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lundi, 31 mars 2008
Contemplative
Les gouttes d'eau sur la vitre de la voiture quand il pleut. Laquelle va glisser en premier ? Pas toujours celle sur laquelle j'aurais parié. Et mon doigt de suivre, bien au sec, le chemin tracé par ces dégoulinades.
Le sable qui coule entre mes doigts. Celui beige et parfait d'une plage de la côte basque. Il file, glisse, passe sans bruit ou presque. Et ma main, inlassablement, s'emplit d'une poignée de plus et continue le manège.
Les gens qui passent dans la rue. Affairés, nonchalants, rieurs, en pleurs. Seuls ou non. Le nez au vent, le téléphone à l'oreille. Flux et reflux d'inconnus teinté parfois de visages familiers.
Les secondes qui s'égrennent sur la pendule. Numérique ou mécanique. La valse de la trotteuse sur l'horloge de la gare. Le défilé des chiffres sur la montre accrochée à un poignet.
Les vagues grises ou bleues qui viennent rouler, se briser, mourir, éclabousser. Leur bruit toujours différent mais si caractéristique. La couleur de l'écume, l'odeur des embruns, la forme du rivage.
L'enfant endormi. Abandonné aux regards indiscrets. Son souffle léger. Ses soupirs imperceptibles. Ses mimiques rêveuses. L'odeur de son sommeil. La musique de sa respiration.

Des heures entières silencieuse et fascinée par ces ballets improvisés.
00:07 Publié dans Intibacy | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
samedi, 29 mars 2008
Mes moments de grâce ?
Pour répondre à landrellec la douce, voici mon moment de grâce d'aujourd'hui.

00:58 Publié dans (ba)rtist, Petits (ba)nheurs | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
vendredi, 28 mars 2008
Et une patate chaude pour la 4 !

Finissons en 4 par un souhait qui, je pense, est lié à la génétique : j'aurais voulu qu'il me dise son désir et pas seulement qu'il me le fasse comprendre. Ca pour la peine, c'est sûrement lié à la longueur de notre histoire mais je trouve que les mots sont également un torride préliminaire qu'on impasse trop souvent…
00:51 Publié dans ba(rbie) girl | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
mercredi, 26 mars 2008
Collègue je t'aime
Et elle, elle avait eu une sorte de réminiscence tout droit venue de l'au-delà… Non mais elle m'a quand même chanté et Topps y a plus d'éponge !!
On sait mettre l'ambiance au boulot oui ou non ?
« Bon, dis-je en refermant, dépitée, un bouquin de 23 kilos et 6789 pages, ce livre sent définitivement le vomi et ne contient rien…
On aime nos collègues oui ou non ?
23:28 Publié dans Ba bosse | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
mardi, 25 mars 2008
Martialis
Je suis une personne profondément giboulétienne.
Capable des emportements les plus enflammés et de la timidité la plus maladive. Cartésienne invétérée et émotive forcenée.
En bref, tout ça pour vous dire que cette météo cataclysmique, ce ciel tout bleu qui laisse soudain la place à une averse de grêle, ce printemps bourgeonnant qui a pourtant des airs d'hiver, cette envie de robettes légères et d'aprem glandouille au coin de la cheminée, c'est moi.

Ce n'est pas de la méthode Coué lorsque j'affirme que je suis heureuse. Je le suis.
Vraiment renoncer à certains espoirs, projets, envies, souhaits, gens...

21:57 Publié dans Intibacy | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
lundi, 24 mars 2008
Chocolaaaaaaat
Soudain je me suis dit : si tu n'immortalises pas immédiatement tout ceci, il n'en restera plus le temps de dire ouf !

