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  • Quand je broie du noir

    J'ai envie d'appeler mes ex-coloc pour savoir s'ils voudraient pas que je revienne vivre chez eux quelques jours. Pour prendre des forces au contact de leur silencieuse bienveillance.

    Je pleure dès que j'entends des chansons tristes. Voire je n'écoute que des chansons tristes pour évacuer les larmes qui sont dedans.

    Je le contacte juste pour être sûre qu'il est toujours là, alors que je ne sais même pas si nous sommes encore en relation.

    Je marche des heures dans les rues de Paris, en chantant façon yaourt les chansons qui passent sur mon ipod.

    J'annule certains rendez-vous sans prévenir personne, parce que je sais que je n'aurai pas la force d'expliquer le pourquoi je suis pas en mesure de venir.

    Je voudrais qu'il soit là pour utiliser sa magie et me faire aller mieux comme il sait si bien le faire.

    Je souris beaucoup plus fort que d'habitude pour (me) faire croire que ça va, au fond et aussi parce que je crois à la méthode coué.

    Je prends égoïstement des forces dans tous les sourires des gens qui m'entourent, je me fais éhontément cajoler ou inviter par ceux avec qui je sais que je ne me sentirai pas obligée de faire semblant.

    Je liste toutes les choses petites et grandes qui font du bien, je m'interdis de ne voir que le côté sombre des choses.


    J'écris des tonnes de choses sur mes carnets et en publie ici certaines, comme pour me délivrer d'elles...

    "2 AM and I'm still awake, writing a song
    If I get it all down on paper, it's no longer inside of me,

    Threatening the life it belongs to

    And I feel like I'm naked in front of the crowd

    Cause these words are my diary, screaming out loud

    And I know that you'll use them, however you want to"
    free music