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  • Looking for Mr Castang

    Looking-for-Mr-Castang_theatre_fiche_spectacle_une.jpgJe suis tellement inquiète pour mon Edouard Baer d'amour que je l'ai aidé 2 fois cette année à chercher son Mr Castang, producteur de son état.

    La première fois que j'ai vu la pièce, c'était à La Cigale, j'étais hyper mal placée, j'ai râlé contre le système de faire une pièce de théâtre qui se passe sur scène et dans le public dans une salle où tous les gens placés à l'étage voyaient pas la moitié et pourtant, malgré cet inconvénient, je suis ressortie en-chan-tée de la pièce. Très drôle et bizarre, très Edouard Baer (je t'aime ! )

    Petit bémol déjà à l'époque, je me suis dit : "l'imitation de Fernandel dans "Félicie aussi" est une mauvaise idée." Parce que je déteste.

    Bon je vous vois venir, vous vous apprêtez à dire "mais c'est quoi ce cirque, cette note part dans tous les sens, on comprend rien". Ben alors, c'est que ce spectacle est pas fait pour toi je dirais...

    Allez, petit recadrage : l'autre soir, je suis allée voir la pièce d'Edouard Baer, Looking for Mr Castang, au théâtre Marigny. Et je l'avais déjà vue en début d'année à La Cigale. Un truc un peu délirant de nimportequoiterie. Des sketchs le long d'un fil directeur a priori trop faible : on part signer un contrat pour un grand film à Hollywood avec Mr Castang. Entre temps Edouard perd sa tête, croise Indiana Monique, achète un billet pour Bollywood, tente de se défaire de sa troupe un rien lourdingue, rencontre une fille dans le public...

    Ca va à 300 à l'heure (et heureusement parce que ça dure 2h30. d'ailleurs je sais pas ce qu'il a ajouté mais ça durait moins longtemps la première fois). Ca bouge tout le temps, dans le public et hop sur scène et hop re-dans le public. Y a des pseudo tours de magie, des chansons, des numéros de cirque, des morceaux de théâtre classique. Du coup je vais pas vous mentir, selon la sensibilité de chacun, tout n'est pas topissime chaque fois (par exemple, je l'ai déjà dit, Fernandel c'est no way pour moi) mais en même temps, on trouve forcément un truc qui plaît.

    Et puis bon, je dois avouer, Edouard Baer, il me fascine, j'aime sa voix, son ton, sa démarche, son allure. Bref, je suis très amoureuse. Et de ce fait, il pourrait me réciter le discours du transfert de Jean Moulin au Panthéon, j'en serais toute émerveillée ! (on me glisse à l'oreille qu'il récite bien ce discours...) Bref, c'est très Edouard Baerien donc j'aime.

  • Mon tro bo sapin

    Noël, donc, c'est grave ma came.

    Et du coup je fais chaque année un sapin. Cette année, on m'a envoyé un courriel : "ouah trop méga fun la top fête, y a un concours de sapins de Noël sur ce blog... Si tu postes ta photo, tu seras en lice pour le big cadeau de la mort."

    Vous me connaissez, je suis curieuse. Clic clic et hop, je vois que je peux gagner un truc kitschissimement génial qu'il me faut ab-so-lu-ment. Un petit sapinou dans un boule de plastique et qui fait de la musique de Noël.

    Donc voila, photo envoyée. J'ai pas le droit de vous dire lequel est le mien vu que c'est anonyme (top nul) mais je me dis, vous saurez tout de suite lequel est le mien : le plus chouette.

    Ah, et si vous voulez poster votre sapin aussi (mais ça m'arrangerait qu'il soit tout pourri parce que je veux ce prix), il vous reste 3 jours.
    Et pour voter pour moi, suffit de suivre les instructions. (j'aurais dû poser mon sapin sur mon canapé violet, tout le monde aurait deviné !!)

     

    Au cas où ce serait pas trop tard, y a de la musique de Noël en automatique sur ce blog. Préparez-vous avant de cliquer !

  • J'aime Noël

    J'aime Noël, la nostalgie -voire la mélancolie parfois- qui entoure ce moment. Je ne suis pas du tout perturbée par l'aspect mercantile de cette fête ni par le fait que certains n'offrent de cadeaux que ce jour-là. Je n'en vois que le côté rêve de gosse. Je crois que je crois encore un peu au père noël en fait.

    J'aime Noël et tous les souvenirs que j'en ai.

    Je repense aux soirées hystériques entre cousines en attendant le Père Noël "plus que 2h !!!!" et aux matins ensommeillés qui suivaient le réveillon. Je me souviens des jours entiers passés à échafauder des idées de cadeaux pour tout le monde. Je ferme les yeux et je me revois en train de découper des catalogues et des magasines pour coller joliment sur une feuille de bristol bleue et rose pour faire ma lettre au Père Noël, c'était il y a 4 ans. Je me remémore avec émotion les dizaines de repas de Noël partagés avec mon amoureux d'alors, les liens qu'ils ont forgés entre nous.

