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  • Gambettes

    Cette semaine, je me suis mis 2 fois en robe.

    Les 2 un peu au-dessus du genou.

    Du coup si je me décide un jour à aller faire les soldes,
    je vais peut-être renoncer à mon idée d'acheter des pantalons et me concentrer sur des chaussures et des jupes...

     

    Je crois qu'il fallait que ce soit dit... et puis ça me servira de souvenir pour quand ça fera 12 ans que j'ai pas remis de jupe.

    Parce que tout ceci ne saurait durer à mon avis !

  • Melissa Curly Laveaux

    melissa laveaux.jpgUn jour dans ma boîte à courriel, y avait une invitation à aller voir le concert de Melissa Laveaux avec des zamis. Moi, je suis très très curieuse de nature. Par définition, si je suis dispo, on me propose de découvrir quelque chose, je dis banco. Une expo, du théâtre, un concert, un colloque... Musique, philo, art... je teste et je vois si j'aime. Là, le nom me dit quelque chose déjà mais je fais pas tout de suite la lumière, je réfléchis où j'ai pu entendre ce nom et puis donc on arrête les minauderies [oh eh ça va, je peux bien minauder 2 secondes je suis toute seule devant mon ordi] je clique sur le lien à côté de l'invit'. Et la lumière se fait en même temps que la première chanson tinte à mes oreilles. Ze cholera, my musik déesse, en a parlé à un moment dans sa chronique musique. J'aime beaucoup sa voix alors banco !

    Quand elle arrive sur scène dans la toute petite salle de la boule noire, elle amène avec elle un sourire craquant et un enthousiasme rafraichissant. Elle est accompagnée d'un joueur de contrebasse et d'un batteur. Et de sa guitare. Elle a des fleurs blanches dans les cheveux, des lunettes qui glissent sur son nez et un rhume ; elle est super ravie parce que sa maman est dans le public. Elle est belle. Et puis soudain elle fait bloïng sur sa guitare, ouvre la bouche et j'en tombe à la renverse. Sa voix est encore mieux que sur le disque. Toute rapeuse, douce, pétillante. Je ne connais pas forcément bien les chansons mais je fredonne en rythme, je danse et me dandine, j'ai envie de participer. Je suis remplie de sa musique.

    Elle a un don pour la scène c'est sûr, parce que j'oublie le temps qui passe, les gens autour, les trucs qui me pesaient avant d'arriver. Elle nous raconte des petites histoires, partage une berceuse, parle des dragueurs lourdauds, chante fort ou tout doux, s'inquiète de sa coiffure qui se fait la malle et fait des reprises géniales. Les White Stripes en rappel par exemple ou encore Eartha Kitt dont j'ignorais même l'existence et dont Melissa Laveaux fait une mini bio. Quand elle salue, je suis toute étonnée : déjà ? Mais non, je veux que ça continue... Je peux faire un caprice pour que ça recommence au début ???

  • mes voisins à la plage

    Il y a ceux qui ont besoin de chaleur humaine. Oui je sais bien, sur la plage il fait déjà 50 degrés en moyenne mais pas moyen de les raisonner, ils ont besoin d'amour. Alors la plage est belle, vide ou presque, on pose sa serviette, on somnole mollement en lisant le dernier Mary Higgins Clark et pouf… on a soudain les tongs du voisin à 8 cm de sa serviette, la crème solaire appuyée sur le mollet et le livre de sudoku posé contre le sac de plage. On se déplace un peu, parce qu'on voudrait un minimum de tranquillité et par on ne sait quel miracle, on s'aperçoit que leur petit dernier est désormais en train de creuser son tunnel tout pile sous les pieds.

