lundi, 28 septembre 2009

Il faut donc rentrer...

9h / 15 h

Je me lève (personne ne me bouscule non) et pars prendre ma douche. Il n’y a pas de couple de japonais avec moi, ce matin (je vous expliquerai).

Au retour, fraîche et pimpante, je me joins à l’atelier de faisage de valises.

 

10h30 / 16h30

En route pour le petit déjeuner avant de partir pour l’aéroport.

 

11h30 / 17h30

Après notre pré-enregistrement sur Internet, c’est l’heure du vrai départ, celui vers l’aéroport. J’ai 24 kilos à gérer mais je ne vais pas me plaindre : ce sont des cadeaux pour moi et les autres. Je souffle donc très fort pour me donner du courage, pense à bien plier les genoux avant de tout soulever et change régulièrement d’épaule.

 

13h / 19h

Les comptoirs d’enregistrement ne sont pas vraiment ouverts. Une petite attente s’impose. S’ensuit la recherche du service des douanes auquel nous devons remettre les documents nécessaires pour établir que nous quittons bien le sol nord-américain.

 

14h30 / 20h30

C’est pas le tout mais les tournicotis dans l’aréoport de Nice ont ouvert les appétits. Un dernier fast food s’impose avant les 6 mois de diète qui vont être nécessaires à la récupération d’un semblant de ligne… Et puis un dernier hot apple spice aussi… et un énième pipi tiens…

 

16h30 / 22h30

Embarquement pour tout le monde. Je suis assise à côté d’un géant gentil. Je me demande comment il va faire pour tenir pendant tout le trajet avec ses supers longues jambes. Je tente de me faire toute petite et discrète (stop les rires, là-bas !...) et continue la lecture de mon « In Touch »

 

17h / 23h

L’hôtesse me demande de confirmer que j’ai bien exigé un repas indien végétarien (j’y reviendrai aussi. J’avais prévenu que vous auriez droit à tous les détails…). Je confirme avec le sourire. Dans la foulée, une petite collation s’impose. Je bois un verre d’eau avec mes bretzels, le géant préfère un « gin and Tonic if you have, please… »

Je continue mon journal puis ronflotte un peu. Le géant a sorti un bouquin dont je ne réussirai jamais à voir le titre. Damned…

 

18h30 / 00h30

Réveil en sursaut après une demi-heure de sieste environ, c’est l’heure du dîner.

Visibly, on a oublié mon repas spécial, je me retrouve à choisir entre chicken et pasta. Je choisis pasta qui me semble moins risqué. Comme le géant. Sur le plateau, je me délecte de « beurre de culture » (nouveau teasing : j’y reviendrai…) en regardant un épisode de The Shield sur mon ipod.

 

19h30 / 01h30

Je refuse le thé pour ne pas avoir à déranger le géant 12 fois pour cause de vessie de moineau. Je décide de me forcer à dormir un peu. Je n’y arrive absolument pas alors je mets la compil du mois de septembre en fond sonore et garde les yeux fermés pour rêvasser.

 

21h30 / 03h30

Le géant se marre devant « The Hangover » pendant que j’hésite à aller égorger le 8èmebébé qui se met à pleurer. J’ai pas dû dormir plus de 15 minutes de suite. La raison reprend le dessus et m’indique que les parents sont probablement encore plus désespérés que moi !

 

22h30 / 04h30

C’est déjà l’heure du petit déj. Je mange du « gruau sur le pouce » et avale une sorte de lipton yellow pas très bon ainsi que 2 advils.

 

00h00 / 06h00

Atterrissage à Düsseldorf 15 heures plus tard.

 

Fin de la première partie de mon retour.

A suivre !

samedi, 19 septembre 2009

sable fin et lac Michigan

Jusqu'ici tout va bien.

J'ai lancé un avis de recherche pour les muscles de mes jambes mais j'ai fait plein de trucs délires (genre marcher en pleine nuit dans les rues désertes de Chicago), fait des expériences culinaires de dingue (par exemple des pop corn au cheddar qui teignent les doigts en orange) et vu des trucs incrédibles (comme la vue sous mes pieds alors que je suis 103 étages au-dessus du vide).

