mardi, 30 décembre 2008

Si c’est la pire il suffit d’une fois

Le truc sympa avec les vacances de Noël en famille, outre le fait qu’on passe des heures à table à manger des trucs fabulous, c’est que je passe des heures devant la télé avec mes sœurs à regarder des crétineries. Au top du top se trouvent les séries de l’âge d’or d’AB production.

helene_et_les_garcons.jpgJ’ai regardé je ne sais combien d’épisodes d’Hélène et les Garçons (au point de limite connaître le nom de tous les techniciens au générique…) piquant des crises de fou rire à la simple vue des tenues de Cricri d’amour, attifé de ridicules chemises à motifs créées sans nul doute par l’association des ophtalmos de France. H & the boys, c’est un monde magique où les négations ne sont jamais éludées ("tu n'es vraiment pas raisonnable..."), les insultes les plus virulentes sont « crétin » et « quel imbécile ! » Un univers fabuleux où l’avortement n’existe pas, où les filles véhiculent de beaux préceptes de vie « mais tu comprends, c’est un homme c’est dans sa nature de me tromper » On croise aussi un toulousain qui parle comme un marseillais et utilise le mot fada toutes les 2 phrases.

Bref, chez les cuicui petits bisounours, le mal, ça n'existe pas, la drogue, ça n'existe pas vraiment et surtout c'est très très mal. Donc le jour où mister Cricri d'amour tombe dans cet horrible engrenage, de longues discussions philosophiques à en faire pipi dans sa culotte nous sont offertes à la table de chez Alfredo. Nicolas très préoccupé, s'épanche auprès d'Hélène, naïve entre toutes, qui pense que c'est trop rapide, Cricri n'a pas eu le temps de s'habituer. Mais Nico s'y connaît, lui, il sait que certaines drogues sont plus dures que d'autres et que "Si c’est la pire, il suffit d’une fois"

Au gré des rocambolesques aventures de Christian le junkie, on a donc droit à de multiples poncifs et autres vérités vraies qui touchent le coeur en plein milieu et expliquent à la jeunesse française quel chemin emprunter. Florilège :

C’est pas toi qui me parles en ce moment, c’est la drogue !

Ces types-là [les dealers NDLR] sont vraiment des assasins...

 

Ca rend fou, la drogue !

La drogue ça n’a jamais aidé personne.

L’herbe c’est le passeport pour passer à autre chose...

mardi, 23 décembre 2008

pâtes aux petis pois/wasabi

Les petits pois au wasabi sont des petits pois enrobés de cette sorte de moutarde hyper forte verte et japonaise. J'adore ça, j'en mange presque autant que du houmous.

Ingrédients pour une personne :

- 3 poignées de pâtes
- des lardons (1/3 de barquette max)
- un petit oignon
- une grosse poignée (voire 2) de petits pois au wasabi
- de la crème fraîche
Et un korgan pour l'idée.

pâtes.jpg

Faire cuire des pâtes, sans sel (oui je sais, c'est un sacrilège mais le reste est assez salé je vous assure)

Faire revenir des lardons, quand ils ont un peu rendu de leur gras, y mettre les oignons émincés.
Dès que le tout est bien tendre, mettre une bonne poignée de petits pois. (je me suis un peu restreinte, j'aurais pas dû)
Mettre sur feu très bas et ajouter de la crème fraîche. Une à 2 cuillères à soupe.

Mélanger les pâtes directement dans la casserole et laisser mijoter quelques instants.

Ajouter si vous le souhaitez un peu de gruyère rapé. C'est prêt.

Ca donne un truc rigolo niveau structure : pâtes moelleuses et petits pois qui croustillent et la sensation parfois, au détour d'une bouchée, du wasabi qui monte au nez. Bon !!

dimanche, 21 décembre 2008

Looking for Mr Castang

Looking-for-Mr-Castang_theatre_fiche_spectacle_une.jpgJe suis tellement inquiète pour mon Edouard Baer d'amour que je l'ai aidé 2 fois cette année à chercher son Mr Castang, producteur de son état.

La première fois que j'ai vu la pièce, c'était à La Cigale, j'étais hyper mal placée, j'ai râlé contre le système de faire une pièce de théâtre qui se passe sur scène et dans le public dans une salle où tous les gens placés à l'étage voyaient pas la moitié et pourtant, malgré cet inconvénient, je suis ressortie en-chan-tée de la pièce. Très drôle et bizarre, très Edouard Baer (je t'aime ! )

Petit bémol déjà à l'époque, je me suis dit : "l'imitation de Fernandel dans "Félicie aussi" est une mauvaise idée." Parce que je déteste.

