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  • La plage

    L'eau limite trop chaude. En plus pleine d'algues pas belles. Et où on a toujours pied.
    Qui ensuite perle sur la peau, roule en gouttelettes jusqu'au sable sur lequel je viens de m'étendre. Puis s'évapore laissant sur ma peau un réseau irisé de cristaux blanc brillant.

     

    L'odeur de l'huile prodigieuse, du mélange des crèmes solaires, de l'iode, des vagues, de la mortadelle, du sel sur ma peau.

     

    Les cris des enfants qui se courent après et chahutent dans l'eau. Le flux et le reflux des vagues qui s'échouent. Et puis, à travers mon oreille collée au sol, le bruit des pas qui me contournent, de ma respiration qui s'apaise et des conversations brouillées sur la serviette d'à côté.

     

    Le sable qui grattouille, la main qui caresse, la crème qui glisse, l'eau qui coule, le paréo humide, le sable qui brûle la voûte plantaire… La peau jamais tout à fait au repos, qui se réchauffe au soleil et reste fraîche côté ombre.

     

    Le pain qui s'émiette, la gorgée d'eau douce après la baignade, le granité au citron tout sucré et pourtant si acide, si froid que j'en frissonne sous le parasol où il fait au moins 30°. Et surtout, le goût du sel sur mon épaule.

     

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