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  • Un plongeon dans la Garonne

    Je baigne mes jolis pieds dans la Garonne, là haut, en Espagne, là où elle n'est encore qu'un bébé rivière. Il y a des pierres qui affleurent, on a de l'eau maximum jusqu'aux chevilles... alors hop ! On remonte le pantalon et on barbote. Pas longtemps. Vraiment pas longtemps... parce que l'eau est si froide que les pieds sont presque aussitôt engourdis... Le temps d'une photo et hop, on ressort précautionneusement. Pas assez cependant vu que je me retrouve à genou dans la rivière... trempée. J'ai glissé sur une des pierres. "Dommage que tu l'aies pas prise en photo à ce moment-là, papa !" rigole, charitable, ma voisine de baignade...

    Je sais enfin à quoi ressemble la recette espagnole des churros dans du chocolat chaud. Comme je m'y attendais, le chocolat ne m'a servi que de sauce pour mes churros. Trop sucré, trop doucereux... j'ai pas pu le boire. En revanche, c'est vrai qu'il est très épais !

    Et puis des triathlètes (pas pu m'empêcher de penser à M. L... alors que je le connais même pas), du turron, des berberechos mutants qui sont en fait des palourdes, la recherche désespérée du souvenir kitsch à ramener pour jeudi soir (j'ai notamment renoncé à ramener une sorte de flute miteuse à cause d'une blague débile faite le jour de mon déménagement mais j'ai préféré renoncer) un pike-nike et le passage obligé par le supermarché à la frontière où l'alcool est moitié moins cher que "chez nous".

    Voila un dimanche qui sort vraiment de l'ordinaire...

  • Il est pas frais mon poisson ?

    Je l'ai attrappé comme un chacal. nous dit Laurent, tout fiérot de son poulpito fraîchement pêché. Toujours aussi finot, de retour de l'épreuve où les jaunes ont "maille battu" les rouges, il explique que Véronique (qui vient de lui procurer "Le repos du guerrier fait par la mascotte") "elle a touché un corps d'homme et je crois qu'elle en a pas touché beaucoup dans sa vie"

    e54bc7245c8f45215feddfc3e8cfc366.jpgBravo la production ! Beau teasing tout miteux à base de serpent qui va mordre quelqu'un, "ça tue en 20 minutes" dit Erick d'un air très concerné... sauf que c'est juste une conversation débile entre candidats.
    Aujourd'hui, changement d'équipe, un jaune devient rouge. Catastrophe chez les Guntao qui oerdent leur chef... puis 5 minutes après on a droit à des remarques perfides du genre "on se passe très bien de lui en réalité"... Simon, le bucheron de l'Aude, belle chochotasse, est encore tout affaibli. Parlant d'Erick, nouvellement jaune , il dit avec beaucoup de finesse : "Je pense qu'en ce moment il est orange"

    Et toujours le show de ma chouchoute Véro... Petit florilège :
    - J'me suis coupée à un rocher
    - Je compte à fond sur leur solidarité
    - Je ne suis pas une aventurière mais je crois à ma bonne étoile
    - J'ai toujours l'impression d'être un boulet même si je suis une mascotte

    Ils nous coupent le meilleur moment, les votes. Avant on voyait bien les prétextes mais là... :
    "Je vote Mélanie à contrecoeur, tu m'as un peu déçu il y a 5 minutes."
    "Tu ne nous aide pas beaucoup"
    "On est tous les 2 dans la balance et je préfèrerais qu'elle bascule de mon côté"
    Une dédicace à Patrick qui dit "je vote contre Erick comme un avertissement, pour lui faire comprendre que rien n'est acquis"

  • Merci FRADDAK

    Sans vous, je ne sais pas si j'aurais tenu le choc.

    Pour des raisons diverses, à des occasions que vous ne soupçonnez peut-être même pas, vous m'avez aidé à avancer, à tenir debout, à croire en moi, à me reposer, à voir plus clair.
    Vos mots, vos sourires, votre ironie, votre discrétion, vos invitations à dormir, votre insistance à poser des questions, vos courriels mine de rien, vos sms, votre simple présence...  ont énormément compté ces derniers mois.

    J'ai parfois l'impression de m'être imposée, d'avoir pris trop de place mais c'est que j'ai "osé déranger" si peu de monde que vous l'avez payé cher... Je crois qu'aucun mot ne pourra jamais décrire ce que je vous dois alors je vais me contenter d'un merci. (Je ne suis pas sûre que vous me lisiez tous régulièrement mais j'espère que vous lirez ça.)

    99f9cf4ba42c1c48adc943dbbe1ec4b0.jpgVoila, je me souhaite de vous garder encore longtemps dans ma vie...

  • I AMSTERDAM

    ... Suite 

    Définitivement, on est ailleurs. Pas si loin pourtant. Mais je me suis sentie dans un autre univers. Rien ne m'était familier : ni les sonorités, ni les magasins, ni la nourriture, ni les mots... C'est tellement agréable d'avoir l'impression d'être partie des mois alors qu'on s'est contenté de s'absenter 3 jours, de faire 8 heures de train aller-retour. Une plongée dans une culture radicalement autre, les yeux sans cesse sur le qui vive, surtout ne rien rater de tout ce qui m'entourait.

    J'ai aimé voir l'eau, les arbres, les ponts à chaque coin de rue. Les canaux tantôt étroits comme un couloir, tantôt bordés de bateaux, véritables jardins flottants. Les rives du cours d'eau pavées, celles toutes sauvages envahies d'herbes folles, celles encombrées de vélos, celles calmes et celles commerçantes. Tous les petits ponts noirs et biscornus sur l'île de Java, si incongrus après deux jours passés à traverser les "brugen" du centre ville.

    b49411563ff0bb9f580ad1315c3a5b7f.jpgL'Hortus Botanicus. Profitant de ce que le ciel était tout bleu, j'y ai vu plein de plantes merveilleuses et inconnues. Servi d'aéroport à un papillon merveilleux. Traversé des serres à l'ambiance tropicale ou désertique. Bu un thé à la menthe pas façon marocain du tout mais délicieux, assise au café du jardin, tout chou tout reposant.

    On a trouvé le paradis bonbonesque de ba : Plein plein de bonbecs à la réglisse à découvrir.

    Dans ce petit musée différent de tous ceux que j'ai visités jusqu'à présent, j'ai vécu une expérience unique. Je ne suis pas capable de trouver les mots pour décrire mon émotion à la vue des images, des cartes postales, des dessins qu'Anne Frank a accroché au mur de sa chambre. Une visite certes un peu gâchée par le pathos commercial qui est distillé un peu partout mais tellement émouvante qu'on relativise tout de suite l'attente avant d'entrer, les piétinements... c'était juste... je sais pas mais ce fut un choc. Et j'ai eu les poils qui se sont dressés sur mes bras à la lecture de cette phrase, juste avant la sortie :

    "One single Anne Frank moves us more than the countless others who suffered just as she did, but whose faces have remained in the shadows. Perhaps it is better that way: If we were capable of taking in the suffering of all those people, we would not be able to live." Primo Levi

    To be continued...