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Petits (ba)nheurs - Page 14

  • Wouahou !

    En route vers un énième entretien, je sors du métro et suis accueillie, dans la nuit froide de ce mois de novembre, par une sublime image : là, en face de moi, scintillant de mille feux, la tête disparaissant dans la brume, la Tour Eiffel est tout illuminée. Je suis partie vers mon rendez-vous, un sourire béat sur le visage, me retournant régulièrement pour voir encore quelques instants cette tour magique et bienveillante...

    C'est dingo : je la vois tous les jours ou presque depuis 7 ans et je suis toujours aussi émerveillée devant toutes les sublimes rencontres oeillesques que me montre Paris. Jeudi dernier, j'ai admiré les fesses de Notre Dame illuminée, surplombant la Seine.

    Je suis restée une touriste et c'est tellement bien !

  • Plic Ploc

    L'eau est turquoise opaque, comme emplie de petites poussières de pierre, relativement plate, de temps en temps parcourue d'un frisson, comme si le vent lui donnait la chair de poule. Le ciel par comparaison est gris profond, parsemé de nuages blanc laiteux là où le beau temps n'a pas tout à fait cédé… L'eau est salée bien sûr et elle est presque tiède maintenant, le petit coup de frais des premières secondes est passé. Il n'y a que ma tête et la sienne qui dépassent. Et soudain, des petits ronds dans l'eau se multiplient là où les gouttes de pluie se mettent à tomber.medium_plic.jpg

    Au loin, deux silhouettes fantomatiques attendent sur les galets. Leurs contours rendus flous par ma myopie et la pluie. J'essaie d'imaginer ce qu'elles se disent, ces deux silhouettes, en espérant qu'elles auront la patience de me (de nous ?) laisser profiter de ce moment irréel. Je sais que si je sors ne serait-ce qu'une épaule, la tiédeur m'abandonnera, balayée par le vent. Je reste donc juste en surface, à ne rien faire. Enveloppée par la douceur des flots , ballottée par la gentille houle.
    Les couleurs, la température, la personne à côté, les deux qui attendent. Tout semble tout simplement à sa place. Je parviens même à me taire quelques instants et à laisser les éléments faire du bruit à ma place. C'est un de ces moments parfaits dont la seule évocation fait serrer la gorge et piquer les yeux. Un de ces moments tout doux que rien ne saurait capturer et que la mémoire va peu à peu (et a sûrement déjà) sublimer.
    Soupir d'aiseux contentement

  • petrichor

    Sentir les vents tourner

    Entendre les feuilles s'agiter

    S'entendre demander : "il pleut, tu crois ?"

    Et répondre "Mais il pleut ???!!??"

    Se pencher du balcon et sentir les gouttes de pluie toutes fraiches, presque froides, tomber

    Puis dégouliner le long de ses bras et de son nez

    Et sentir cette odeur qui s'élève du sol privé de fraicheur depuis si longtemps

    Rester là, à regarder la rue en-dessous alors qu'on sait qu'il est largement temps de se coucher

    Regarder les passants qui soit courent se mettre à l'abri, soit semblent se délecter de cette surprise

    Y en a même une qui a fait une danse de la pluie ridicule...

    Ouvrir tous les volets et fenêtres et entendre l'air s'engouffrer enfin dans l'appartement où il faisait 32°

    Entendre surtout claquer toutes les portes

    Se stresser à l'idée que le voisin ne vienne hurler qu'on l'a réveillé avec les portes qui claquent

    Se rassurer à moitié en entendant tout l'immeuble bruisser de claquements divers

    Retourner sur le balcon pour voir l'avancement de l'eau sur le trottoir

    Se coucher, dans la moiteur tropicale d'un été caniculaire

     
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  • Le sentiment d'un trimestre fort rempli

    Ca faisait très longtemps que je n'avais pas vécu un trimestre pareil. C'est tout bizarre, après des mois d'engourdissement, cette impression de se réveiller. 
    Je n'étais pas endormie vraiment, auparavant, mais je ne sais pas, c'était comme si j'attendais.
    Quoi ? Aucune idée.

    Mais ça fait tellement de bien. Avoir souvent au creux du ventre des papillons parce que on sent au fond que tout va tellement mieux.

    Ma pythie préférée m'avait annoncé le jour de mes 30 ans "tu vas voir, cette année, ça va pulser" eh ben je crois qu'elle de vrais pouvoirs magiques, parce que c'est le cas pour l'instant.
    Petit à petit, je vais pouvoir retourner (en espérant qu'il n'est pa trop tard) vers ceux que j'avais mis de côté, de peur de m'imposer quand j'avais pas le moral et de les voir s'éloigner, soûlés par ma déprime.
    Ce week-end, je vois quelques unes de ces personnes si chères à mon coeur mais à qui je ne le dis jamais, par pudeur je pense. Il y en a quelques uns qui manquent mais j'ai quand même hâte de voir ceux qui auront pu faire le déplacement.
    I call it bliss

    (Du coup, j'en profite pour faire mon coming out : j'adore Vanessa Paradis depuis toujours...)
    Bon, maintenant, je croise les doigts pour que cette annonce ne fasse pas partir mes 12 lecteurs !
    :op