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  • Je suis une provinciale

    Je souris. Souvent. Dans la rue. Le métro. Même seule.

     

    Je ris. Souvent. Dans la rue. Le métro. (oui, même seule…)


    J'ai l'air disponible : Quand je suis seule, je me fais fait héler en moyenne une fois par jour dans la rue par des gens qui ont besoin d'aide... Ca va de « elle est où la rue bidule ? » à « vous pouvez m'aider à faire mes démarches administratives ? »


    Je m'arrête et prends du temps pour répondre à ces gens qui me hèlent. En souriant toujours.

     
    Je dis « putaing ! » et « cong ! » et « t'es cong » Et même que pour moi, c'est pas des gros mots. Sauf que je sens bien que ça choque souvent mes interlocuteurs parisiens…

    Je retiens la porte pour les gens derrière moi.
     
    Je reste parfois immobile dans les escalators.
     
    Je ne considère pas que traverser le périphérique représente une aventure expéditionnesque.
     

    J'ai parfois le cœur qui se serre à la vue de certains monuments ou m'extasie de plaisir devant le sublime panorama offert par certains points de vue parisiens et me dis alors comme une touriste égarée : « Ah lala… Notre Dame, elle est quand même grandiose ! »

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