dimanche, 16 décembre 2012

Foot et premières amours

 

Moi, quand j'étais adolescente, j'étais très amoureuse d'un garçon qui était fan du PSG. 
Le foot, franchement, c'était pas ma passion. Et le PSG, quand tu vis à Toulouse, c'est pas précisément l'équipe dont tu te préoccupes le plus.

Mais voila, je voulais pouvoir partager des trucs avec lui tous les lundis. Et il n'aimait pas tellement lire. Ni le basket.
Ni Vanessa Paradis.
 
Lui, il aimait le foot. Et puis c'est tout.
 
Alors je me suis mise à suivre les résultats tous les dimanche soir. Pour pouvoir lui parler façon je m'y connais, je suis trop une fille géniale qui t'empêchera jamais jamais jamais de regarder du foot à la télé. Oui, quand on a 16 ans on est plein de jamais et de toujours, bien sûr qu'on allait se marier un jour !
 
Mon père a compris, je crois. Parce que contrairement aux autres années, je ne me joignais pas au choeur des protestations avec ma mère et mes soeurs pour lui interdire de regarder le foot. Voire même, je restais devant la télé, mine de rien, en faisant semblant de lire un roman.
 
Evidemment, on ne s'est pas marié. Et puis j'en ai rencontré un autre amoureux. Lui, il détestait le foot. Alors on ne regardait quasi aucun match. Parfois des morceaux de rencontres importantes. Comme cette finale France/Italie qui s'est finie aux tirs aux buts et lors de laquelle on espérait un résultat opposé.

Aujourd'hui, j'ai gardé de mes années lycée une connaissance certaine des règles du jeu (corner, hors jeu et touche sont des termes que je maîtrise) et aussi l'habitude de suivre le classement de Ligue 1 et les résultats des grosses affiches européennes. Je suis certains macths à l'aveugle, grâce aux live tweets de ZeFML que je suis depuis un moment et qui a toujours des réflexions drôlissimes et qui est supportrice du PSG justement.

En revanche, je regarde très peu. Je trouve que c'est trop long, qu'il n'y a pas assez de réalisations. La plupart du temps, ça finit avec un but, allez 2 maximum... et deux ou trois bagarres entre les joueurs pour des fautes simulées.

Je squatte devant le foot uniquement si je suis avec des gens qui sont passionnés, parce que j'adore vivre leurs émotions. Comme cette Coupe de France Paris-Lille avec le Berger, magistral en maillot du LOSC. Ou la victoire de Madrid à Barcelone en avril dernier en compagnie de Twin-qui n'a pas complètement osé laisser libre cours à son énervement, je crois.

Chaque fois, je choisis une équipe et je la soutiens jusqu'au coup de sifflet final. Mon choix est dicté la plupart du temps par des raisons non sportives. Peu importe, j'ai besoin de préférer un des adversaires pour justifier ma mauvaise foi et pouvoir râler, exulter ou soupirer à fendre l'âme devant les errements des joueurs ou de l'arbitre.

Aujourd'hui, le foot me sert parfois socialement, pour discuter d'autre chose que de boulot dans la salle de pause. Je détourne mine de rien l'attention en demandant innocemment "alors, il en où le PSG en ce moment ?..." Et je suis sauvée.

 Il me sert aussi pour me marrer avec mon protégé après une heure de soustractions. On discute du prochain match de Madrid ou du PSG et il me répond façon pro en parlant de ses joueurs préférés. Il se prend pour un sélectionneur expliquant à cette nulle de baci les secrets de la stratégie du foot et ça nous fait beaucoup rire.

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