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  • 2011 ce fut...

     

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    Au bonheur des ogres. 67 ans plus tard, je découvre enfin Pennac.
    Him Her Him Again the End of Him, les livres qui te font rigoler à haute voix, c'est pas si fréquent !
    La Pierre et le sabre, oublié dans le taxi en rentrant du Vietnam, grosse frustration de ne l'avoir pas terminé... Il faudrait que je le retrouve.
     
    2011 fut celle des larmes. Parce que je n'ai pas su faire autrement quand je me suis trouvée au pied du mur monumental que représentait mon nouveau travail. La pression que je me suis mise toute seule et puis celle induite par les missions et les attentes de mes responsables et de mes collègues devait sortir. Les larmes furent cette soupape.
    Celles de mon père en sanglots au téléphone m'annonçant l'hospitalisation de sa maman.
    Des larmes de joie aussi, beaucoup. Souvent contenues mais quand même au coin des yeux.

    2011 fut aussi celle de la respiration profonde et sereine de celle qui ne renonce pas mais accepte qu'elle ne sait pas dire non, ou du moins pas toujours de façon intelligible pour ses interlocuteurs. On va continuer à me marcher dessus, je vais en réponse souvent râler mais faire. Et puis parfois, tant pis, je claquerai la porte, fort ou non, mais pour toujours. Les signaux avant-coureurs auront souvent été imperceptibles, c'est égal.
    Je vous écoute. Tous. Même à mon corps défendant parfois.
    Je veux désormais de la réciprocité. Y compris, et c'est un paradoxe que j'assume, quand je refuse de parler.

    En 2011, j'ai posé le pied en Asie pour la première fois et j'ai pris conscience de ma force parfois et de mon adaptabilité toujours.
    J'ai peur souvent mais j'essaie encore plus souvent.

    En 2011, il y eut aussi une demande de témoignage, un pied hésitant puis ravi dans les rizières, The twin, aller voir Donna chez elle, presque aux antipodes, l'approfondissement de mon histoire avec poussin,  l'évolution professionnelle fulgurante, les premières vacances idylliques avec "mon épouse" et ses enfants, la rencontre IRL avec tic & tac que j'ai aimés instantanément et qui m'emmènent toujours bien loin de moi.

    En 2011 il y a eu Evie.

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