Quelqu'un d'autre que moi a-t-il déjà remarqué cette bizarrerie ? C'est une question bien crétine, je sais, mais un rien m'interpelle !... Quelle bizarrerie vous demandez-vous ? J'y viens, minute, papillons… Parmi tous les gens que j'ai rencontrés qui disaient être musulmans, il y a :
- ceux qui pratiquent pour de vrai
(Zéro alcool. Zéro porc. Ramadan… une force de caractère peu commune de mon point : pas assez organisée pour vérifier ce que contiennent les plats qui me sont présentés et trop estomac sur pattes pour envisager d'attendre le coucher de soleil pour manger…)
- ceux qui ne pratiquent pas du tout
( Je ne compte pas les racontages (Paris, si tu me lis, ce mot n'existe pas en français vrai) de beuveries et autres « Je reprendrais bien une assiette de pâtes à la carbonara, ce sont mes préférées… » que j'ai entendus. Ou encore cette cops qui se plaignait de ce que dans le pays où elle vit, elle ne trouve pas de saucisson…)
- ceux qui m'interpellent
(Ils ne mangent pas de porc… « ah ça mais, ba, tu es stupide d'avoir mis du jambon dans la pizza ? » mais n'ont aucun problème à enchaîner apéro, vin puis digestif lors de ce même repas où ils m'ont obligée à leur faire un plat de pâtes parce qu'ils ne pouvaient pas toucher ma pizza…)
Je me dois déjà de dire que je connais déjà plutôt mal la religion qui est censée être la mienne alors loin de moi l'idée de parler sans savoir… mais dans mon esprit, soit on respecte tout, soit on respecte rien. (oui, je me rends compte de plus en plus de mon absolutisme) Et puis là, ça me paraît d'autant plus bizarre que logistiquement parlant, c'est plus simple de refuser un verre de vin que de ne pas manger de salade parce qu'elle contient des lardons…
Bref, ceux qui m'interpellent me font me poser la question suivante : est-ce que c'est parce que dans l'échelle des péchés, c'est moins grave de boire de l'alcool que de manger du porc ? Ou est-ce que nous vivons tout simplement dans une société d'alcooliques ?