Bon je vous vois venir, vous vous apprêtez à dire "mais c'est quoi ce cirque, cette note part dans tous les sens, on comprend rien". Ben alors, c'est que ce spectacle est pas fait pour toi je dirais...

Allez, petit recadrage : l'autre soir, je suis allée voir la pièce d'Edouard Baer, Looking for Mr Castang, au théâtre Marigny. Et je l'avais déjà vue en début d'année à La Cigale. Un truc un peu délirant de nimportequoiterie. Des sketchs le long d'un fil directeur a priori trop faible : on part signer un contrat pour un grand film à Hollywood avec Mr Castang. Entre temps Edouard perd sa tête, croise Indiana Monique, achète un billet pour Bollywood, tente de se défaire de sa troupe un rien lourdingue, rencontre une fille dans le public...

Ca va à 300 à l'heure (et heureusement parce que ça dure 2h30. d'ailleurs je sais pas ce qu'il a ajouté mais ça durait moins longtemps la première fois). Ca bouge tout le temps, dans le public et hop sur scène et hop re-dans le public. Y a des pseudo tours de magie, des chansons, des numéros de cirque, des morceaux de théâtre classique. Du coup je vais pas vous mentir, selon la sensibilité de chacun, tout n'est pas topissime chaque fois (par exemple, je l'ai déjà dit, Fernandel c'est no way pour moi) mais en même temps, on trouve forcément un truc qui plaît.

Et puis bon, je dois avouer, Edouard Baer, il me fascine, j'aime sa voix, son ton, sa démarche, son allure. Bref, je suis très amoureuse. Et de ce fait, il pourrait me réciter le discours du transfert de Jean Moulin au Panthéon, j'en serais toute émerveillée ! (on me glisse à l'oreille qu'il récite bien ce discours...) Bref, c'est très Edouard Baerien donc j'aime.

samedi, 20 décembre 2008

Mon tro bo sapin

Noël, donc, c'est grave ma came.

Et du coup je fais chaque année un sapin. Cette année, on m'a envoyé un courriel : "ouah trop méga fun la top fête, y a un concours de sapins de Noël sur ce blog... Si tu postes ta photo, tu seras en lice pour le big cadeau de la mort."

Vous me connaissez, je suis curieuse. Clic clic et hop, je vois que je peux gagner un truc kitschissimement génial qu'il me faut ab-so-lu-ment. Un petit sapinou dans un boule de plastique et qui fait de la musique de Noël.

Donc voila, photo envoyée. J'ai pas le droit de vous dire lequel est le mien vu que c'est anonyme (top nul) mais je me dis, vous saurez tout de suite lequel est le mien : le plus chouette.

Ah, et si vous voulez poster votre sapin aussi (mais ça m'arrangerait qu'il soit tout pourri parce que je veux ce prix), il vous reste 3 jours.
Et pour voter pour moi, suffit de suivre les instructions. (j'aurais dû poser mon sapin sur mon canapé violet, tout le monde aurait deviné !!)

 

Au cas où ce serait pas trop tard, y a de la musique de Noël en automatique sur ce blog. Préparez-vous avant de cliquer !

jeudi, 18 décembre 2008

J'aime Noël

J'aime Noël, la nostalgie -voire la mélancolie parfois- qui entoure ce moment. Je ne suis pas du tout perturbée par l'aspect mercantile de cette fête ni par le fait que certains n'offrent de cadeaux que ce jour-là. Je n'en vois que le côté rêve de gosse. Je crois que je crois encore un peu au père noël en fait.

J'aime Noël et tous les souvenirs que j'en ai.

Je repense aux soirées hystériques entre cousines en attendant le Père Noël "plus que 2h !!!!" et aux matins ensommeillés qui suivaient le réveillon. Je me souviens des jours entiers passés à échafauder des idées de cadeaux pour tout le monde. Je ferme les yeux et je me revois en train de découper des catalogues et des magasines pour coller joliment sur une feuille de bristol bleue et rose pour faire ma lettre au Père Noël, c'était il y a 4 ans. Je me remémore avec émotion les dizaines de repas de Noël partagés avec mon amoureux d'alors, les liens qu'ils ont forgés entre nous.

