jeudi, 17 mai 2012
Tindersticks au Trianon
Pas un bonsoir pas un sourire pas un signe.
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lundi, 14 février 2011
orgasme concerto-fyfien
On allait voir Fyfe Dangerfield. Pour vous le décrire en gros Fyfe, c'est surtout des cheveux. Et du talent un peu, additionné de ce qu'il faut pour me saisir par les tripes.
C'est drôle, hein comme certains vous embarquent et d'autres non. Je ne connaissais pas la première partie non plus, je me suis bien ennuyée. Et puis arrive Fyfe Dangerfield sur scène, lui et une violoniste et une altiste. Pour la première fois depuis longtemps en concert, j'ai ressenti physiquement son entrée en scène ; la chanson m'a attrapée au niveau du diaphragme, j'ai peut-être même retenu ma respiration il me semble.
A la fin de la première chanson, j'avais la gorge un peu sèche d'être restée bouche bée, un peu foudroyée par la force de l'émotion envoyée. J'avais des frissons légers, comme une chair de poule sur tout le corps, y compris au bout de mes orteils. Un vrai ravissement quasi une hébétude. Je me suis retournée vers ma copine et je lui ai juste dit : "Wow..."

Et ça a continué, toujours plein d'émotion, pas seulement triste ou poignante même si j'ai été au bord des larmes plusieurs fois, émue de ces histoires qu'il me chantait. Oui, à moi et personne d'autre. D'ailleurs, pour bien m'assurer que nous étions seuls lui et moi, je fermais souvent les yeux, pour mieux m'extraire des autres, m'approprier le moment.
De toute façon, Fyfe Dangerfield remplit tellement l'espace que nul n'est besoin de le voir. J'ai passé le dernier tiers du concert derrière une fille installée pile dans ma ligne de mire, je n'ai quasi plus vu l'artiste et pourtant, je ne suis pas sortie une seule seconde de l'instant. C'était physique, émotionnellement physique.
Un vrai génie de l'instant : la guitare se désaccorde ? Qu'à cela ne tienne, il refait au piano l'arrangement imaginé au départ. La chanson est énergique ? Il improvise un gros morceau de folie cacophonique qui semble tout simplement harmonique. L'émotion n'a pas besoin de musique ? Ok, il finit a capella, dans un murmure et pourtant, c'est aussi mélodique que s'il avait eu un orchestre derrière.
15:02 Publié dans Ba zik | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mercredi, 31 mars 2010
Fortune, une tuerie qui déchire grave
C’est un de ces blind concerts dont mes amis ont le secret. Ils s’enthousiasment pour un groupe et m’entraînent avec eux pour les découvrir sur scène. Etant très curieuse de nature, je dis généralement banco même quand je n’ai jamais entendu une seule chanson. Juste pour le plaisir de tenter l’expérience.
C’est un blind concert qui tombe un soir de non-disponibilité complète. Quelques minutes avant que ça ne commence, je ravalais au sens littéral des larmes. J’étais sur le quai du métro, en grande conversation sur moi-même. J’encaissais sans broncher mes 4 vérités vues par la personne qui m’accompagnait, parce que ce n’était pas vraiment le moment de pleurer.
C’est un blind concert dans une salle qui ne me plaît pas du tout, précédé d’une première partie improbable et entourée de conversations dans lesquelles je me sens un peu comme une pièce rapportée. La copine de… à la présence de laquelle on s’habitue.
C’est un blind concert absolument terrifique et génialesque.
Fortune arrive sans un mot, des garçons hyper assortis physiquement alors qu’ils sont individuellement très différents : celui avec des lunettes, celui en T-shirt, celui aux cheveux longs, celui à l’air sérieux, celui qui se dandine, celui qui ouvre sa chemise de chaud, celui avec un petit pull près du corps, celui a l’air un peu brouillon… (non ils ne sont pas 15...) Tous s’amalgament parfaitement.
Donc déjà, une vraie sensation d’avoir un groupe en face de soi et non pas des personnages mal assemblés. Et j’adore ça, l’impression d’une entité pensante et musicienne en osmose.
Ces considérations visuelles paraissent bizarres mais pour moi, c’est important. Pas autant que la musique mais quand même. Et parlons-en de la musique.
Autour de moi, on tentait de faire des comparaisons : « ce serait un mélange de truc et bidule mâtiné d’un peu de machin. » En fait c’est juste Fortune. Enfin, « juste »… Fortune c’est le tour de force de faire une musique hyper accessible mais qu’on sent très travaillée, même quand comme moi, on n’a pas de notion technique ni de vraie culture.
Les changements de rythme, l’utilisation de l’ordinateur en même temps que la batterie ou la guitare, tout se perçoit, le moindre détail se remarque pour aussitôt s’oublier dans le bonheur d’entendre l’œuvre finie. C’est beau ET fun.
J’ai dansé sur tous les morceaux, tous. Franchement, j’étais inquiète vu mon état d’esprit en arrivant et pourtant, tour de force inouï, je n’ai pensé à rien tout le temps de leur prestation. Fortune m’a vraiment embarquée dans une parenthèse. J’en suis ressortie un peu sonnée, un grand sourire aux lèvres et un peu lavée des préoccupations d’avant, avec la sensation excitante d’être parmi les happy few qui connaissaient cette nouvelle perle.
C’était tellement bien qu’en rentrant j’ai été écouter un peu de Fortune sur Internet. C’était différent de l’ambiance sur scène mais ça tient carrément trop la route. Et la magie avait vraiment opéré, j’avais déjà retenu la mélodie de 2 ou 3 chansons grâce à une seule écoute en concert.
Fortune, vraiment, faut y aller, faut acheter, faut écouter.
Sur leur myspace par exemple !
20:24 Publié dans Ba zik | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mardi, 24 novembre 2009
Philly, Va.
Sous le déluge total, dans la souffrance des pieds totale mais dans le bonheur total : Philadelphia I kiffed you.
Et comme j'ai de VRAIES références musicales et que je peux pas vous poster de photo vu que je squatte le wifi d'un inconnu :
14:50 Publié dans Ba trip, Ba zik | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


