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  • " c'est chiant ces chaussures ! "

    Filleul, 7 ans, s'est- exclamé très bruyamment à l'école "Ah c'est chiant ces chaussures" parce qu'il s'était fait mal au pied.
    Comme je suis très donneuse de leçon, je m'insurge contre ce comportement inacceptable et tente de lui faire comprendre pourquoi c'est normal que le maître l'ait un peu engueulé.
    "On ne dit pas "chiant" voyons, c'est un gros mot.
    - Ah non, c'est pas grossier c'est familier, me répond-il de son ton de petit garçon qui a appris à lire en 3 semaines .
    - Ouh là je vois que tu as envie de raisonner, super, mais alors là pas du tout chiant ce n'est pas juste familier c'est très grossier.
    - Et c'est quoi grossier ?
    - Les choses grossières, on ne les dit pas quand on est enfant, uniquement quand on est adulte. Et même quand on est adulte, on ne les dit pas devant des inconnus. Parce que ce serait très malpoli.
    - Ah mais ça va alors, parce que moi je les connais, mes chaussures, c'est pas des inconnues..."

     

    Je réponds quoi, là ?
    Et je garde mon sérieux comment pour pas qu'il fasse son fiérot derrière ?



  • #jeudiconfession

    Il est minuit ou quasi.
    Je twitte avant que la journée ne soit terminée mon premier #jeudiconfession.
    Juste parce que pour une raison que j'ignore, une vérité soudaine me saute à la figure : J'ai plus peur des belles choses que des mauvaises.

    Et c'est vrai à un point insoupçonnable.

    Les choses mauvaises, on les reconnaît et on se blinde d'entrée de jeu, on les gère à coup d'indifférence et de non-investissement émotionnel. Avec des coups et des sournoiseries quand c'est nécessaire, même. On serre les dents et on avance.
    Mais les belles choses, c'est pas pareil. L'émotion, l'amour, les sourires... Non, les belles choses, c'est pas pareil.

    Les mauvaises choses, mon naturel profondément optimiste les voit comme passagères, on va trouver la solution et faire la peau aux nuisibles. Je n'ai pas peur, ça va passer. Mais les belles choses, elles vous rendent sournoisement bisounoursien.

    Les belles choses, c'est pas pareil. Ca me fait peur parce qu'on pourrait s'y habituer et pfffuit, y en a soudain plus. Alors qu'on voudrait que ça ne s'arrête jamais.

    Et puis surtout, j'ai l'impression de ne pas toujours être aussi méritante de ces belles choses que les gens ne le disent. Et s'ils se rendaient compte de la supercherie ?

    Et en ce jeudi soir, je ne le sais pas encore, mais j'ai raison d'avoir peur. Et de le dire. Parce que moins de douze heures plus tard, je reçois en pleine face une page et demie de belles choses. Je n'étais pas préparée, je les ai reçues sans crier gare. Et me voila en larmes. Moi.

    Décidément, les belles choses c'est pas pareil parce que ça contrarie ma nature de grognon ronchon jamais contente. On peut pas râler contre les belles choses. Vous voyez bien que les belles choses, c'est pas pareil !

     

     

    beau moment.jpg

     

    Les belles choses. C'est. Pas. Pareil.



  • Pour une soirée douce

    Une idée piquée sur un blog qui est doux lui-même et me donne souvent envie de copier.

     

    Il faut un livre qui accroche, un plaid très doux, un litre de thé et des petits biscuits, une lumière diffuse. Eventuellement le bruit des feuilles caressées par le vent ou de la pluie sur la fenêtre.

     

    On peut aussi s'allonger dans l'herbe tiède et tenir sa main sans rien dire, pas besoin, et regarder la lune se déplacer dans le ciel, ne pas avoir froid parce que c'est juste bien.

     

    Par exemple aussi, s'il y a de la musique chouette en fond sonore, un silence riche de la présence de l'autre et un ordi chacune pour faire nos bricolettes, c'est une soirée douce.

     

    Ou même, être un peu fatiguée donc en décalage avec les gens de la soirée mais se sentir à sa place quand même, parce que les hôtes sont des êtres si beaux. Et regarder les gens qu'on aime être heureux.

     

     

    Après avoir mangé et raconté nos vies tout l'aprem, somnoler à moitié sur le canapé, sentir le poids de mon filleul qui vient de naître, endormi sur mon épaule, qui respire dans mon cou, de son souffle léger de papillon.



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