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  • Tous ensemble

    Bon voila, c'est la fin de ma challenge week.

    J'aurais voulu faire une note dans la catégorie livre ou ciné mais je n'ai pas eu d'idée fulgurante. J'ai probablement lu ou vu des trucs sur ce thème, pourtant, mais rien ne m'est revenu à l'esprit... 

    C'est drôle, quand on a pour idée d'écrire sur le thème de la solidarité, on a l'impression que tout le monde utilise le terme, que c'est le mot à la mode... Je l'ai entendu partout ou presque, cette semaine ! Y compris dans la Starac. Oui, il va être question de Starac, aujourd'hui. Toute la semaine, le petit groupe de 8 égocentriques encore en lice pour le titre de cette année répondait aux interviews des trucs du style "on n'est plus tellement nombreux, maintenant. Du coup, on est vraiment proches, solidaires..."

    Voila, solidaire, c'était le mot de la semaine à la Starac aussi. (Aurais-je des pouvoirs magiques pour créer le buzz jusque chez des gens qui ne savent rien de moi ?)

    118fc9b4e725ecc60d73e6fd44da7243.jpgAlors moi, ça m'a fait carrément bizarre de voir comme ces individus tellement prêts à tuer père et mère pour réussir, ces stars en herbe qui passent leurs journées à cracher les uns sur les autres se croient solidaires. Bizarre de penser qu'ils ont tous ou presque utilisé les mêmes termes pour décrire l'état d'esprit du groupe. Et puis je me suis dit que c'était logique : ils doivent penser qu'être solidaire, c'est comprendre l'autre parce qu'on vit la même chose. Sauf que pas du tout mes agneaux !
    Bon au moins, ça m'aura bien fait rigoler de les entendre se gargariser de mots qu'ils comprennent pas !

    Et le plus bizarre dans l'affaire, c'est que ce ne sont pas du tout ceux auxquels je pensais qui sont partis vendredi soir...

  • Equipe

    La solidarité au boulot, c'est demander à sa cops à la cantine "tu préfères prendre le merlu ou la lotte ?"

    La solidarité au boulot, c'est refuser de traiter le dossier qui était suivi par la collègue qu'on tente de mettre au placard. Le genre de situation toute pourrie où votre chef mine de rien retire le budget bidule à Josette parce qu'elle le saoule. Le chef espère, mine de rien, faire dégager Josette grâce à votre aide silencieuse.  

    La solidarité au boulot, c'est trouver une excuse pour couvrir sa collègue qui ne va pas très fort en ce moment / qui a besoin d'aller faire une course / qui est partie super tôt pour shopper / qui est très en retard pour aucune raison particulière, juste parce qu'elle a fait/fera pareil pour vous...  

    La solidarité au boulot, c'est prendre Ginette dans ses bras parce qu'elle pleure comme une madeleine la perte d'un être cher (ah non, ça c'est de la connerie pure de ma part, je le reconnais... mais j'ai pas pu contrôler mon geste : mes bras se sont spontanément ouverts et elle s'est jetée dedans...) 

    La solidarité au boulot, c'est faire front ensemble contre la nouvelle idée de gestion des dossiers absolument impraticable mise en place par le directeur fraîchement nommé qui croit tout connaître alors qu'il ne sait même pas encore le nom de l'entreprise où il vient de débarquer.

    Voila, j'ai la chance de travailler dans une équipe assez petite. J'ai surtout le bonheur d'exercer un métier que j'aime passionément. J'ai aussi la satisfaction de traiter des dossiers très intéressants.
    Pour aller plus loin, je n'exerce pas une profession libérale. C'est un choix délibéré : je sais que je ne suis pas capable de venir chaque jour travailler en devant prouver à tous que, sans moi, plus de clientèle et je sais que je me ferais manger par mes "collègues" à cause de ma gentillesse.
    Je suis donc à la fois très chanceuse et parfaitement à ma place là où je suis.

    Mais comme toujours, en bonne idéaliste, je ne peux m'empêcher de penser que les semaines seraient plus belles si mes collègues apprenaient à se défaire un peu de leur individualisme...

  • Voyage en Kabylie

     Challenge week : la solidarité, ça continue...

     

    Ce soir, je vais en Kabylie.
    Ce sera ma première fois.
    J'ai hâte et en même temps j'ai très peur.

    J'ai pourtant une petite idée de ce qui m'y attend... mais impossible d'y aller l'esprit tranquille.

    D'abord, une partie de ma visite sera dédiée à notre découverte réciproque. Que ce soit conscient ou pas.
    Moi, je sais déjà que je vais écouter, fascinée, cette langue à laquelle je ne comprends rien (ça me fait toujours une drôle d'impression de ne pas même pouvoir saisir une parole...)
    Eux, ils vont me regarder évoluer, pour pouvoir décider s'ils vont me faire confiance ou non.

    7048f1966ef3b24f5bcf2750d6ac6cfb.jpgEnsuite, je vais écouter et expliquer et donner des conseils et apporter mon aide à cette famille. Officiellement, je suis censée aider leurs enfants à faire les devoirs. Sauf que généralement, ça devient un peu plus que ça. La relation évolue doucement et j'en viens à discuter de tout et de rien : de la maîtresse qui n'a pas été gentille, de maman qui a oublié de signer l'autorisation pour aller au musée, de papa qui comprend pas que c'est la mode des chemisiers fuschia, de "t'as vu le dernier épisode de winx club?" ...
     
    Mais ne nous y trompons pas, à raison d'une visite par semaine, c'est en réalité moi qui vais m'enrichir en faisant ce que j'aime le mieux : faire profiter les autres de ce que je sais, partager du temps avec des enfants, découvrir une autre culture... Et cerise sur le gateau, je vais même avoir l'air généreuse...
     
    Et si cette fois-ci j'ai très peur, c'est parce que cette famille a mis beaucoup d'espoir sur mes épaules. Je crois même qu'ils s'attendent presque à un miracle. Or, je sens que, au mieux, mon intervention ne suffira pas à atteindre les objectifs pour la fin de l'année scolaire et au pire, je n'ai pas les compétences requises pour les aider. Et je voudrais tellement que leur espoir ne soit pas trop déçu...
  • We are the world

    Challenge week : la solidarité, la suite !

    Quand j'étais petite, j'avais le maxi 45 tours  (oui, je suis trèèèès vieille) et j'adorais  écouter cette chanson bien fort en chantant en yaourt.

     

    There comes a time when we heed a certain call
    When the world must come together as one
    There are people dying
    and its time to lend a hand to life
    There greatest gift of all


    We cant go on pretending day by day
    That someone, somewhere will
    soon make a change
    We are all a part of Gods great big family
    And the truth, you know,
    Love is all we need

    [ Chorus: ]
    We are the world, we are the children
    We are the ones who make a brighter day
    So lets start giving
    Theres a choice we're making
    We're saving out own lives
    its true we'll make a better day
    Just you and me

     

    Send them your heart so they'll
    know that someone cares
    And their lives will be stronger and free
    As God has shown us by turning stones to brend
    So we all must lend a helping hand

     

    [ Chorus: ]
    We are the world, we are the children
    We are the ones who make a brighter day
    So lets start giving
    Theres a choice we're making
    We're saving out own lives
    its true we'll make a better day
    Just you and me


    When you're down and out, there
    seems no hope at all
    But if you just believe
    theres no way we can fall
    Let us realize that a change can only come
    When we stand together as one

    [ Chorus: ]
    We are the world, we are the children
    We are the ones who make a brighter day
    So lets start giving
    Theres a choice we're making
    We're saving out own lives
    its true we'll make a better day
    Just you and me