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  • Jusqu'au jour où...

    J'ai tendance à pardonner beaucoup. Énormément même. Aux gens qui comptent.

    Je passe aussi l'éponge. Sans état d'âme. Sur nombre de coups tordus qui me sont infligés par des inconnus.
    Voire des gens que je n'aime pas spécialement.
    Et même que ce n'est pas un effort.

    Et même que ça ne me ronge pas.

    Parce que c'est naturel.



    Jusqu'au jour où…

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    Jusqu'au jour où c'est la fois de trop.

     

     

    Jusqu'au jour où je considère que cette fois-ci, ce n'est pas par inadvertance ou blague ou erreur qu'on m'a blessée.



    Jusqu'au jour où je me sens trahie.



    Et à partir de ce jour, je deviens un monstre de méchanceté et d'insensiblerie (je n'ai pas vérifié mais je crois que ce mot n'existe pas, Paris…) et ne laisse PLUS RIEN passer.


    A partir de ce jour, je tape dès que je peux. Idéalement, là où ça fait mal.


    Je deviens une sorte de pourriture qui espère que l'autre souffrira autant que sa trahison l'a fait souffrir.


    Et je ne pardonne rien.


    Et je ne reviens jamais sur ma décision...

     

    Aujourd'hui, je sais que c'est pas le plus mieux à faire
    Alors je tente de dire "stop" ou "aïe" aussi tôt que possible.
    Pour ne plus me laisser envahir (ou aussi peu que possible) par l'envie de rendre coup pour coup.

    Ne plus faire cadeau de mon énergie à des gens qui n'en valent pas ou plus la peine.

     

    Rester en colère,
    c'est comme saisir un charbon ardent avec l'intention de le jeter sur quelqu'un ;
    c'est vous qui vous brûlez.
    Bouddha