     

    Il y a ceux qui ont des problèmes de gestion de leur corps dans l'espace. Ou de cécité peut-être ? Bref, ceux qui, immanquablement, marchent sur ta serviette sur le chemin vers la leur. On est parfois à la limite de l'internement du sujet quand il parvient à marcher sur les gens alors que la plage est clairsemée et que l'espace entre les serviettes est de plusieurs mètres. Et que penser de ceux qui se mettent à faire une grande partie de volley ou de raquettes ou mieux, de rugby… à 3 pas de la tête du voisin ? Ils semblent ensuite être perpétuellement étonnés de la propension qu'a la balle de tomber sur la figure des autres occupants de la plage…

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    Il y a ceux qui sont maniaques, surtout quand il s'agit d'eux-mêmes. Hors de question de dorer au milieu des mégots de cigarette, on les jette consciencieusement au loin, sur les pieds du voisin. Impensable de s'étendre sur une serviette sablonneuse. Secouons-là avec application dans le sens du vent et des voisins. On a envoyé un kilo de sable dans leur gueule ? Faisons mine de rien… Oh ben mon roudoudou attends, je vais aussi m'occuper de ta serviette… Schblaf, deuxième tournée générale de sable ! Oups, ça râle un peu fort là, excusons-nous faussement : « Oh ben avec ce vent, que voulez-vous… » air contrit très peu crédible

     

    Il y a ceux qui se prennent pour des Touareg. Ils ressemblent à une tribu nomade sur les routes du désert. Prêts à affronter toute éventualité. On dirait qu'ils se déplacent avec tout le contenu de leur maison ou presque : serviettes et parasols bien sûr. Et aussi ballons, raquettes, coloriages, tuba, bouées, cerf-volant… Et puis un fauteuil, une natte, une petite chaise, un paréo... Et n'oublions pas la glacière et le panier de pique-nique, des boissons fraîches, sandwichs, biscuits… La crème solaire; l'huile au beurre de karité, le baume à lèvre, la brosse à cheveux... Certaines fois il y a du vent imprévu, on prend donc des petits gilets au cas où. Et pourquoi pas des moufles ?

     

  • L'heure de la rentrée

    J'ai attendu mes vacances 4 mois. C'est long. Vraiment long. Surtout quand, certaines semaines, on a 1 seule pause déj pour se détendre, cours le samedi matin et des partiels ou des exposés à préparer. Je crois que je tenais plus grâce à la force mentale que physique sur la fin. J'ai fait beaucoup de ménage avant de partir en vacances, émotionnel mais pas que. Et ça fait du bien !

    Beaucoup de mélancolie en cette fin de vacances, parce que j'ai retrouvé un peu de ce que c'était il y a longtemps, un peu aussi parce que je suis inquiète de ce que sera 2009 : beaucoup d'objectifs et pas forcément toutes les armes et/ou clefs pour les remplir. Toujours est-il que la composition de ces 9 jours de vacances était juste parfaite : 2 doses de potes trop choupis (j'ai désormais une vie sociale même à Toulouse !!  pas eu le temps de voir tout le monde, ce sera pour la prochaine fois...), une dose de dîners de famille à 10 et plus, 6 doses de MA famille, 2 doses de Sissi, 5 doses de nuits écourtées, 4 doses de thé/biscuits de Noël, des litres de tisanes, une pincée de nostalgie, 10 kilos de fous rires, 1 sac de paillettes, 3 paquets de révisions. Une vie de cocon. Beaucoup beaucoup d'oubli surtout. De tout ce qui n'était pas le présent immédiat (au sens temporel et physique) Et ça fait du bien...

    Mon blog ne m'a pas manqué, son vide relatif ne m'a pas non plus traumatisée, preuve pour moi que je ne le remplis pas artificiellement d'habitude mais vraiment par envie et plaisir. J'ai quand même encore eu la preuve tangible que la vie web 2.0 est riche très riche. Je m'aperçois aussi que mes choix tiennent toujours la route. Probablement qu'au fond, je ne souhaite plus de choses compliquées, j'existe, je m'en suis donné les moyens, même très chèrement payés : Et ça fait du bien.

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