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  • Appelez-moi Filipe

    A la suite d'un truc nimportequoitesque dont j'ai le secret, j'ai bénéficié pendant 2 jours du corps de Mister Filipe (ça se dit comme le filip des 2be3 mais il joue pas dans le Navarro nouveau ; lui, il est entre autre prof et chuis hyper jalouse !...) Alors déjà, on se plaint pas, j'ai un peu fait l'échange avec un beau gosse (matez-moi ça et bavez un peu) donc je vais pouvoir faire la maligne pendant quelques heures !

     

    Hop sous la douche à moitié dans le coltard. Shampoing, frottage... euh quoi ?? D'où j'ai plus de cheveux ? Ah mais oui c'est... main qui descend illico : OOOOOOOOOh trop chouette, je vais pouvoir m'amuser ! Et oui, je m'amuse. Je me rends assez vite compte également que c'est comme quand on emprunte les jouets des autres, on connaît pas tout de suite le mode d'emploi par coeur, on commet des erreurs de débutant, on pense que... alors que, comme ça, c'est bien bien mieux !... Je rejouerai plus tard, là pas le temps : boulot !

     

    Je pense qu'au contraire de moi, l'habitant de ce corps doit user de caféine parce que je me suis arrêtée pour la première fois de ma vie au Starbucks devant lequel je passe chaque matin pour aller au boulot. Boulot où je passe une journée des plus agréables : bizarre comme les gros lourdauds de blaireaux mettent beaucoup moins ma parole en doute quand elle sort du corps d'un homme... Que j'aime mon milieu pro !

     

    Je veux aussi en profiter pour draguer les filles. Je connais a priori les trucs qui les saoulent illico, on ajoute l'expérience de mon hôte et c'est sûr, je vais assurer. Verdict : toutes les filles mentent quand elles affirment qu'elles détestent se faire draguer dans la rue, que quand même trop c'est trop les gros lourds qui t'accostent dans la rue. Mon oeil, oui ! Elles ont toutes minaudé comme des grues !

     

    Rentrons à la maison : j'ai visiblement des goûts musicaux pourris parce que mon hôte du moment ne semble pas trouver son bonheur à la maison... Pas grave, c'est l'heure de rêvasser en fait... de penser au sens de la vie, de l'Homme, des relations avec les femmes et la Femme en particulier... Et puis surtout, il devient urgent de me poser quelque part parce que j'ai déjà des bleus partout à force de me cogner. Pas l'habitude de diriger un corps de cette taille, je voudrais pas le rendre tout abîmé. Donc on se met sur le canapé et on bouge plus.

     

    Le côté bien (ou pas, c'est selon les points de vue) c'est qu'il dort aussi peu que moi. Aucun scrupule à trainasser, à lire jusqu'à pas d'heure, à tout à rien quoi... mais à pas dormir en tout cas. Sensation tout à fait inconnue pour moi qui téléphone une fois par trimestre, j'appellerais bien des gens pour me marrer à leur raconter cette aventure improbable, là tout de suite...

     

    A un moment mais je sais pas trop quand, j'ai dû finir par m'endormir...

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  • Vendredi ou la loose cosmique

    (Bon en vrai, c'est pas du tout ça que je voulais poster, j'ai une note toute prête pour vous raconter combien ça va pas fort. Mais en même temps, je suis contre. Je vais pas venir me plaindre tous les 4 matins alors que des enfants meurent de faim ! Et puis on va pas s'apitoyer sans cesse sur son sort, c'est mauvais pour le moral que je dois remonter... Et puis bon, y aura bien plus de petits bonheurs dedans si j'attends encore un jour ou 2 ! )

    Bref, figurez-vous que -si on peut dire que j'ai durant la semaine une vie sociale somme toute relativement remplie- il s'avère que je suis régulièrement en mode "personne à l'horizon" le week-end. Pour plein de raisons au nombre desquelles figure en bonne place ma non-oserie. Tout ça pour vous dire que ce soir, comme régulièrement depuis quelques mois, je suis chez moi. En mode soirée de loose.

    En prévision, je suis allée acheter des fraises tagada. Et je suis descendue une station plus tôt pour terminer le chemin à pied en chantant ABBA et en faisant le vide. (La journée a été éprouvante)

    Arrivée chez moi, j'ai commencé par débriefer au tél ma journée de folie. Pile comme quand j'étais au collège. Raccrochage, début de repas : le reste des gâteaux tunisiens achetés y a 2 jours. Trop chaud. Déshabillage : hop le bas dégage. Hop, le pull suit.

    Ho coucou y a des cops sur le chat, parfait je vais réfléchir à quoi manger en papotant.

