il a une voix que j'adore : une peu gravilloneuse et en même temps très claire. Je ne m'explique pas ce paradoxe. En plus, sa voix parlée est toute différente.
Barth, il joue des chansons qui bougent bien ("customer 5"... yeah !!) et d'autres plus tranquilles ; elles ne se ressemblent pas toutes et en même temps, je trouve qu'on dirait qu'elles forment un tout.
Barth, il arrange certaines de ses chansons pour que le clavier, il sonne comme le piano psychédélique dans les chansons des Doors, je trouve (je suis certaine que ce type de clavier a un nom et je ne le retrouve plus) et j'adore
Barth, j'ai à la fois l'impression que c'est de la musique "facile" (je veux dire, à mon niveau, agréable dès la première écoute) et que ses chansons sont tout sauf dues au hasard, comme si chaque détail avait été travaillé.
02:02 Publié dans Ba zik | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
vendredi, 29 février 2008
L'appuntamento
C'est pas pour faire ma busy girl mais quand même j'ai des milliards de choses à faire : aller chez Borders, manger du peanut butter à toutes les sauces, mettre de la cannelle dans ma vie, papoter avec la fée... Et surtout, acheter un cable usb pour pouvoir illustrer une ou deux idées de notes.
Bref, en attendant, je vous fais partager une chanson et je me la pète 5 minutes parce que j'ai trouvé toute seule comment vous mettre la musique en écoute ! Yeah...
Note pour moi-même : ne pas remettre les pieds chez Urban Outfitters sous peine d'acheter la moitié des sacs et 1/4 du reste du magasin..
Ho sbagliato tante volte ormai che lo so già
che oggi quasi certamente
sto sbagliando su di te ma una volta in più
che cosa può cambiare nella vita mia...
accettare questo strano appuntamento
è stata una pazzia!
Sono triste tra la gente
che mi sta passando accanto
ma la nostalgia di rivedere te
è forte più del pianto:
questo sole accende sul mio volto
un segno di speranza.
Sto aspettando quando ad un tratto
ti vedrò spuntare in lontananza!
Amore, fai presto, io non resisto...
se tu non arrivi non esisto
non esisto, non esisto...
e cambiato il tempo e sta piovendo
ma resto ad aspettare
non m'importa cosa il mondo può pensare
io non me ne voglio andare.
io mi guardo dentro e mi domando
ma non sento niente;
sono solo un resto di speranza
perduta tra la gente.
Amore è già tardi e non resisto...
se tu non arrivi non esisto
non esisto, non esisto...
luci, macchine, vetrine, strade
tutto quanto si confonde nella mente
la mia ombra si è stancata di seguirmi
il giorno muore lentamente.
Non mi resta che tornare a casa mia
alla mia triste vita
questa vita che volevo dare a te
l' hai sbriciolata tra le dita.
Amore perdono ma non resisto...
adesso per sempre non esisto
non esisto, non esisto...
En passant, pour info,
c'est entre autres la chanson de fin de
Ocean's Twelve
14:19 Publié dans Ba trip, Ba zik | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
lundi, 28 janvier 2008
Mais c'est quoi ce truc ??
23:48 Publié dans Ba zik | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
mardi, 08 janvier 2008
We are the world
Challenge week : la solidarité, la suite !
Quand j'étais petite, j'avais le maxi 45 tours (oui, je suis trèèèès vieille) et j'adorais écouter cette chanson bien fort en chantant en yaourt.
There comes a time when we heed a certain call
When the world must come together as one
There are people dying
and its time to lend a hand to life
There greatest gift of all
We cant go on pretending day by day
That someone, somewhere will
soon make a change
We are all a part of Gods great big family
And the truth, you know,
Love is all we need
We are the world, we are the children
We are the ones who make a brighter day
So lets start giving
Theres a choice we're making
We're saving out own lives
its true we'll make a better day
Just you and me
know that someone cares
And their lives will be stronger and free
As God has shown us by turning stones to brend
So we all must lend a helping hand
We are the world, we are the children
Theres a choice we're making
We're saving out own lives
its true we'll make a better day
Just you and me
When you're down and out, there
seems no hope at all
But if you just believe
theres no way we can fall
Let us realize that a change can only come
When we stand together as one
We are the world, we are the children
We are the ones who make a brighter day
So lets start giving
Theres a choice we're making
We're saving out own lives
its true we'll make a better day
Just you and me
22:49 Publié dans Ba zik | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
jeudi, 06 décembre 2007
TOULOUSE
Parfois au fond de moi se ranime
L'eau verte du Canal du Midi
Et la brique rouge des Minimes
Ô mon "pays", Ô Toulouse, Ô Toulouse
Je reprends l'avenue vers l'école
Mon cartable est bourré de coups de poing
Ici, si tu cognes tu gagnes
Ici, même les mémés aiment la castagne
Ô mon "pays", Ô Toulouse
Un torrent de cailloux roule dans ton accent
Ta violence bouillonne jusque dans tes violettes
On se traite de cons à peine qu'on se traite
Il y a de l'orage dans l'air, et pourtant...
L'Eglise St Sernin illumine le soir
D'une fleur de corail que le soleil arrose
C'est peut-être pour ça, malgré ton rouge et noir,
C'est peut-être pour ça qu'on te dit "Ville Rose"
Je revois ton pavé, ô ma cité gasconne
Ton trottoir éventré sur les tuyaux du gaz
Est-ce l'Espagne en toi qui pousse un peu sa corne?
Ou serait-ce dans tes tripes une bulle de jazz?
Voici le Capitole, j'y arrête mes pas
Les ténors enrhumés tremblaient sous leurs ventouses
J'entends encore l'écho de la voix de Papa
C'était en ce temps là mon seul chanteur de blues
Aujourd'hui tes buildings grimpent haut, ôô
A Blagnac tes avions sont plus beaux
Si l'un, te ramène sur cette ville,
Pourrais-je encore y revoir ma pincée de tuiles?
Ô mon pays, Ô Toulouse,
ÔÔÔ TOULOUSE

00:52 Publié dans Ba zik | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
samedi, 13 octobre 2007
Tu m'attires
Un oeil ouvert un cheveu ordinaire
Un bras léger une épaule allongée
Tu m'attires
D'abord un signe un rien qui te désigne
Ton cou tendu ton bas du dos fendu
Ta peau qui perle et tes secrets déferlent
Tu m'attires
D'abord un geste puis viendra le reste
Sous ma rosée je voudrais tout oser
Mais devant toi je regarde mes doigts
Tu m'attires
Allume éteins éloigne-toi reviens
Ne parle pas mais parle moi tout bas
Ferme les yeux et regarde-moi mieux
Tu m'attires
Je sens ta voix dans tes yeux je me vois
Je te respire tu me plais tu m'inspires
Jusqu'à demain je danse dans tes mains
J'entends ta force appeler mon écorce
Tu es tout près tu es là tu es prêt
Dans un instant nous sortirons du temps
Tu m'attires
D'abord un corps entre mille autres corps
Ton bras moins ferme et ton oeil qui se ferme
Sans te réveiller je vais me rhabiller
Et rentrer
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