vendredi, 31 juillet 2009

Dodo

Je souffre d'un grave dédoublement de personnalité ces derniers temps : en toute conscience, je sais que je devrais dormir. Je me le dis limite à voix haute, là, et en écrivant cette note je souris même du ridicule de mon attitude. C'est pas une heure pour écrire sur son blog...

 

Et pourtant tant pis : je lis, regarde des redif à la télé, fais des tests sur Facebook, vide mon appareil photo, étends mon linge...

Dingue le nombre de trucs que je trouve à faire à 3 heures du matin quand je décide que je veux pas dormir. Je ne baille même pas, je n'ai pas mal aux yeux, je suis pas fatiguée en plus !

Bon allez, j'éteins tout, je me lève demain fin dans 4h plutôt (20ème incantation, peut-être la bonne ?)

mercredi, 29 juillet 2009

TDF

Le TDF, ce sont des aprem entières du mois de juillet avec ce programme télé en fond sonore et visuel. A attendre que mon père ait fini de regarder/siester devant ce programme que je détestais avant de pouvoir faire un truc.
Pas seulement chez moi, chez toutes mes copines aussi...

Plus tard, ce sont des discussions sans fin au boulot entre collègues sur ce grand événement auquel il m'est impossible d'échapper pour des raisons sur lesquelles je préfère ne pas m'attarder ici. Ce sont des moments de supplice à la cantoche à pas oser avouer que depuis Fignon, on sait pas trop qui court. Que les cyclistes, on en retient surtout que certains s'ébouillantent en prenant la douche, que d'autres se vautrent d'un escabeau...

Là, j'étais plutôt contente, c'est fini pour cette année. On range les mains PMU et les casquettes LCL, on cesse de se balader avec le maillot jaune sur le dos, on retourne à une vie normale. L'arrivée c'était dimanche, alleluia.

Et voila pas que drame total, ça a fait une audience démente cette saison. Du coup c'est sûr, les retransmissions télé ne vont pas s'arrêter de sitôt. Zallez voir qu'on va aussi m'imposer le Dauphiné Libéré ?

Mais libérez les aprem de juillet. Dites non à la mort sociale des enfants qui sont séquestrés à cause d'une échappée ou d'un col du Tourmalet.

Mesdames et messieurs les sponsors, cessez un peu de payer pour que vive le Tour de France !

lundi, 27 juillet 2009

Lightning

Soudain tout claque, la nuit est éclairée violemment et brièvement, le vent souffle fort et le tonnerre gronde. Les orages bruyants ne sont pas si fréquents à Paris, sauf cette année. Ça tombe bien, c'est mon temps préféré.

 

Il est nuit, l'heure où tout le monde dort et moi je profite.

 

Je profite de la tiédeur du matelas sous mon ventre et de celle de mes mains à la saignée de mes seins. Le vent et la pluie ont fait tomber la température, je frissonne de la sensation de chair de poule qui descend de mes épaules le long de la colonne vertébrale jusqu'au plus bas de mon dos, là où le drap l'éteint.

 

La tête tournée vers la fenêtre ouverte sur l'obscurité trouée d'éclairs, j'écoute la pluie plicploquer sur les toits et le tonnerre faire vibrer les vitres.

 

Dehors, tout est bruit et activité et dedans, tout est calme et fascination.


lundi, 20 juillet 2009

Nous nous trouvons actuellemet à 10.000 pieds au-dessus du niveau de la mer

The day that you stop running
Is the day that you arrive

 

Je n'ai aucune idée de la façon dont les gens ont appris mon claquage de porte. Pas par moi en tout cas, vu que je n'ai parlé à personne. J'ai mis une semaine à prévenir mes parents et je ne l'ai fait que parce qu'ils arrivaient pour quelques jours de vacances le lendemain. J'ai passé une heure près du téléphone avant d'oser le dire à mes soeurs. Je me sentais ridicule et moche.