Parce que croyez-le ou non, sur la photo, il manque pas mal de choses qui étaient déjà dans l'estomac...
02:13 Publié dans Quand l'appétit ba | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
samedi, 22 mars 2008
Mix
Si j'avais pensé/osé sortir mon appareil photo, j'aurais comme images pour illustrer cette note :
- deux verres de bière (merci d'ailleurs ! Je l'ai même pas dit...) sur un comptoir en zinc
- son profil dansant dans le noir
- le clavier avec sa tenue venue d'une autre galaxie (t-shirt blanc tout étiré et pull atroce même si on est daltonien)
- le barthounet qui regarde le public depuis dessous sa frange trop longue
- un burger de la mort
- son regard attentif et frondeur et profond
- une rencontre (oui, je sais c'est difficile à immortaliser)
- un soupir souriant à la fin de cette soirée qui me faisait un peu peur (pareil que la ligne précédente)
Que je vous parle de la musique aussi :
Barth il a une voix que j'adore : une peu gravilloneuse et en même temps très claire. Je ne m'explique pas ce paradoxe. En plus, sa voix parlée est toute différente.
Barth, il joue des chansons qui bougent bien ("customer 5"... yeah !!) et d'autres plus tranquilles ; elles ne se ressemblent pas toutes et en même temps, je trouve qu'on dirait qu'elles forment un tout.
Barth, il arrange certaines de ses chansons pour que le clavier, il sonne comme le piano psychédélique dans les chansons des Doors, je trouve (je suis certaine que ce type de clavier a un nom et je ne le retrouve plus) et j'adore
Barth, j'ai à la fois l'impression que c'est de la musique "facile" (je veux dire, à mon niveau, agréable dès la première écoute) et que ses chansons sont tout sauf dues au hasard, comme si chaque détail avait été travaillé.
02:02 Publié dans Ba zik | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
vendredi, 21 mars 2008
Blind date
Ainsi que je l'ai expliqué il y a quelques temps, je me demande souvent qui vous êtes, comment vous êtes, d'où vous me lisez, comment vous êtes venus jusqu'ici et pourquoi vous allez rester ou pas...
Ce n'est pas dans un but statistique ou indiscret, juste parce que je serais curieuse de pouvoir comparer avec ma propre vie de lectrice. Et en même temps, c'est chouette aussi de ne pas savoir qui vous êtes, de ne pas comprendre pourquoi d'un jour sur l'autre votre nombre double ou au contraire s'effondre.
En tant que lectrice, j'ai des passages obligés au moins une fois par jour et d'autres juste quand netvibes me prévient des mises à jour.
Il y en a où je commente à tort et à travers et d'autres où je reste muette comme une carpe.
Même si je ne commente que rarement sur la plupart des blogs auxquels je suis fidèle, en tant que lectrice, je suis parfois frustrée de ne pas pouvoir connaître en vrai certains auteurs auxquels je me suis attachée, dont les joies et les peines me rappellent les miennes ou qui me touchent au contraire parce qu'elles sont si loin de moi.
Ce mystère fait partie de la magie et en même temps, j'aimerais parfois être moins timide et tenter un clic sur la rubrique contact, pour savoir ce que ça donnerait.
Et parfois, la magie c'est que je peux rencontrer certains de mes auteurs préférés. Parce qu'on organise la rencontre pour moi, par exemple. Bon sauf qu'ensuite je me dis : " mais j'ai été nulle, elle a dû halluciner. Je suis sûre que je lui ai fait de la peine... Bravo la connerie ambiante, ma fille ! Laisse tomber les rencontres bloguiennes si c'est pour faire ça..."
Ce soir, je tente une nouvelle expérience. Un blind date ! Je suis super chanceuse vu que je n'aurais probablement jamais osé mais elle a pris l'initiative de me proposer une rencontre... Et je suis bien sûr déjà en train de me dire "Et si elle me trouvait cruche ? Et si elle me détestait au premier regard ?" mais d'un autre côté, je suis ravie.
Ravie...
00:49 Publié dans Elle est ba net | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 20 mars 2008
La NS 2008 (2)
cette année est un cru exceptionnel,
les candidats sont pris de doute,
les garçons répètent dans un endroit "insolite : les toilettes"
le jury est très partagé,
il y aura des déceptions,
la qualité des prestations a rarement atteint un tel niveau,
le jury est sous le charme
certains candidats ont beaucoup déçu le jury,
bidule craque sous la pression...
Tu m'étonnes qu'elle aurait pas tenu : déjà y avait banana split à assumer alors subir en plus les conneries de Manoeuvre la prétentieuse et de Manoukian le déglingué...
01:28 Publié dans Télé ba | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
mercredi, 19 mars 2008
Courage, fuyons…
Je suis dans le stress comme ça faisait longtemps que je n'avais pas eu à le gérer (je dirais que le dernière fois c'était début novembre…) à cause d'un dossier qui a légèrement tendance à s'embourber voire à sentir de plus en plus mauvais (ah zut… on aurait dû faire des examens plus poussés dès l'arrivée du patient, on aurait alors vu que ce truc était moisi de l'intérieur…) l'embrouille. Et dans un tel cas, que se passe t-il ? Les chefs font mine de l'air de crayon et hop… ils t'indiquent que tu n'as pas été très claire sur le sujet, ils voudraient un peu plus d'info parce que c'est pas très malin, quand même, de tout traiter toute seule dans son coin. On voit bien ensuite tous les problèmes que ça cause…
Bref, une sorte d'épiphanie a dû les toucher en plein coeur : « et si on faisait tout retomber sur la figure de ba !? »…
Je crois que je ne remercierai jamais assez ze stagiaire au top de la compétence (photo non contractuelle... mais quand même, l'est-il pas choupi mon stagiaire ?) de m'avoir gérée tout l'an dernier… Une fois de plus, je vais être sauvée grâce à lui. Grâce à lui, ce dossier est parfaitement carré, il est bien complet. Grâce à lui, j'ai échangé pendant des heures sur le sujet donc je suis rodée aux questions piège. J'ai même à disposition je ne sais combien de courriels par lesquels nous avons alerté tout le monde sur le fait que ça semblait un peu risqué, cette affaire de chute libre depuis une station spatiale mise en orbite au-dessus du soleil… (fée, je me doute bien que tout ceci est peu scientifiquement probable...)
Reste le vrai souci de fond.
Le souci, c'est cette tentative sournoise de me faire porter le chapeau dans une affaire où je suis toute seule depuis le départ et que je crois avoir traitée aussi tant pour le mieux que possible. Chaque fois que j'ai voulu en parler, on m'a gentiment dit de continuer à tout bien gérer comme je le faisais. Ça fait maintenant 2 ans que cette affaire a été lancée et les boss continuent à me demander de leur « planter le décor » chaque fois que je les consulte sur le sujet.
Eh bien, je me sentais déjà seule sur ce dossier mais là, en plus, je me sens carrément bouc émissaire-isée…

00:33 Publié dans Ba bosse | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note










