samedi, 29 octobre 2011
En transports
Il y aura eu les pieds, le vélo, la barque, le ferry, le bateau avec cabines, la voiture, le bus, le train de nuit et l'avion.
Tous ces transports, mis bout à bout, ça représente beaucoup de temps seul avec soi-même alors qu'on voyage avec d'autres. L'introspection n'étant pas le projet d'activité idéal à 5 heures de décalage horaire de tous ses proches, je me suis demandée comment j'allais bien pouvoir occuper toutes ces heures.
Un tiers de ce temps est passé à regarder autour et à me dire "c'est pas possible, je rêve, je ne suis pas en train de voir et de vivre un truc pareil".
Je dors aussi pas mal quand on est motorisé. Mine de rien, j'ai de la fatigue à évacuer d'avant les vacances et aussi un peu des émotions vécues pendant.
Dans les moments d'éveil contemplatif ou quand il fait nuit noire mais que le sommeil fuit, je m'immerge dans la playlist spécial dédicace qui m'a été préparée avec amour et patience par mon maître Yoda perso.
Je lis en pensant à Tof parce ce que j'ai emporté entre autres un des gros pavés de chicklit qu'il a libérés chez moi il y a des lustres.
On enchaine les crises de fou rire en écoutant le guide humain ou en s'inventant des faux métiers. On se raconte ce que le guide papier explique ou conseille sur la prochaine destination.
Je grignote du nougat ou des biscuits au sésame.
Je rêvasse.
Et enfin parfois : Rien.
14:07 Publié dans Ba trip | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mardi, 25 octobre 2011
L'odeur d'Hanoi
Finalement, cette moiteur tant redoutée n'est pas tout de suite perceptible. Hanoi m'accueille avec un grand ciel bleu. Qui semble pourtant assez gris ou bas, comme une lumière de soleil levant. En revanche, l'air est chaud uniformément : je respire de l'air quasi à la même température que moi, je perçois sur ma peau tout juste le souffle du vent puisqu'il n'apporte aucune fraicheur.
Quand j'inspire à fond, encore un peu vacillante des 20 heures de voyage depuis que j'ai fermé ma porte à Paris, je sens des odeurs nouvelles, j'ai la sensation d'être enveloppée. Je vais ensuite connaitre l'âpreté des mélanges d'épices et de mijotages au contenu indéfinissable mais là, l'odeur est douce, un peu plate et légèrement minérale. Pas d'herbe ni de sucre, peut-être l'odeur du soleil ?
Il y a tant de trafic et de gens que j'imagine sans mal qu'une bonne partie de l'air que j'utilise est chargé de particules polluantes, je ne les sens pas. Aucune gêne quand je respire, pas d'envie particulière de me purifier ensuite. Je me remplis les narines. J'ai même dormi fenêtre ouverte, baignée de cet air nouveau.
Au départ je pensais que c'était l'euphorie de la découverte : premier contact avec l'Asie, premières vacances depuis longtemps, besoin un peu urgent de repos et d'émerveillement.
Mais non.
On est parti 3 jours dans la montagne et au retour, dès l'arrivée dans les faubourgs de Hanoi j'ai accueilli d'un sourire plein cette odeur qui n'en est pas une.
Comme des retrouvailles.
La douceur et le charme de l'odeur de Hanoi. L'odeur composite de ce lieu auquel je n'appartiens pas mais qui a quand même pris soin de moi.
13:37 Publié dans Ba trip | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
mercredi, 19 octobre 2011
Préparation
12:24 Publié dans Ba trip | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
vendredi, 14 octobre 2011
Brève histoire des morts
Ou comment détruire un roman entier de plaisir de lecture en 2 chapitres.11:50 Publié dans Ba lit | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note