Les premières semaines, j'étais tellement terrifiée par ce que je venais de faire que je ne mettais même pas de mots dessus. Je me terrais au sens propre et figuré. Heureusement pour moi, j'ai été accueillie par 2 coloc adorables, qui m'ont inscrite dans le quotidien. Quand ils n'y étaient pas, je restais seule. J'ai passé des soirées et des week-ends seule, je n'ai parlé à personne. J'ai beaucoup écouté de musique, beaucoup écrit aussi mais sans rien dire vraiment. Je traînais comme un énorme boulet le poids de la culpabilité : j'avais tout cassé sous le prétexte fallacieux que mon avis comptait, que je pouvais exister.

Paradoxalement, je n'ai pas beaucoup pleuré. Le premier mois oui, un peu. Mais pas en public. De même, je n'ai pas dit que j'étais triste. J'ai agi comme si de rien n'était ou presque. J'ai relu il y a peu ce que j'ai mis sur ce blog à l'époque, les billets y étaient d'une insignifiance totale. Pas un signe de tout ce que je vivais. Comme dans le reste de ma vie. A la surface, tout allait bien. Je ne m'autorisais pas à me lamenter car après tout, j'avais choisi ma situation. Pas comme lui, dont j'avais brisé le coeur et qui avait tout loisir de m'insulter puisqu'il souffrait.

Et puis les gens ont parfois eu des réactions bizarres : "A son âge, mais elle est folle ? Elle aurait dû y mettre du sien et rester..." J'ai eu cette drôle d'impression que je gâchais leur rêve : en me séparant, je leur montrais que même ceux qui ont l'air solides ne sont pas invincibles. J'ai ajouté leurs reproches à ceux que je me faisais déjà et continué à expier cette immense faute qui était la mienne.

Je suis entrée dans un tunnel de solitude et d'auto-flagellation muette. Pas pris de vacances, bossé dur, appelé peu d'amis, coupé des ponts. Ça a duré un long moment. Ma chance a été que pour des raisons que j'ignore, ce sabotage de ma vie n'a pas été suivi par tous et que certains ont continué à m'écrire, m'appeler, s'inquiéter, me forcer à sortir. D'autres ont accepté de me voir ré-apparaître un beau jour dans leur vie après des mois de disparition.

Graduellement, j'ai repris contact. Je continuais à me jeter des pierres pour ma méchanceté bien entendu mais j'ai paradoxalement commencé à me faire entendre partout. J'ai pris la décision de recommencer à vivre autre chose que le strict nécessaire à l'addition de jours sur un calendrier. Plus besoin de faire une croix sur le mur à la fin de chaque jour qui passe, je ne comptais plus, je redevenais spontanée.

Je dois ma vie nouvelle à mon sens de la loyauté et à ma lâcheté aussi.
Au fait que je me connais beaucoup mieux que je n'ai envie de le croire.
Aux gens qui m'ont aimée malgré mes semaines de silence.

 

 

And the night that you got locked in
Was the time to decide
Stop chasing shadows
Just enjoy the ride

mercredi, 15 juillet 2009

Le 15 juillet, au bureau

Une arrivée à l'heure, pour la première fois depuis 2 mois environ.

Une jeune femme pieds nus dans les couloirs.

Un apéro au champagne dans le bureau du fond.

Un atelier "comment refermer cette bouteille de champ' maintenant qu'elle est ouverte et pas finie ?"

Une enquête sur la plausible grossesse de collègue qui n'a pas touché au champagne.

Un bonjour extorqué à la 3ème tentative au nouveau stagiaire.

Un sharkie en mode glandouille qui a bien cramé à Trouville le week-end dernier.

Une mise à jour Feux de l'Amour.

Une jolie gaffe de mezze toute cotonnade/vacances qui se fout éperdument du sort de ses ouailles.

Une direction désertée par 2/3 des personnes.

Une réflexion intense sur la hauteur des talons que je dois mettre ce soir.