J'aime Noël, et que ce soit tous les ans pareil mais un peu différent.

bougie demi.jpgLes vacances de fin d'année en famille. Les valises pleines à craquer de cadeaux à l'aller mais aussi au retour parce que je suis pourrie gâtée. Les bougies en clémentines que je fabriquais avec papa puis seule devant croque-vacances ou dorothée. Les courses de dernière minute pour cause de pain oublié. Le téléfilm de Noël pour passer le temps en attendant minuit. Les paquets sous le sapin. Le sapin chez nous, chez mes parents et chez les siens. La tentative de Noël là-bas aussi.

J'aime Noël parce que ce sont des milliers de pensées pendant des semaines, avant et après.

Comme quand j'ouvrais mon calendrier de l'avent consciencieusement chaque jour, tradition perpétrée ensuite avec mon chéri pendant des années. Comme quand je fais comme des millions de personnes qui vont faire les boutiques pour trouve LE truc qui va plaire. Comme quand je rentre le soir et que j'allume la guirlande lumineuse de mon sapin et que je m'abîme dans sa contemplation, moment d'oubli total. Comme quand on pique des crises de fous rires à reparler des cadeaux miteux que nous offre ma tante. Comme quand on complote au téléphone pour organiser les surprises de chacun.

J'aime Noël et j'aime surtout avoir retrouvé le plaisir et l'envie d'y être, pour la première fois depuis 3 ans.

J'ai des papillons dans le ventre, des sourires aux lèvres, des larmes d'émotion aux yeux, des paillettes dans le coeur juste à l'évocation de tous ces moments. Je suis triste que certains ne se reproduisent plus, ravie que d'autres soient oubliés, émerveillée que chacun soit unique, finalement.

bougie.jpg

mardi, 16 décembre 2008

Mes voisins dans le train

train.jpgIl y a ceux qui ont démissionné. Ils voyagent en famille alors ils ont tout bien prévu les coloriages, les jeux vidéos, les fraises tagada, les torgnoles... Il faut pouvoir occuper les petits monstres pendant tout le trajet. Au commencement était l'autorité : on explique à voix très haute qu'il faudra être sage, ne pas ennuyer les gens. Mais au bout de 12 minutes c'est le Bronx. Ça court partout, ça piaille, ça grimpe sur les fauteuils… On commence par crier très fort pour donner l'illusion qu'on tente vraiment de calmer ces petits mais que décidément... Et puis très vite, on cesse de faire semblant de gérer, on met des boules Quiès et hop, sieste !


Il y a ceux qui ont la bougeotte. Idéalement, ils ont commencé par insister pour avoir la place côté fenêtre alors que ce n'était pas celle qui leur était attribuée et ils ont obtenu le côté fenêtre. Puis c'est le festival. Le téléphone sonne, on part donc répondre sur la plate-forme entre les voitures pour ne pas gêner. Une petite envie d'aller aux toilettes pardon mademoiselle de vous faire lever à nouveau. Tiens, mais c'est que le ventre gargouille, allons faire un tour à la voiture bar. Oh ben zut, j'ai rangé mes mots croisés dans la valise, je vais les chercher. Ah là là, je n'aurais pas dû boire cette bière, je crois que j'ai besoin de me lever à nouveau…


Il y a ceux qui téléphonent. Au choix, on peut tomber sur la pie qui sait que ça va couper et déranger tout le wagon mais qui veut quand même appeler tout son répertoire _pile_ maintenant. Le voyage s'agrémente aussitôt de moult kikoolol et autres « grave ! » Ou alors sur la mamie un peu sourde d'oreille qui crie pour se faire entendre puisqu'elle, elle n'entend rien. Tout le monde en profite donc et ça tombe bien, elle est en train de donner sa recette secrète de tarte Tatin. Parfois, on a de la chance, on est pile assis à côté d'un couple en pleine discussion. On profite avec bonheur de bribes de disputes, de soupirs extatiques, de mon lapin en sucre, de « pense à la baguette ! »


