mardi, 30 décembre 2008
Si c’est la pire il suffit d’une fois
Le truc sympa avec les vacances de Noël en famille, outre le fait qu’on passe des heures à table à manger des trucs fabulous, c’est que je passe des heures devant la télé avec mes sœurs à regarder des crétineries. Au top du top se trouvent les séries de l’âge d’or d’AB production.
J’ai regardé je ne sais combien d’épisodes d’Hélène et les Garçons (au point de limite connaître le nom de tous les techniciens au générique…) piquant des crises de fou rire à la simple vue des tenues de Cricri d’amour, attifé de ridicules chemises à motifs créées sans nul doute par l’association des ophtalmos de France. H & the boys, c’est un monde magique où les négations ne sont jamais éludées ("tu n'es vraiment pas raisonnable..."), les insultes les plus virulentes sont « crétin » et « quel imbécile ! » Un univers fabuleux où l’avortement n’existe pas, où les filles véhiculent de beaux préceptes de vie « mais tu comprends, c’est un homme c’est dans sa nature de me tromper » On croise aussi un toulousain qui parle comme un marseillais et utilise le mot fada toutes les 2 phrases.
Bref, chez les cuicui petits bisounours, le mal, ça n'existe pas, la drogue, ça n'existe pas vraiment et surtout c'est très très mal. Donc le jour où mister Cricri d'amour tombe dans cet horrible engrenage, de longues discussions philosophiques à en faire pipi dans sa culotte nous sont offertes à la table de chez Alfredo. Nicolas très préoccupé, s'épanche auprès d'Hélène, naïve entre toutes, qui pense que c'est trop rapide, Cricri n'a pas eu le temps de s'habituer. Mais Nico s'y connaît, lui, il sait que certaines drogues sont plus dures que d'autres et que "Si c’est la pire, il suffit d’une fois"
Au gré des rocambolesques aventures de Christian le junkie, on a donc droit à de multiples poncifs et autres vérités vraies qui touchent le coeur en plein milieu et expliquent à la jeunesse française quel chemin emprunter. Florilège :
C’est pas toi qui me parles en ce moment, c’est la drogue !
Ces types-là [les dealers NDLR] sont vraiment des assasins...
Ca rend fou, la drogue !
La drogue ça n’a jamais aidé personne.
L’herbe c’est le passeport pour passer à autre chose...
03:08 Publié dans Télé ba | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
mardi, 23 décembre 2008
pâtes aux petis pois/wasabi
Les petits pois au wasabi sont des petits pois enrobés de cette sorte de moutarde hyper forte verte et japonaise. J'adore ça, j'en mange presque autant que du houmous.
Ingrédients pour une personne :
- 3 poignées de pâtes
- des lardons (1/3 de barquette max)
- un petit oignon
- une grosse poignée (voire 2) de petits pois au wasabi
- de la crème fraîche
Et un korgan pour l'idée.

Faire cuire des pâtes, sans sel (oui je sais, c'est un sacrilège mais le reste est assez salé je vous assure)
Faire revenir des lardons, quand ils ont un peu rendu de leur gras, y mettre les oignons émincés.
Dès que le tout est bien tendre, mettre une bonne poignée de petits pois. (je me suis un peu restreinte, j'aurais pas dû)
Mettre sur feu très bas et ajouter de la crème fraîche. Une à 2 cuillères à soupe.
Mélanger les pâtes directement dans la casserole et laisser mijoter quelques instants.
Ajouter si vous le souhaitez un peu de gruyère rapé. C'est prêt.
Ca donne un truc rigolo niveau structure : pâtes moelleuses et petits pois qui croustillent et la sensation parfois, au détour d'une bouchée, du wasabi qui monte au nez. Bon !!
00:00 Publié dans Quand l'appétit ba | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
dimanche, 21 décembre 2008
Looking for Mr Castang
Je suis tellement inquiète pour mon Edouard Baer d'amour que je l'ai aidé 2 fois cette année à chercher son Mr Castang, producteur de son état.
La première fois que j'ai vu la pièce, c'était à La Cigale, j'étais hyper mal placée, j'ai râlé contre le système de faire une pièce de théâtre qui se passe sur scène et dans le public dans une salle où tous les gens placés à l'étage voyaient pas la moitié et pourtant, malgré cet inconvénient, je suis ressortie en-chan-tée de la pièce. Très drôle et bizarre, très Edouard Baer (je t'aime ! )
Petit bémol déjà à l'époque, je me suis dit : "l'imitation de Fernandel dans "Félicie aussi" est une mauvaise idée." Parce que je déteste.