 

Voici tous les twit que j'ai pas pu faire puisque j'entame aujourd'hui mon 3ème jour ouvré sans twitter au boulot ! Faut que j'achète un iphone ou un truc du genre : je pourrais faire sans mais j'ai pas envie de me sevrer de twitter en fait.



mercredi, 08 juillet 2009

Consignes

Dans le métro, les règles de bonne conduite sont expliquées grâce à de chouettes affichettes colorées

consignes.jpg

Vraiment, ça donne envie d'obéir.

Surtout le bonhomme orange, là... Approchons :

consignes2.jpg

lundi, 06 juillet 2009

Nous traversons actuellement une zone de turbulences

There's a look on [my] face I would like to knock out
Can't believe [I was] once just like anyone else


Ce silence, même si on a laissé entendre un jour qu'il ne suffisait pas en soi à être considéré comme un signal, aurait pourtant dû allumer une sorte d'énorme lampe rouge quelque part. Le calme profond, le mutisme, l'indifférence, ça me ressembl(ait)e très peu. La guerre des nerfs -même si je suis suffisament têtue pour ne pas la perdre quand on me la déclare- très peu pour moi.

Et puis soudain, tout s'est mis à devenir flou. Ca a commencé à devenir très compliqué dans ma tête. J'avais mal au ventre tout le temps de tous les jours. Comme si je passais en permance des partiels.

J'ai continué à me désinvestir sans vouloir me rendre compte que les turbulences avaient commencé depuis un moment déjà. A coup de phrases assassines, de jemenfoutisme permanent, de mise au placard de ma vie sociale. Il y a eu plein plein de signaux pourtant :
- des phrases prémonitoires "je ne sais pas ce que tu peux faire mais trouve parce que je sens que ça va être notre dernier anniversaire ensemble",
- des appels à l'aide pas même déguisés "C'est horrible, maman, j'ai l'impression de faire du surplace, que plus jamais rien ne changera."
- des menaces de départ avec valise à la clef,
- des projets abandonnés,
- des crises de larmes inexplicables sous la douche.
J'étais triste en permanence, je souriais d'un air absent et je ne me plaignais plus surtout, parce que personne ne comprenait mon mal-être. On me voyait capricieuse : j'avais une vie de rêve. Un couple stable, un homme qui chérissait jusqu'au sol que je foulais, un chat, un travail, un appart', une famille, une relativement bonne santé. Il fallait que je sois raisonnable.

Rai-so-nnable.

Ne décevoir personne, ne pas créer de vagues, ne pas inquiéter mes parents, ne pas faire de peine à cet homme qui partageait mon quotidien : être raisonnable. Ce n'était pas si pire, je n'avais pas si mal, il y avait plus malheureuse que moi. Alors j'ai obéi à cette injonction sociale. Je m'éteignais, je disparaissais, y compris physiquement. J'ai commencé à perdre du poids sans raison petit à petit, à rire moins souvent et moins fort.

Si certains des plus proches ont laissé filer, ça a mis la puce à l'oreille d'autres.
J'ai été sauvée par 2 phrases très précisément.
Je dois ma vie, au sens littéral du terme, à 2 personnes. Un 12 et un 18 février. Une phrase chacune. "Je sais pas où tu es en ce moment baci, mais tu n'es pas parmi nous, il est temps que tu fasses quelque chose, là." et "Si tu as besoin, quel que soit le moment, la maison est ouverte."

Et moi ?

Pour moi, l'alarme s'est mise en route très très fort quand j'ai menti pour la 2ème fois depuis 13 ans que je le connaissais. La 1ère depuis que nous étions ensemble. Un mensonge débile, qui ne sert à rien, qui ne trahit personne. Un mensonge qui montrait juste à quel point de déni de moi-même j'en étais arrivée : j'avais juste envie de rentrer toute seule tranquillement, à pieds. Alors j'ai menti, j'ai dit qu'une copine m'accompagnait, que je ne risquais rien. Je serais parvenue à mes fins sans mentir, bien sûr, mais il aurait fallu se disputer. Ce que je vivais jusque là comme un compromis est soudain devenu un sacrifice.

