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  • Le Secret

    medium_le_secret.jpgDora est pianiste, depuis toute petite, elle joue du piano. Elle était enfant aux Pays-Bas, quand la deuxième guerre mondiale a éclaté. Et cette guerre, elle l'a vécue à la fois de plein fouet : son professeur de piano était juif, l'existence de son petit frère trisomique a été cachée pendant toute la guerre. Et en même temps, elle n'en a pas compris les conséquences : elle est aterrée d'apprendre, à la fin de la guerre, que son professeur de piano a été déporté et ne reviendra pas.

    Le livre porte bien son titre. Le secret, c'est exactement de quoi il est question pendant tout ce livre. A la fois parce qu'on sent bien que Dora est spéciale, que tout ça vient forcément de sa vision de la vie, de ses secrets intimes. Mais aussi parce qu'on s'aperçoit très vite que sa famille n'est pas adepte de la communication, il y a beaucoup de non-dits. Le secret, c'est aussi ce qui fait que les musiciens transmettent leur émotion quand ils jouent : un professeur de Dora lui explique que tout grand musicien a un secret. Et que c'est sa résonnance qui fait que chaque concert permet de redécouvrir les morceaux même les plus célèbres. 

    Tout au long de l'histoire, on suit, comme un kaléidoscope, des visions entremélées du quotidien de Dora à la retraite, de la découverte de la musique quand elle était enfant, de son parcours musical scolaire et professionnel, de l'évolution de ses relations avec sa famille, de ses relations amoureuses... Avec, comme un fil conducteur, l'envie de savoir : c'est lequel, le secret qu'on découvrira à la fin ?

    J'ai été emportée par cette histoire à la fois lente et pleine de revirements et emplie de personnages nouveaux à chaque paragraphe. En fait, n'ayant pas lu, comme d'habitude, le résumé sur la couverture, j'attendais le moment où je saurais ce que ce titre voulait dire.

  • Comment se faire croire qu'on est mince ?

    C'est tout simple : on n'a pas trop envie d'essayer mais on tombe sur un pantalon qui nous plait bien chez greluchop. On le prend en 44, on compte l'essayer à la maison. Et là, miracle ! Il tombe tout pile poil, ni serré ni rien. Quand le pantalon est tout neuf : c'est louche. Parce que ça va forcément s'élargir un peu et tout ça, donc c'est que bon on ferait mieux de voir la taille d'en dessous...

    Bref, on fait fi de tout ça (et surtout, on écoute sa flemme) et on ne va pas voir si la taille en dessous conviendrait pas mieux. Total, on le met lors de la réunion de service hebdomadaire et qu'arrive-t-il ? Après deux heures assise, on se lève de sa chaise et ô joie, devant les collègues ébahis, on s'aperçoit que le pantalon est tellement tombé sur les hanches, devenu tellement taille basse qu'on montre sa jolie culotte bleue à tous... Je ne relève pas le pantalon, sors dignement de la salle de réunion, faisant ainsi croire que c'est normal, que la coupe du pantalon est faite pour qu'on voit mes dessous...

    Et continuant dans la mauvaise foi (oui, oui, je sais que ceux d'entre vous qui me connaissent vont être étonnés de me savoir capable de faire preuve de mauvaise foi... mais je ne suis pas tout à fait parfaite ! ) alors que je viens de m'enfiler en une semaine un repas libanais et un pépé et des cakes et des bonbecs et... et... lorsque je déplace les boutons pour ne plus que le pantalon tombe, je me dis, aiguille à la main : "ah, je mincis. ça fait plaisir de voir que mes non-efforts sont couronnés de succès."