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Petits (ba)nheurs - Page 5

  • Flottements

     
    Je lève la tête et je regarde, presque tous les soirs de la semaine, le ciel irisé de nuages et le soleil mourant qui s'y réverbère. Chaque soir un nouveau ciel, chaque soir cette même phrase qui sort de ma bouche : il est beau le ciel ce soir.
     
    Parler en buvant du thé aux fruits rouges en écoutant le blublutement du poulet qui mijote. Se sentir bizarrement pas ingérente même si rester prudente et circonspecte est une seconde nature. Et aimer sa voix, important la voix. Et finir par faire entendre son propre rire aussi, le vrai, le spontané.
    Des robes, des chaussures, un sac à main, du maquillage, un jean slim, de la féminité.
     
    Le toit est posé, la pluie ne viendra pas troubler les travaux entrepris à l'intérieur. Usant de la masse et de la brouette, je tape dans le sol, ramasse les gravats, les transporte à l'extérieur. Mes mains tremblent de fatigue, je suis moulue mais j'ai participé au chantier.
     
    Ces deux êtres précieux qui me disent les mots que je n'ose leur dire en premier, qui m'apprennent que je suis un être aimable, qui me prennent dans leurs bras et à qui je manque. Et qui me manquent quand je suis loin.
    Un coup de téléphone pour me faire écouter PBLV qui parle de crossbooking. Sourire pendant 20 minutes garanti dans la foulée. Parce que c'est eux.

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  • En compagnie

     

    Il est des mystères absolus en forme d'évidences. Des gens en l'occurrence. Des compagnons de route.

     

    Parmi les conditions sine qua non de vacances parfaites ou presque, il y a les envies communes. Les émerveillements n'ont pas à être instantanés et concomittants mais il est important que les voyageurs n'aient pas d'envies trop discordantes. J'aime par exemple profiter et m'imprégner d'un lieu avant de m'enfermer dans ses murs. Humer l'air, déambuler. Quand j'ai l'impression que la ville et moi devenons proches, alors je vais dans le détail de ses musées.

    Un autre point important du compagnon de voyage idéal est plus prosaïque mais fort important : la pause-pipi. J'ai une vessie de moineau, du coup, je m'arrête quasi chaque fois que je vois des toilettes, au cas où, par précaution. Et j'ai horreur d'avoir la sensation que je fais attendre les autres pendant que je me repoudre le nez. Idéalement donc, il faut que l'autre s'arrête aussi...

    Faire les boutiques ne doit pas paraître futile, ni une perte de temps. Passer une heure dans une librairie, préférer le détour à l'efficacité. Ne pas s'attarder pour autant sur les endroits qui ne plaisent pas, préférer passer à autre chose que s'obliger à explorer les monuments encensés dans les guides.

    Et puis aussi et presque surtout, j'aime avoir le temps de manger. Découvrir de nouveaux goûts, se nourrir. Pas seulement parce que j'ai faim mais aussi pour le plaisir sensuel d'un des seuls moments du voyage où les 5 cinq sens emmagasinent des souvenirs.

     

    On parle, pas parce qu'on est obligé mais parce qu'on a envie, que c'est le moment. A bâtons rompus ou au contraire par allusions, sans finir la phrase parce qu'on imagine que l'autre aura parfaitement compris quel était le sens de ce début de conversation. Et puis soudain on n'a plus envie, on se tait et l'autre n'en prend pas ombrage, prend tout simplement en compte ce silence et vaque à ses propres pensées. Ce n'est pas un moment vide, ni hostile, ni incompréhensible. Le silence est plein de la richesse de l'autre. On en profite.

     

    La possibilité du silence est peut-être la chose qui compte le plus pour moi. On pourrait croire -j'imagine- que je suis une pie incapable de s'arrêter mais il n'en est rien. Régulièrement, je me tais. Et j'écoute, j'observe. Ou au contraire je m'éclipse, j'entre en moi, je me recroqueville non... je m'étends et m'évapore sur des pensées qui ne sont que miennes. Et les gens qui le savent et le prennent en compte sont rarissimes. (Et je ne les en aime que plus.)

