Bon je sens que je râle beaucoup en ce moment.
Soyons honnête, c'est en partie parce que ça va pas super super ces deux dernières semaines. (j'ai l'impression que c'est la saison des trucs pourris : J'ai vécu la plus belle humiliation de ma vie, appris une pas super bonne nouvelle concernant une amie, été parachutée sur des dossiers que je sais pas faire, dû faire semblant de ne pas être saoulée par une négociation de 238,47 Euros...)
Mais c'est aussi parce que j'ai accumulé trop de petits ras le bol et que ça finit par déborder. Ben oui, jusqu'à ce que je décide d'un commun accord avec moi-même que ce qu'il me fallait, c'était de la solitude et du célibat, je pouvais si je le souhaitais, faire subir ma mauvaise humeur en rentrant chez moi le soir.
Seulement voila : à qui je racontais tout ça, ces derniers mois, seule sur mon canapé sublime ? Ben à personne pour pas saouler les amis rescapés de mes comportements pour le moins chaotiques. (en toute sincérité, je ne sais pas si c'est ce qu'il s'est réellement passé mais j'ai l'impression que chaque fois que j'ai vu mes amis ces derniers mois, ils devaient subir toute une litanie de plaintes et râleries alors je me suis sentie un peu trop envahissante) Et du coup, je me déversais ici ou là sans préparation psychologique pour mon lectorat.
Et je sais aujourd'hui que j'avais tort. Il y a en fait dans mon entourage des gens qui s'inquiètent sincèrement de moi, qui ne lèvent pas les yeux au ciel chaque fois que je vais mal, qui me racontent des histoires de popstar pour me changer les idées, insultent à ma place les méchants qui me font pleurer et qui même, prennent l'initiative de me téléphoner pour voir si ça va. Je sais bien que ce mot est tout petit et je sais aussi que je n'ai pas répondu à la moitié des témoignages d'amitié que j'ai reçus ces derniers jours (ne croyez pas que je m'en fiche, c'est juste que je suis un peu déboussolée et sais pas trop quoi faire...) mais merci d'avoir été là.