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Le Pullover rouge

medium_pull.jpgCe document m'a beaucoup secouée. Je l'ai lu avec une boule au ventre. Tout le long. Je savais, bien sûr, que Christian Ranucci avait été décapité, je savais que ce n'était pas une fiction, je connaissais et pourtant... j'avais cet espoir fou qu'on s'apercevrait avant qu'il ne soit trop tard, de l'erreur judiciaire en cours. Mais non ! C'est bête hein ? Et bien sûr, ça n'a pas marché.

Tout est édifiant : l'histoire d'abord, cette monstrueuse, cette abonimable histoire de petite fille enlevée à ses parents puis massacrée et abandonnée dans les bois. L'inexorable enchaînement des erreurs ensuite, qui amène un innocent vers la décapitation. Le hasard des faits divers si injuste enfin, qui mettra à la une, chaque fois au pire des moments, des  tueurs d'enfants.

Au final, Gilles Perrault, qu'on sent hyper documenté, montre comment la Justice est bien sûr une affaire de règles à appliquer mais que c'est aussi celle du hasard du calendrier des faits divers, que c'est un peu de calcul personnel pour sa carrière (politique ou professionnelle) mais surtout c'est une histoire de précision : tout détail peut faire basculer l'histoire, toute piste doit être creusée, chaque témoin peut bouleverser les jurés. Et la peine de mort, comme un oiseau de mauvais augure, rendait (et rend encore dans certains pays) tout cet exercice si risqué !

Commentaires

  • Le plus révoltant c'est la réaction de VGE : quand le Monde lui a proposé de commenté une vingtaine de photos illustrant son mandat, il n'a trouvé à dire, devant l'image de Ranucci, que "il était coupable, je ne regrette absolument pas son execution".
    Gilles Perrault lui a répondu pr un pamphlet : le déshonneur de Valery Giscard D'Estaing. Je te le conseille aussi…

  • allez hop, encore un sur ma ouich list : je ne savais rien du fait que VGE avait "confirmé" sa décision...
    pfff, mais où va-t-on ?

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