     


     

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    Je suis joie et ravissement d'avoir rencontré dernièrement une de ces parfaites personnes. De celles dont on ne se dit pas une seule fois de toutes les vacances qu'on voudrait un moment seul, à soi. Parce que pas une fois on n'a été envahi par sa présence. Le naturel et l'évidence qui ont guidé mes 10 jours en sa compagnie m'ont permis de me réconcilier un peu avec moi.

     


  • Comme des doudous

     

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    Une soirée. Non, en fait deux dans la même semaine, avec ce petit groupe de foufous que j'aime vraiment bien et qui m'attendrissent autant qu'ils me font rire.

    J'ai des nouvelles lunettes, 3 paires même. Dont une paire de solaires à ma vue et je suis bien contente.

    God bless les playlists de Chérie. Et Twitter. Et les mails. Et les sms. Et les apéros. Ils m'ont permis de me déverser quand CLC a recommencé à me faire super chier.

    On est là dans l'herbe, il fait tout doux, le soleil a cette luminosité dorée de la fin de journée et on discute de tout de rien pendant qu'une bébé à bouclettes se dandine avec son combishort elmo.

    Des DM qui font éclater de rire mais pas que, à base de harcourt du pauvre, de gentille inquiétude et de moquerie affectueuse.

    C'est pas un petit bonheur (quoique) mais une fierté. Le principe de ces listes étant de me souvenir des jolies moments ou réalisations, je la mets là quand même : j'ai mis à jour mon CV, me suis inscrite sur viadeo, ai un rendez-vous pour un poste fin août et même maintenant il y a mon CV en ligne sur monster.

    La libellule et le libellulon.

    Etre émue aux larmes de rire par une déclaration d'amour sur répondeur sur un ton un peu en colère. Chérie, moi aussi je t'aime.

    D'habitude on ne se voit pas souvent en dehors des heures de boulot, mais là, on s'est donné rendez-vous un samedi et on a papoté tout le long de l'après-midi.

     

    Et puis cette chanson aussi, aux paroles fortes dites par une voix tellement venue d'une autre époque et en même temps non. Sur une musique des plus joyeuses qui me fait le sourire automatique.

  • Des choses qui font sourire

    Commencer la journée par un coup de fil de mon frère de coeur. C'était juste de la logistique de RER mais qu'est-ce que c'est bon de lui parler, de l'entendre me dire "bonne journée ma grande".

    Se confier sur des trucs vraiment très (trop) perso. Et se sentir très (trop) remuée après. C'est fort perturbant mais c'est un petit bonheur parce que ça veut dire que j'avance, que je fais confiance.

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    Etre désormais associée d'un projet professionnel, d'une entreprise, d'un projet de vie en fait. Avoir bien saisi le sens de cet engagement pas uniquement financier et en être aussi fière que ravie.

    Des livres qui donnent envie d'éteindre les écrans, transportent d'émotions diverses et dont j'ai envie de parler pour les partager. Depuis quelques temps, ils sont presque tous comme ça, c'en est jouissif.

    Une après-midi goûter, papotage et sucette au caramel qui n'en finit jamais. Se dire les choses mine de rien, en s'observant du coin de l'oeil. Avoir encore un peu peur mais plus trop.

    Préparer des lasagnes pour 10 en discutant de ce syndrôme si compliqué à gérer et des amis vieux et des amis nouveaux. Aimer se dire que son sourire à l'idée d'être là est aussi sincère que le mien.

    Un petit-déjeûner à la gare, très tôt le dimanche matin. Garder le sourire encore longtemps en m'éloignant du quai. Juste parce que c'est elle et que sa présence dans ma vie tient du miracle.

    Marcher dans mes nouvelles ballerines, qui me font sentir toute légère et nouvelle, moi aussi. Sautiller et fredonner en avançant vers chez moi.

    Des week-ends improvisés par la grâce des cendres volcaniques et du soleil printanier, qu'on remplit de gens aimés, de grands sourires, d'herbe verte et de rien d'autre qu'être ensemble.