 

Il vous reste 9 jours pour couper les ponts, parce qu'ensuite, je suis de retour et je peux vous dire que je vais rien vous épargner de mon voyage.
RIEN
PS Juste pour info, le Cook County est au beau milieu d'un vrai coupe gorge. CREEPY

 

mardi, 08 septembre 2009

Bilan du week-end

L’index droit (de l’ongle à l’articulation)
La tranche de la main droite
Le poignet droit
L’intérieur de l’avant-bras droit
Le dessus du coude droit
L’épaule droite
Le biceps gauche
Le mollet gauche
L'abdo du bas
Les orteils
Les lombaires
Les petits épineux du dos
La pommette gauche
Les voûtes plantaires
Le sein droit
Le cou


Et aussi, une hallucination, un grosse dose de fous rires, un absent, une claque, une reconnaissance éternelle pour ceux qui ont aidé à faire en sorte que ça se passe au mieux, quelque type d'aide que ce soit.

dimanche, 06 septembre 2009

Mais je connais, ça !!!

Le fil rouge de ma loose musicale de ces derniers mois est le fait que je ne connais pas Radiohead.

Quand je dis que je ne connais pas, c'est au point que je suis incapable de citer une seule de leurs chansons. C'était en tout cas le cas jusqu'à ce qu'on me chante Creep. Ok, donc, je connais UNE chanson...

J'ai un peu désespéré ma cop de terrasse nocturne. Elle me fait d'ailleurs douter. Et elle a raison, j'ai une chanson de Radiohead dans mon ipod : celle de la BO de Romeo+Juliet. Elle connaît et aime beaucoup, cette cops trop sympa, elle m'a donc indiqué que je n'échapperais pas à une initiation en bonne et due forme. En vrai, j'en suis carrément ravie de toute façon, donc ça me fait pas du tout peur.

 

Amusée de cette loose, je le raconte à ma voisine. Ma voisine est un peu ma référence en tout et surtout en musique. Aussitôt exposée ma loose, elle attrape son Ipod pour me prouver par A+B que je connais forcément. Elle a raison, je connais, et pas qu'un peu.

Il y a d'abord une de mes chansons préférées de Sia qui est en fait une reprise de Radiohead

Il y a ensuite la chanson qui sert à habiller tous les reportages et documentaires, une très très jolie chanson.

 

Et enfin, et surtout, il y a une de mes chansons inconnues préférées.
Les "chansons inconnues" sont les chansons que j'adore mais dont j'ignore absolument le titre et/ou l'interprête. Que je chante donc en yaourt et très fort, chaque fois que je tombe dessus par hasard. Parmi ces chansons inconnues, il y a celles que j'adore plus particulièrement, dont une est (donc) de Radiohead.

Je ne m'en lasse pas...

vendredi, 04 septembre 2009

Des cartons et un feuilleton

Assise par terre, au milieu des sacs remplis de magazines trop vieux, d’annuaires désormais inutiles et d’autres bricoles à recycler, je regardai le carnage qu’est devenu mon appart en cette avant-veille de déménagement.

Il y a des cartons partout, des valises pleines empilées, des plaids sortis qui serviront à emballer tout ce qui est fragile, des morceaux de mon canapé, des livres sans cartons entassés sur une étagère en attendant mieux. En fond sonore, il y a la télé sur laquelle passe une redif de Dawson.

 

Et je suis là, depuis au moins 20 minutes, les yeux dans le vague, à rien faire du tout à pas avancer ce que je devrais.

 

Je suis prise d’une horrible envie de pleurer. C’est fini là, ça y est. Terminé.

 

Oh, ce n’est pas comme si je n’avais pas déjà légèrement remarqué ces derniers mois que c’était la fin.

Il va de soi que je n’allais pas pouvoir passer tout le reste de ma vie cachée dans ce no man’s land d’indifférence tranquille ni pouvoir tenir éloignés trop longtemps les envies et les rêves que j’avais étouffés en partant. Ces derniers temps, la peur, le stress, la colère, la tristesse, voire même les phases d’inquiétude ont réussi à s’immiscer dans mon existence toute lisse et sans saveur. Ma vie a désormais tout sauf l’air d’un cocon et je le sais.

 

Le truc, c’est que par terre dans mon chez moi au milieu des choses qui ont fait mon quotidien, avec en fond sonore la série que je regardais à la toute fin de mon adolescence, le sentiment de nostalgie m’a submergée. Soudain, j’ai pris une claque. Il y avait du tonnerre lointain depuis quelques semaines mais là, l’éclair m’a foudroyée sur place.

 

Tous ces cartons, tous les mots échangés dernièrement avec toi, c’est la fin, la vraie, de mon passé. Il n’y aura plus jamais de retour en arrière et le dernier symbole d’avant est en train de se dissoudre. Je suis désormais au commencement d’une vie où je serai seul maître à bord.