    J'aime Noël, et que ce soit tous les ans pareil mais un peu différent.

    bougie demi.jpgLes vacances de fin d'année en famille. Les valises pleines à craquer de cadeaux à l'aller mais aussi au retour parce que je suis pourrie gâtée. Les bougies en clémentines que je fabriquais avec papa puis seule devant croque-vacances ou dorothée. Les courses de dernière minute pour cause de pain oublié. Le téléfilm de Noël pour passer le temps en attendant minuit. Les paquets sous le sapin. Le sapin chez nous, chez mes parents et chez les siens. La tentative de Noël là-bas aussi.

    J'aime Noël parce que ce sont des milliers de pensées pendant des semaines, avant et après.

    Comme quand j'ouvrais mon calendrier de l'avent consciencieusement chaque jour, tradition perpétrée ensuite avec mon chéri pendant des années. Comme quand je fais comme des millions de personnes qui vont faire les boutiques pour trouve LE truc qui va plaire. Comme quand je rentre le soir et que j'allume la guirlande lumineuse de mon sapin et que je m'abîme dans sa contemplation, moment d'oubli total. Comme quand on pique des crises de fous rires à reparler des cadeaux miteux que nous offre ma tante. Comme quand on complote au téléphone pour organiser les surprises de chacun.

    J'aime Noël et j'aime surtout avoir retrouvé le plaisir et l'envie d'y être, pour la première fois depuis 3 ans.

    J'ai des papillons dans le ventre, des sourires aux lèvres, des larmes d'émotion aux yeux, des paillettes dans le coeur juste à l'évocation de tous ces moments. Je suis triste que certains ne se reproduisent plus, ravie que d'autres soient oubliés, émerveillée que chacun soit unique, finalement.

    bougie.jpg

  • Mes voisins dans le train

    train.jpgIl y a ceux qui ont démissionné. Ils voyagent en famille alors ils ont tout bien prévu les coloriages, les jeux vidéos, les fraises tagada, les torgnoles... Il faut pouvoir occuper les petits monstres pendant tout le trajet. Au commencement était l'autorité : on explique à voix très haute qu'il faudra être sage, ne pas ennuyer les gens. Mais au bout de 12 minutes c'est le Bronx. Ça court partout, ça piaille, ça grimpe sur les fauteuils… On commence par crier très fort pour donner l'illusion qu'on tente vraiment de calmer ces petits mais que décidément... Et puis très vite, on cesse de faire semblant de gérer, on met des boules Quiès et hop, sieste !


    Il y a ceux qui ont la bougeotte. Idéalement, ils ont commencé par insister pour avoir la place côté fenêtre alors que ce n'était pas celle qui leur était attribuée et ils ont obtenu le côté fenêtre. Puis c'est le festival. Le téléphone sonne, on part donc répondre sur la plate-forme entre les voitures pour ne pas gêner. Une petite envie d'aller aux toilettes pardon mademoiselle de vous faire lever à nouveau. Tiens, mais c'est que le ventre gargouille, allons faire un tour à la voiture bar. Oh ben zut, j'ai rangé mes mots croisés dans la valise, je vais les chercher. Ah là là, je n'aurais pas dû boire cette bière, je crois que j'ai besoin de me lever à nouveau…


    Il y a ceux qui téléphonent. Au choix, on peut tomber sur la pie qui sait que ça va couper et déranger tout le wagon mais qui veut quand même appeler tout son répertoire _pile_ maintenant. Le voyage s'agrémente aussitôt de moult kikoolol et autres « grave ! » Ou alors sur la mamie un peu sourde d'oreille qui crie pour se faire entendre puisqu'elle, elle n'entend rien. Tout le monde en profite donc et ça tombe bien, elle est en train de donner sa recette secrète de tarte Tatin. Parfois, on a de la chance, on est pile assis à côté d'un couple en pleine discussion. On profite avec bonheur de bribes de disputes, de soupirs extatiques, de mon lapin en sucre, de « pense à la baguette ! »


    Il y a ceux qui ont besoin d'amis. Mais au point que certaines fois, c'est à croire qu'ils n'ont pas vraiment de raison de voyager, qu'ils ont acheté le billet de train juste pour pouvoir faire chier, euh non, pour pouvoir sociabiliser avec leur voisin. Tout est prêt et rien, pas même la musique à fond sur les oreilles, ne va arrêter le voyageur en manque d'amis. Les photos des enfants sont prêtes à être dégainées, les soucis au boulot sont décrits avec animation, les facéties du chien sont une source inépuisable d'émerveillement. Ne pas réagir n'y changera rien, le voisin devient instantanément un ami à la vie à la mort. Une demi-heure avant la fin du trajet, la sueur perle déjà : c'est l'angoisse de perdre bientôt son ami tout neuf.