Il y a ceux qui ont besoin d'amis. Mais au point que certaines fois, c'est à croire qu'ils n'ont pas vraiment de raison de voyager, qu'ils ont acheté le billet de train juste pour pouvoir faire chier, euh non, pour pouvoir sociabiliser avec leur voisin. Tout est prêt et rien, pas même la musique à fond sur les oreilles, ne va arrêter le voyageur en manque d'amis. Les photos des enfants sont prêtes à être dégainées, les soucis au boulot sont décrits avec animation, les facéties du chien sont une source inépuisable d'émerveillement. Ne pas réagir n'y changera rien, le voisin devient instantanément un ami à la vie à la mort. Une demi-heure avant la fin du trajet, la sueur perle déjà : c'est l'angoisse de perdre bientôt son ami tout neuf.

dimanche, 14 décembre 2008

Le petit objet auquel je tiens

C'est rampinou qui m'a demandé de lui en parler. Question évidente en apparence mais loin d'être facile. En fait ils sont 2. Qui ne font qu'un. Je vais donc vous raconter pourquoi ils comptent et ne font qu'un mais ça va être long. Je préfère prévenir.

 

Je vais parler de leur ordre chronologique d'entrée dans ma vie même si c'est dans l'autre ordre qu'il faudrait les découvrir. Ce sont 2 livres.

 

N° 1 : Le chagrin d'un Tigre

 

chagrin.jpgUn livre édité aux éditions Gallimard « Pages Blanches » J'ai découvert cette collection en 4ème je crois. Peut-être 5ème, à la bibliothèque de ma ville. Elle est belle cette collection : des livres étroits et allongés, à la couverture illustrée de la face jusqu'à la tranche. A l'arrière, quelques mots sur le livre que je ne lis de toute façon jamais. (oui je sais, on appelle ça la quatrième de couverture mais moi je dis toujours l'arrière du livre ou le dos du livre)

 

Dans la collection page blanche, j'ai découvert Shabanu et aussi l'héroïne juive d'Aranka Siegal et « Des vérités d'avril » et… La collection a commencé par changer d'aspect et puis j'ai cessé d'aller à cette bibliothèque. Mais elle m'a apporté quelques très belles émotions.

 

Quelques années plus tard, de tous les livres que j'avais lus dans cette collection, j'en voulais un, absolument, "3 minutes de soleil en plus". Impossible de me souvenir du moment où j'ai découvert cette histoire mais elle m'a laissé un souvenir fort d'émotion et de plaisir de lire. Même plus de 10 ans après, je voulais la relire. (mes digressions sont toujours moins digressives qu'elles n'y paraissent. Je les trouve nécessaires)

Sauf que le livre était épuisé. Je le cherchais quand même dans toutes les librairies où j'entrais. Je regardais chaque fois, au cas où… Au point qu'à la question « quel livre aimeriez-vous voler ? » c'est celui-ci que j'ai cité.

 

Quelques semaines plus tard, ayant tout oublié de cette discussion, je reçois mon 1er cadeau de Noël bookcrossinguien : « Le chagrin d'un tigre » C'est la suite de Trois minutes de soleil en plus. J'ai eu les larmes au bord des paupières en ouvrant le paquet dans lequel il se trouvait. On ne m'avait pas juste offert un livre qui pourrait être sympa mais une moitié de ZE livre. Ce cadeau était vraiment pensé pour moi, et personne d'autre.

 

N° 2 : Trois minutes de soleil en plus.


J'ai continué à chercher le début de l'histoire. D'autant que j'avais relu la fin et aimé, malgré les années passées et mon regard d'adulte. Mais il restait introuvable.

Je l'ai reçu quelques années plus tard des mains de la cousine de ma gentille donatrice n°1. Je ne sais même pas si elle m'a expliqué où et comment elle l'avait trouvé. Je crois que je ne lui ai jamais demandé non plus si c'était un hasard ou une recherche. Ce dont je me souviens c'est que je lui ai exprimé mon émotion et ma joie et qu'elle m'a dit que ça se voyait.

 

Il est évident que si demain ma maison prenait feu, je ne chercherais pas les livres dans la bibliothèque. Mais en fait, même si j'y ai réfléchi plusieurs jours, il n'y a rien de matériel à quoi je tienne assez pour risquer ma vie, je crois. Et ces livres sont parfaitement représentatifs de la façon dont je fonctionne : je tiens énormément aux cadeaux qu'on me fait, même quand leur valeur est faible, pour peu que je sente que c'est à moi, juste à moi qu'on pensait en le préparant.

