Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Montagnes russes

    Je sais que je vais mieux, que je vis mieux, que je m'aime mieux…

     

    Pour plein de raisons, petites et grandes.

    Parce que je ne prends plus toutes les choses qui vont mal, tous les grains de sable, toutes les « critiques » ou les mails désagréables comme des attaques personnelles. Parce que je ne me mets toujours pas à déprimer quand je vois le bonheur parental des autres. Parce que si je me mets à rêver parfois de trouver autre chose que mon doudou étiquette quand je tends la main dans mon lit, je n'ai plus les accès d'angoisse soudaine qui étaient mon quasi quotidien au printemps dernier. Parce que je prends mon téléphone pour parler de tout ou rien.

     

    Pour plein de gens, petits et grands.

    La louloute de ma cops toute neuve qui me fait un câlin pour dire merci pour les pizzas. Ou ma main serrée entre les siennes quand il m'explique après quelques pastis que je le vaux bien et que je dois le croire. Il y a aussi la cellule de gestion de crise quotidienne faite de fous rires mais aussi de vraies discussions sérieuses avec mes copines. C'est un blaireau qui passe notre soirée à s'écouter parler mais qui me fait beaucoup de bien, finalement. Sans parler de la copine de shopping de Moleskine, de la voisine avec qui je discute sur le trottoir sans oser lui proposer un thé à la maison, les retrouvailles la semaine prochaine après quelques mois OFF...

     

    Pour plein de moments petits et grands.

    Comme les invitations qui viennent désormais spontanément dans les deux sens. Brunch, déj, sushi, aprèm... Ou les week-ends abroad qui s'organisent. Comme les vacances passées, tellement bien qu'on s'étonne de toujours pas être/avoir saoulée… et futures, que j'ai la sensation que je ne passerai plus seule, désormais. Parce que je vais pouvoir demander à ceux que j'aime de m'accueillir et/ou de m'accompagner. Comme les balades dans Paris, sous la pluie, à toute heure : marcher marcher marcher.

     


    Mais je suis vraiment à fleur de peau, en ce moment.

     

     

    Bon déjà, je suis fatiguée : Il faut que je récupère de l'épuisement passé, symptôme d'un dérèglement de traitement et que je gère les insomnies actuelles, symptômes d'une adaptation au nouveau traitement…Il faut aussi que je me remette du concentré d'émotions de cette fin d'été.

    Et puis je suis démotivée : même si ça ne me ronge plus émotionnellement comme c'était le cas avant, l'ambiance générale, l'attitude proprement mauvaise de certains collègues me déstabilise pas mal. Je ne conçois tout simplement pas qu'on puisse être aussi pourri.

    Il y a aussi certaines de mes crétineries qui ne passeront pas je crois. Je n'apprends pas de mes erreurs, je les réitère. Au cas où j'aurais pas eu suffisamment mal. Au cas où je ne saurais pas que ça peut être rien de bon de persister dans certains comportements.

    Il y a plein de gens qui me manquent en ce moment. Je voudrais ma famille et aussi tous les autres qui sont loin ou non, que je ne vois pas assez et que j'aime profondément.

    Surtout, ne nous leurrons pas, j'ai vraiment très peur de me planter avec cette idée de retourner à la fac. Vais-je réussir à gérer les cours en même temps que le boulot ? Est-ce que je ne suis pas complètement rouillée ? Ça va être tout à fait chronophage, comment vais-je trouver du temps pour ma vie perso ?

     

    Mais remontons tout de suite en haut des montagnes.

     

     

    Et voyons aussi que je suis surexcitée par la résolution toute neuve qui m'anime. C'est très nouveau pour moi de ne pas me contenter d'espérer mais d'agir.

    Et n'oublions pas les envies de plein de plein de choses qui se réveillent. Qui frustrent aussi. Mais c'est si bon d'avoir envie à nouveau.

    Et jouissons surtout des sourires voire des fous rires. Grâce à un dragueur plutôt croustillant, un dîner qui devrait pourtant désormais me paraître juste routinier, des sms délirants qui me font ridiculiser dans le métro.