 

Et oui, je le sais très bien que changer de vie est beau, exaltant de défi. Mais ça fait mal, aussi. Et je me sens toute faible là. Je ne suis pas prête à subir le report de souffrance qui m’attend depuis tout ce temps. Je veux retourner dans ma vie d’avant, celle où mes questionnements les plus complexes étaient de savoir s’il valait mieux être avec Dawson ou Pacey…


mercredi, 02 septembre 2009

Take it easy baby, take it as it comes

J'ai un peu la trouillasse.

Un peu peur de me faire mener par la vie plus que je ne mène ma vie. Rien de dramatique bien sûr. Cette impression tenace est probalement liée au fait que je n'ai pas le contrôle de tout, pour une fois.

Quand même. Ce soir, en regardant le travail non accompli en 2 heures de casse-tête sur le comment je démonte mes meuble, est-ce que je jette ces trucs ou non, où est-passé mon jean, il serait pas un peu lourd ce carton ? eh bien je me suis sentie perdue. C'est la fin de ma vie d'avant, je le sens bien. La fin pour de vrai. Et j'ai pas envie, je préfère que ce soit tout pareil et que ça avance pas.

Je refuse de me poser des questions et SURTOUT d'y répondre.

(ceci est une des 12.528 notes pseudo-existentielles que vous allez devoir subir ces prochains mois, je le crains... c'est le 2ème effet kiss cool de l'année pleine de trucs perso/pro qu'il faut que je digère)

 

mardi, 01 septembre 2009

Une formation, et après ?

Je vais passer sur l'année de fac en elle-même et donc ne pas vous raconter vraiment le " comment ? " (sauf si vous y tenez. A ce moment-là, faites-moi savoir ce qui vous intéresse et je vous donnerai des détails.)

On arrive donc au moment où je viens de passer mon dernier examen, où je retourne à temps unique sur mon boulot. « et après ? »

A la fin de cette année universitaire, beaucoup de choses ont changé.
Professionnellement, j'ai remis en question certains de mes automatismes, j'ai été rassurée sur certains réflexes que j'avais forgés seule, j'ai approfondi mes connaissances sur certains sujets. Je me sens à la fois plus sûre de mes compétences et mieux en phase avec la sensation tenace que je maîtrise très mal certains sujets. J'ai désormais la conviction -parce que j'ai eu à le mettre à l'épreuve- que je suis capable de me saisir d'un sujet nouveau et de m'en sortir, même de manière imparfaite.

Personnellement, j'ai eu confirmation de ce que je suis quelqu'un de curieux et d'ouvert. J'ai parlé aux gens de ma classe sans être obsédée à l'idée qu'on s'entende, même si j'ai rencontré 2 ou 3 personnes nouvelles que j'aime beaucoup. Je ne me laisse donc pas abattre si facilement et puis j'ai été capable, pour la 2ème fois de ma vie, d'aller jusqu'au bout de la décision que j'avais prise, quoi qu'il m'en coûte. Et croyez-moi, cette année m'a beaucoup coûté, physiquement autant qu'émotionnellement, même si je ne m'en rendais pas toujours compte sur le moment.

Pour des raisons diverses et variées, j'ai désormais l'intention de démissionner. Et il s'avère que cette formation est probablement un plus et que je tente donc de valoriser cette année de fac supplémentaire sur mon CV.

 

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, je ne me sens pas coupable une seule seconde, ni profiteuse. Bien sûr, "on" va me traiter d'ingrate quand j'aurai enfin la possibilité de poser ma démission. "On" va me rappeler que certaines années, j'ai même été augmentée... Poussons tous un "ooooh" émerveillé devant cet évènement mirifique et si rare que je dois être la seule en France...

Et alors ? N'ai-je pas de mon côté donné de moi pendant les presque 10 années passées là depuis mes premiers pas de stagiaire ? Je suis de plus en plus hallucinée par cette attitude consistant à considérer que le seul gagnant dans les relations professionnelles est celui qui reçoit une fiche de paye. Ne peut-on pas considérer que, travaillant pour une personne morale à but clairement lucratif, ils ont examiné ma valeur et que le prix qu'ils me donnent est en corrélation directe avec le bénéfice qu'ils comptent obtenir de mon boulot ?

De toute façon, les conditions dans lesquelles j'ai passé cette dernière année sont telles que je ne vois pas très bien en quoi je suis redevable de quoi que ce soit à mon employeur.

Désormais, c'est en tout cas comme ça que j'ai décidé d'envisager les choses. Je cherche du travail ailleurs et n'ai aucun souci à dire lors des entretiens que je voudrais évoluer et que ce n'est tout simplement pas possible là où je suis actuellement. Je veux tenter ma chance ailleurs et cette formation a été le déclencheur parfait de cette prise de décision.

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