Un soir, j'ai décidé que désormais, la personne qui allait compter, c'était moi. Que peut-être que j'avais le droit d'exister, de dire merde à toutes ces obligations que moi seule m'obligeais à respecter ? Il était temps de tout envoyer balader et de prendre ce ticket qui me faisait si peur : celui pour l'entrée des montagnes russes.
Fuck. Let's give it a try...

 

 

Pray to God I think of a nice thing to say
But I don't think I can so fuck you anyway


samedi, 04 juillet 2009

12.32

C'est la transe.

assez bien.jpg

Pour fêter ça, je pars faire la sieste.

Je suis lessivée par tout ce stress depuis 1 an, mes chéris.

 

vendredi, 03 juillet 2009

Le jeu dont on ne connait pas (encore) le nom

Ma soeur a besoin de vous.
Elle va commercialiser bientôt des jeux de société. Pour ça, elle a besoin d'un nom. Elle pensait avoir trouvé, croyez-pas qu'elle fasse ça free style, mais elle vient de se rendre compte que la marque qu'elle avait choisie risque d'être retoquée quand elle l'enregistrera. Donc retour à la case départ : comment appeler on jeu ?
Il s'agira d'un jeu d'enquêtes, chaque participant aura des secrets que les autres devront découvrir en posant plein de questions. Je ne peux pas vous en dire beaucoup plus que ça à vrai dire.
J'y réfléchis depuis 10 jours et franchement, j'ai zéro idée géniale.
Est-ce que vous accepteriez de l'aider un peu ?
Si oui, il faut que vous me disiez en commentaire quel nom vous donneriez à ce jeu. A la clef, une boîte de jeu, justement !

jeudi, 02 juillet 2009

100 choses que je sais faire

C'est une vieille idée de Larkeo que j'adore. J'ai commencé il y a un moment déjà. Hop, je commence à partager :

  1. Chanter à tue tête tant pis si c'est faux
  2. Enlever mon soutien gorge devant des inconnus
  3. Parler en public alors que j'ai la super trouille
  4. Le grand écart
  5. Lire en anglais
  6. Des listes de choses stupides (mais pas celle-là, qu'on s'entende)
  7. Lire un plan
  8. L'amour
  9. Sourire aux touristes perdus qui veulent une photo souvenir ou trouver leur chemin
  10. Sourire tout court
  11. Rire aux éclats
  12. « Au Clair de la lune » au piano et sur une guitare
  13. M'amuser sans avoir touché un seul euphorisant
  14. Parler italien
  15. Sauter à cloche-pied
  16. Pipi adossée à un tronc d'arbre (merci jérem)
  17. Transformer des videos pour les regarder sur l'ipod
  18. Des pizza de toutes sortes
  19. Prendre fait et cause pour quelqu'un injustement harcelé
  20. Relativiser
  21. M'emporter sans raison
  22. Jouer les rebelles
  23. Avoir l'air compétente
  24. La vaisselle
  25. Décider que ce soir, ce sera drôle, même quand l'ambiance est vraiment pourrie
  26. Des fleurs en crochet
  27. Me concentrer au milieu du bruit
  28. Les lasagnes
  29. Apprendre de nouvelles choses
  30. Faire semblant que ça va
  31. M'émouvoir
  32. Procrastiner…
  33. …mais finir dans les temps quand même
  34. Changer les couches
  35. Être à l'écoute
  36. Couper court
  37. Avoir envie
  38. Rencontrer de nouvelles personnes
  39. Tenter l'aventure
  40. Des écharpes
  41. Pleurer
  42. Être désolée
  43. La cuisine des fonds de placards
  44. Rendre service
  45. Etre de bonne humeur
  46. Tout casser dans ma vie bien rangée
  47. La danse des canards
  48. L'idiote
  49. Mettre de jolis colliers

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