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  • Là-haut

    la haut.jpgUn vieux monsieur carré est amoureux d'une frêle vieille dame qui le lui rend bien. Ils sont ensemble depuis très longtemps et c'est juste tellement joli de les voir si heureux et complices. Et voila que  la frêle vieille dame s'affaiblit puis meurt, laissant le monsieur carré tout seul dans leur très jolie maison peinte de toutes les couleurs. Juste au moment où le vieux monsieur carré avait décidé d'offrir un voyage en Amérique du Sud à la frêle vielle dame : ils rêvaient depuis tout petits d'être des aventuriers, c'était l'occasion, enfin.
    Le vieux monsieur reste très triste et passe ses journées seul, ne sachant que faire.

    Pas de suspens, le vieux monsieur carré va partir en Amérique du Sud, il ne pourra pas emmener sa femme alors il emmènera leur maison. Dans son voyage, il va rencontrer un petit garçon rond, un chien ovale, un oiseau losange...

    Je ne vais pas vous expliquer que ce film serait une parabole de la quête de l'infini, une application d'une théorie kantienne dont je ne sais rien... En fait, à mon sens, il n'y a pas besoin de se réfugier derrière des excuses pompeuses pour aller voir ce film. Il est vraiment bien. Et ça me suffit.

    L'histoire n'est pas tout à fait convenue, les personnages très bien croqués, les situations comiques sont bien amenées, il y a un bon équilibre entre les rigolades et le scénario. Pas mal de choses inattendues aussi, et pas de leçon de morale trop envahissante.

    Ce film est juste un petit bonbon doux, un baiser léger, une poésie pittoresque, une blague carambar nostalgique. Un morceau de bonheur embullé dans une histoire pour enfants pourtant tout à fait enchanteresse pour la grande que je suis parfois.


  • Dodo

    Je souffre d'un grave dédoublement de personnalité ces derniers temps : en toute conscience, je sais que je devrais dormir. Je me le dis limite à voix haute, là, et en écrivant cette note je souris même du ridicule de mon attitude. C'est pas une heure pour écrire sur son blog...

     

    Et pourtant tant pis : je lis, regarde des redif à la télé, fais des tests sur Facebook, vide mon appareil photo, étends mon linge...

    Dingue le nombre de trucs que je trouve à faire à 3 heures du matin quand je décide que je veux pas dormir. Je ne baille même pas, je n'ai pas mal aux yeux, je suis pas fatiguée en plus !

    Bon allez, j'éteins tout, je me lève demain fin dans 4h plutôt (20ème incantation, peut-être la bonne ?)

  • TDF

    Le TDF, ce sont des aprem entières du mois de juillet avec ce programme télé en fond sonore et visuel. A attendre que mon père ait fini de regarder/siester devant ce programme que je détestais avant de pouvoir faire un truc.
    Pas seulement chez moi, chez toutes mes copines aussi...

    Plus tard, ce sont des discussions sans fin au boulot entre collègues sur ce grand événement auquel il m'est impossible d'échapper pour des raisons sur lesquelles je préfère ne pas m'attarder ici. Ce sont des moments de supplice à la cantoche à pas oser avouer que depuis Fignon, on sait pas trop qui court. Que les cyclistes, on en retient surtout que certains s'ébouillantent en prenant la douche, que d'autres se vautrent d'un escabeau...

    Là, j'étais plutôt contente, c'est fini pour cette année. On range les mains PMU et les casquettes LCL, on cesse de se balader avec le maillot jaune sur le dos, on retourne à une vie normale. L'arrivée c'était dimanche, alleluia.

    Et voila pas que drame total, ça a fait une audience démente cette saison. Du coup c'est sûr, les retransmissions télé ne vont pas s'arrêter de sitôt. Zallez voir qu'on va aussi m'imposer le Dauphiné Libéré ?

    Mais libérez les aprem de juillet. Dites non à la mort sociale des enfants qui sont séquestrés à cause d'une échappée ou d'un col du Tourmalet.

    Mesdames et messieurs les sponsors, cessez un peu de payer pour que vive le Tour de France !

  • Lightning

    Soudain tout claque, la nuit est éclairée violemment et brièvement, le vent souffle fort et le tonnerre gronde. Les orages bruyants ne sont pas si fréquents à Paris, sauf cette année. Ça tombe bien, c'est mon temps préféré.

     

    Il est nuit, l'heure où tout le monde dort et moi je profite.

     

    Je profite de la tiédeur du matelas sous mon ventre et de celle de mes mains à la saignée de mes seins. Le vent et la pluie ont fait tomber la température, je frissonne de la sensation de chair de poule qui descend de mes épaules le long de la colonne vertébrale jusqu'au plus bas de mon dos, là où le drap l'éteint.

     

    La tête tournée vers la fenêtre ouverte sur l'obscurité trouée d'éclairs, j'écoute la pluie plicploquer sur les toits et le tonnerre faire vibrer les vitres.

     

    Dehors, tout est bruit et activité et dedans, tout est calme et fascination.