    Entre un projet mort-né de scrapbooking et un rêve fou de Noël à SF, je continue mon repas par un morceau de fromage. Je suis toujours cul nu en t-shirt sur le parquet dans mon appart' non chauffé et fenêtre entrouverte... J'ouvre le paquet de fraises.

    Pendant ce temps, comme je suis une femme web 2.0, je me découvre au travers des yeux des autres habitants de mon corps, je vérifie ce qu'il se passe sur Facebook, je regarde tout ce que j'ai loupé sur twitter aujourd'hui, je me mets à jour des blogs pas lus, j'écoute d'une oreille distraite le nikos...

    Bon c'est pas tout mais j'ai froid, douche très chaude.

    J'ai enfilé mes habits de lumière (pyjama en pilou et vieux pull de ex-monsieur (que j'ai fourbement subtilisé lors de la séparation mais bon ça faisait 9 ans que je l'utilisais de toute façon !!) et chaussettes de princesse hippopotame) donc je ne suis pas seulement glamour, je suis aussi réchauffée. C'est l'heure de dîner pour de vrai : oatmeal crakers et caviar d'aubergine accompagnés d'une laitue entière et de fromage.

    Si c'est ça, je vais écouter de la musique pour une petite séance de chantonnement à tue-tête. J'adore ça. Probablement que mes voisins beaucoup moins. Et puis tiens, j'ai envie d'un thé. Et de fraises tagada fondues dedans. Et de lire de la chicklit. Allez je m'obéis, ouverture du lit et...

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  • Maître Capello inside

    Note à fort contenu prétentieux, donneur de leçon et insupportable pisseuse qui se croit plus belle que les autres. Mais là enough is enough. Je n'en peux plus !

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    on ne dit pas "au jour d'aujourd'hui" ni "à aujourd'hui"

    S'il vous plaît, cessez avec cette expression de merde qui me donne envie de donner un cours de français à toute personne qui la prononce. Sans blague, relisez juste une fois ou deux ces expressions. Vous le sentez pas, le pléonasme. Vous la voyez pas, la faute de français ??

    Tout le monde semble laisser passer sans ciller la multiplication de cette ineptie dans le langage courant. J'hallucine. Je ne comprends pas. Je suis horrifiée.

     

    Ce soir, je l'ai même entendue dans un texte de théâtre. Il faut arrêter aussi vite que possible la propagation de cette faute de français. Aidez-moi, je vous en prie.

    Zallez voir que dans 5 minutes, va falloir que je dise "malgré que" et "si je penserais à..." pour me faire comprendre.

    STOP

  • Les mercredis des musicos surfeurs (4)

    Lorsqu'on est un surfeur depuis toujours. Que le surf devient sa raison de vivre, on finit par perdre de vue la réalité, se prendre pour le roi du monde. Et puis aussi, on se crée un monde à soi. On vit en vase clos, pour sa passion. On imagine ce que pourrait être sa vie. On rêve fort parce que, probablement, on souhaite s'assurer de l'intérêt d'avancer, se convaincre qu'il n'y a aucune vacuité dans l'hédonisme érigé en philosophie de vie.

    Un peu comme ce groupe d'amis à la vie à la mort qui compose la clique de Bodhi. Ils ont un peu un comportement d'adolescents, au fond. Peur de rien, plaisir de vivre, désirs d'absolu, fanfaronnade. Les promesses contiennent toutes toujours / jamais. Pas de gris ni de demi-mesure, on sait où on va, on est sûr de son choix (de ses non-choix diraient certains...) L'absolu ne leur fait pas peur, la réalité, le quotidien, les contingences matérielles, c'est pour les autres. On écoute fort fort la musique. Comme MGMT qui comprend si bien our decision, to live fast and die young.

    Alors que moi, je me sens un peu comme John Utah : je les envie souvent en fait, ces cliques de surfeurs. J'aimerais bien avoir leur insouciance. J'essaie, souvent. Je me mêle à eux, je tente d'être intégrée mais je sens bien au fond, que non, je ne suis pas comme eux... Time to pretend ?

    Et puis de toute façon, je me demande en même temps dans quelle mesure ils ne savent pas que c'est vain, au fond... Un peu comme quand j'écoute moi-même MGMT, en fait. Du sautillant qui raconte en même temps la désillusion. Des paroles qui n'amènent pas toujours vers ce qu'on attend. Du contenu pas forcément en adéquation évidente avec le contenant.

    Font-ils eux aussi semblant ? Alors que je les imagine si libres ??

     

    I'm feeling rough, I'm feeling raw, I'm in the prime of my life.
    Let's make some music, make some money, find some models for wives.
    I'll move to Paris, shoot some heroin, and fuck with the stars.
    You man the island and the cocaine and the elegant cars.

    This is our decision, to live fast and die young.
    We've got the vision, now let's have some fun.

     

     

    Bon je vous laisse, je dois enfiler ma combi et farter ma planche !