 

vendredi, 12 décembre 2008

De la riposte graduée

Parfois, les gens et leur attitude me dépassent.

 

Prenons les médecins qui ne se soignent pas. C'est ridicule, non ? Leur métier c'est faire en sorte que les gens vivent autant et aussi bien que possible. Et ils laissent souvent aller quand ce sont eux les concernés.

Prenons un journaliste, un écrivain, un membre de la presse au sens large. Son credo, la raison de son existence, la condition sine qua non à l'existence de leur boulot, c'est que des gens sont morts et mourraient encore pour faire reconnaître la liberté d'expression.

 

Alors d'accord, on nous l'a faite à tous, la liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres. Du coup, au contraire de certains Etats-Unis, on ne peut dire TOUT ce qu'on voudrait en France. On ne doit théoriquement pas relater comme vrai des faits mensongers, on ne doit pas insulter gratuitement les gens par exemple. Des lois existent, qui ont prévu de réprimer les comportements pas très jojo.

 

Seulement voila, ces lois, 9 fois sur 10, elles servent surtout de garde-fou. On sait qu'on peut pas dire trop n'importe quoi, on se censure un peu... Y a qu'à voir : des dizaines de milliers d'articles sont publiés chaque année et on entend très peu parler de poursuites judiciaires, encore moins de condamnations.

 

Pourquoi ??

 

D'abord parce que les personnes normalement constituées commencent par contacter l'auteur des propos désobligeants et expliquent "bon coco, ça me plaît moyen ce que t'as mis là, faudrait que tu retires tes propos."
Ensuite parce que les gens normalement intelligents réfléchissent un peu à la situation et se disent parfois "tiens, je vais demander le droit de donner MA version"
Enfin parce que la majorité des gens savent qu'il vaut mieux avoir l'air de la gentille victime que de la vilaine attaquante.

 

En résumé, parce que tout le monde ou presque sait qu'il est plus constructif et moins décrédibilisant de commencer par le dialogue plutôt que d'attaquer d'entrée de jeu par un procès en diffamation quand il suffirait de demander la publication d'un rectificatif ou d'un droit de réponse.

 

Et on en revient donc à mon exposé du départ (non non, je perds pas le fil) On devrait se dire que, tout comme un médecin devrait soigner les symptômes qu'il a décelés chez lui, le journaliste devrait chérir la liberté d'expression et donc combattre par la liberté d'expression les trucs qui le gênent.


Mais non.

 

baillon.jpgY en a, contre toute attente, ils espèrent pouvoir faire leur métier de la liberté d'écrire ce qu'ils veulent MAIS ils choisissent de faire directement appliquer la censure lorsqu'ils sont concernés. Je conçois qu'on puisse être blessée, je conçois qu'on en soit énervée. Au point de saisir un avocat sans autre forme de procès ?

 

 

J'ajouterais : est-ce que le fait de souligner les défaillances objectives de quelqu'un qui les reconnaît lui-même publiquement est qualifiable d'injure par un juge ? Ai-je le droit de dire à Mme H. (j'ose pas citer son nom, si par hasard elle lisait mon blog... j'ai peur de me faire mettre en demeure dans la foulée) que je trouve que son action est gravement attentatoire à la liberté d'expression ? Ou est-ce une injure ?

 

Que se passerait-il si tout le monde faisait comme Mme H. ?
Petit exemple, le Point (pas un journal super satyrique) trouve aujourd'hui Mme Dati "extravagante", lui trouve un "caractère éruptif" dans un article tout sauf tendre.
J'attends avec impatience la suite.

 

 

mercredi, 10 décembre 2008

Punk attitude

Voila ça y est c'est fait, j'ai assisté à une séance de pogo entre mecs bien déchirés. Parce que l'autre soir, j'ai été me dandiner à un concert de musique punk. Et ouais, la punk attitude est passée par moi.
Je sais, il était temps mais que voulez-vous, je suis une personne sage et tout et tout. Du coup, je n'avais jamais assisté à un concert punk de toute ma vie.
En fait, en entrant, j'ai pas été frappée par l'aspect des gens présents. Pas spécialement cliché ni d'excités avant l'heure. J'allais voir les Flogging Molly que je connaissais très peu donc pas trop d'info sur le concert. Ils font du celtic Punk ai-je appris depuis. On arrive on s'installe.