     

     

    "Tu sais, tu me demandais hier
    Ma vision du bonheur
    Eh bien, chaque jour elle est plus nette
    Il ne [me] fera plus peur"

    happy.jpg

     

    C'est long aujourd'hui je sais.

    Mais je voudrais vous dire tant de choses...

     

  • Génial mon c...

    Ce truc, c'est un peu l'hallu totale pour tout vous dire. Je pense que je vais être la 38.000.000ème à en parler mais c'est quand même un peu énormissime. Figurez-vous qu'au début, j'avais pas trop réagi des proportions que ça allait prendre. C'était comme tous les liens qu'on m'envoie ou trucs rigolos sur lesquels je tombe au hasard de mes pérégrinations .

     

     

     

    Donc, au début, on est samedi 30 août et je reçois un lien « hilarant ce truc » Je suis chez moi avec une copine, on ouvre le lien et… comment décrire notre état ?... Ben on rigole pendant plus d'une minute. On se repasse le truc, on se moque à mort et on passe à autre chose.

    Sauf que c'est pas fini. Le lendemain, je suis invitée pour déj et paf… on rediscute de cette merveille de l'art des eighties [mais sauf que c'est produit dans les 2000's]. Je me moque à nouveau à mort : des images, des paroles, du style. Je suis pas du tout une pro mais limite je me moquerais bien des créateurs pour le coup. Bon, on a des trucs à faire et à raconter, on oublie un peu mais voici qu'en fin d'aprem, je m'aperçois que la musique est dans ma tête.

    Lundi, c'est la rentrée pour certaines et au programme, il y a une diffusion des images incriminées depuis samedi. Et là, c'est un petit peu la catastrophe. La chanson me revient dans la tête force 12 et vient même remplacer la merde que j'avais entendue en venant au boulot. (un truc de pseudo R n' B miteux qui parle de fleurs dans ton jardin et de main sur ton p'tit cul) Je commence à m'inquiéter très sérieusement pour tout dire. Ce truc est tenace.

    Mardi, TOUTE la journée, je continue à tourner en boucle les 3 mêmes phrases débiles, sur le même air débile. Je suis pas aidée vue que je suis harcelée de toutes parts : via notes et commentaires de blog, mail, sms…

    Aujourd'hui, ça fait 5 jours que j'ai découvert les pubs nulles de la fédération française d'équitation. Ça fait 5 jours que je chante « le cheval c'est trop génial » sur l'air des Daltons de Joe Dassin.

     

     

     

    C'est plus tenable.
    Il faut faire quelque chose.

     

    Après moult réflexions j'ai trouvé un début de solution :

    je partage ce fléau.

    Enjoy !

     

  • Myope

    Myope, oui, mais pas au point de ne pas pouvoir passer une journée sans lunettes. Porter des lunettes ne me dérange pas du tout mais certains jours, j'ai envie de rester sans. Comme par exemple les jours où il fait trop chaud et que les lunettes vont glisser sur mon nez.

    Or, je n'ai pas droit aux lentilles. Alors forcément, un jour sans lunettes = un jour comme une taupe.

    Bon, pas au point de dire "pardon Madame" à la poubelle que je viens de heurter. Mais au point de ne le rendre compte que c'est à moi que le touriste, là, fait signe pour obtenir de l'aide. Les jours de taupe, je serais probablement capable de passer à côté de ma mère sans faire gaffe.

    Parce que la particularité de mes jours taupe c'est que je finis par m'extraire du monde. Puisque mon horizon est flou et que je ne peux pas vraiment faire le point,  je rêvasse, je ne fixe rien en particulier. Je marche le nez au vent.

    Mais comment les autres peuvent-ils le savoir ? Eh bien ils ne peuvent pas, tout simplement. Comment alors ne pas comprendre le touriste qui me prend pour une pimbêche ? Ou le voisin qui se vexe parce que j'ai acheté des oranges en même temps que lui sans le saluer ?

    Le plus gênant, je crois, c'est cette fois où je souriais aux anges en écoutant ma musique. J'ai croisé un monsieur fort laid qui était persuadé que je répondais à ses oeillades appréciatives alors que je ne l'avais pas vu en réalité et qui m'a élégamment traitée de salope quand je l'ai croisé sans un regard...

     

     

    lunettes.jpg