 

Et commence la première partie qui sera suivie par 2 autres. C'est pour le même prix. Donc on a regardé.

Les premiers arrivent sur scène, 4 petits jeunots façon je fais du rock dans le garage de mes parents. Zing !!! Ils commencent : ça crie plus que ça ne chante et surtout, je mets près de 30 secondes à m'apercevoir qu'il s'agit de mots anglais. Secouage de tête des guitaristes, cris, tout pile comme dans les caricatures. Pour être honnête, j'ai attendu que ça se passe en hochant de la tête en rythme.
Arrive ensuite Skindred. Attention c'est de la pointure, du groupe qui a chanté avec Korn et... Soulfly quoi. Non mais je veux dire. Le chanteur a une tête de gangsta-ragga-rappeur. Il a une voix hallucinante façon ACDC un peu. Y a du bien et du moins bien mais c'est déjà mieux. Il hurle comme un fou à coup de "fucking" que faut se bouger, "Fucking Paris" !! C'est à ce moment que j'aperçois la méduse : un type avec des très longues dreadlocks qui saute comme un zébulon, ses mèches de cheveux folles voletant autour de lui. Je fais tout comme on m'a ordonné, je saute partout.

 

Entrée en scène de Miss Cyrillus : petit col claudine et twin set gris, elle s'avance sans prévenir une bière à la main. Ca fait pas un pli, je renverse une partie du verre. Sur moi autant que sur elle mais c'est MOI qui dois m'excuser. Elle est belle la vie... Je dansais à un concert, faut la comprendre.
Streetdogs apparaît sur scène. Eux, je les connais pas plus que les autres mais c'est quand même autre chose : ça bouge fort, le chanteur a du charisme, les chansons me rappellent des choses. J'aime beaucoup mieux que les précédents. Je danse plus fort pour la peine. La méduse est déchaînée, je l'aperçois survolant tout le monde, se faisant porter/brinquebaler comme un ballon par la foule. Et sur ma gauche, j'aperçois les premiers vrais de vrais : ils se jettent littéralement les uns sur les autres, se vautrent, repartent à l'assaut, se cognent, crient... Je suis super calme en comparaison ! Mais je sens bien pourtant que je saoule miss Cyrillus qui est passée en mode "bien droite - bras croisés - immobile"

 

Les hurlements de la foule se font intenses : les stars apparaissent enfin. Des vrais foufous qui jouent des musiques celtiques avec de la grosse guitare qui tache et de la batterie qui déchire. Ils m'ont mis un sourire de malade sur les lèvres tout le concert. On a bien senti qui étaient les stars de ce Eastpack Antidote Tour !! En plus, ils ont un vrai truc avec le public et certaines chansons sont faciles à reprendre même sans les connaître. Une vraie ambiance dans la salle. J'avais envie de danser : je me suis lâchée. On a perdu la méduse qui est devenue incontrôlable, ma voisine chantait à tue-tête, les pogoteurs renversaient les gens par rangées, Miss Cyrillus a battu des cils 2 fois je crois.

 

et soupiré trèès fort au moins 20 fois. Mon enthousiasme lui a paru plus saoulant que contagieux. Au début j'étais toute ennuyée. Mais bon hé ho. On est pas chez André Rieux ici !! Si t'as un problème de balai mal rangé, va te faire soigner ou file voir Hélène Ségara. Moi, j'ai la punk attitude !!

 

mardi, 09 décembre 2008

Fiat Lux

J'ai 12 milliards de trucs à vous raconter :


comme le fait que j'ai un exposé de 3h demain, que je vais au concert presque une fois par semaine en ce moment et que je voudrais vous dire ce que j'y ressens,
comme le fait que les lumières, c'est pas juste dans les rues de Lyon mais aussi dans les maisons des lyonnais si gentils, que les révisions, j'avais oublié en fait et que je retiens pas tout bien.
comme le fait que je souris tous les jours au boulot depuis maintenant presque 2 semaines, que je suis tellement ravie d'avoir dépassé le cap et que je sais que c'est pour un moment, là.
comme le fait que je crois que cette année, j'ai à nouveau envie de Noël et que j'ai eu peur que ça n'arrive plus jamais.

Alors au cas où j'aie pas le temps de tout vous dire, je vous en mets un tout petit peu là, en vrac.

Des bisous,

A tout'

saint jean.jpg
Avant / Après

 

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