Bon je vous vois venir, vous vous apprêtez à dire "mais c'est quoi ce cirque, cette note part dans tous les sens, on comprend rien". Ben alors, c'est que ce spectacle est pas fait pour toi je dirais...
Allez, petit recadrage : l'autre soir, je suis allée voir la pièce d'Edouard Baer, Looking for Mr Castang, au théâtre Marigny. Et je l'avais déjà vue en début d'année à La Cigale. Un truc un peu délirant de nimportequoiterie. Des sketchs le long d'un fil directeur a priori trop faible : on part signer un contrat pour un grand film à Hollywood avec Mr Castang. Entre temps Edouard perd sa tête, croise Indiana Monique, achète un billet pour Bollywood, tente de se défaire de sa troupe un rien lourdingue, rencontre une fille dans le public...
Ca va à 300 à l'heure (et heureusement parce que ça dure 2h30. d'ailleurs je sais pas ce qu'il a ajouté mais ça durait moins longtemps la première fois). Ca bouge tout le temps, dans le public et hop sur scène et hop re-dans le public. Y a des pseudo tours de magie, des chansons, des numéros de cirque, des morceaux de théâtre classique. Du coup je vais pas vous mentir, selon la sensibilité de chacun, tout n'est pas topissime chaque fois (par exemple, je l'ai déjà dit, Fernandel c'est no way pour moi) mais en même temps, on trouve forcément un truc qui plaît.
Et puis bon, je dois avouer, Edouard Baer, il me fascine, j'aime sa voix, son ton, sa démarche, son allure. Bref, je suis très amoureuse. Et de ce fait, il pourrait me réciter le discours du transfert de Jean Moulin au Panthéon, j'en serais toute émerveillée ! (on me glisse à l'oreille qu'il récite bien ce discours...) Bref, c'est très Edouard Baerien donc j'aime.
20:47 Publié dans (ba)rtist | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
samedi, 20 décembre 2008
Mon tro bo sapin
Noël, donc, c'est grave ma came.
Et du coup je fais chaque année un sapin. Cette année, on m'a envoyé un courriel : "ouah trop méga fun la top fête, y a un concours de sapins de Noël sur ce blog... Si tu postes ta photo, tu seras en lice pour le big cadeau de la mort."
Vous me connaissez, je suis curieuse. Clic clic et hop, je vois que je peux gagner un truc kitschissimement génial qu'il me faut ab-so-lu-ment. Un petit sapinou dans un boule de plastique et qui fait de la musique de Noël.
Donc voila, photo envoyée. J'ai pas le droit de vous dire lequel est le mien vu que c'est anonyme (top nul) mais je me dis, vous saurez tout de suite lequel est le mien : le plus chouette.
Ah, et si vous voulez poster votre sapin aussi (mais ça m'arrangerait qu'il soit tout pourri parce que je veux ce prix), il vous reste 3 jours.
Et pour voter pour moi, suffit de suivre les instructions. (j'aurais dû poser mon sapin sur mon canapé violet, tout le monde aurait deviné !!)
Au cas où ce serait pas trop tard, y a de la musique de Noël en automatique sur ce blog. Préparez-vous avant de cliquer !
01:20 Publié dans Elle est ba net | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
jeudi, 18 décembre 2008
J'aime Noël
J'aime Noël, la nostalgie -voire la mélancolie parfois- qui entoure ce moment. Je ne suis pas du tout perturbée par l'aspect mercantile de cette fête ni par le fait que certains n'offrent de cadeaux que ce jour-là. Je n'en vois que le côté rêve de gosse. Je crois que je crois encore un peu au père noël en fait.
J'aime Noël et tous les souvenirs que j'en ai.
Je repense aux soirées hystériques entre cousines en attendant le Père Noël "plus que 2h !!!!" et aux matins ensommeillés qui suivaient le réveillon. Je me souviens des jours entiers passés à échafauder des idées de cadeaux pour tout le monde. Je ferme les yeux et je me revois en train de découper des catalogues et des magasines pour coller joliment sur une feuille de bristol bleue et rose pour faire ma lettre au Père Noël, c'était il y a 4 ans. Je me remémore avec émotion les dizaines de repas de Noël partagés avec mon amoureux d'alors, les liens qu'ils ont forgés entre nous.
J'aime Noël, et que ce soit tous les ans pareil mais un peu différent.
Les vacances de fin d'année en famille. Les valises pleines à craquer de cadeaux à l'aller mais aussi au retour parce que je suis pourrie gâtée. Les bougies en clémentines que je fabriquais avec papa puis seule devant croque-vacances ou dorothée. Les courses de dernière minute pour cause de pain oublié. Le téléfilm de Noël pour passer le temps en attendant minuit. Les paquets sous le sapin. Le sapin chez nous, chez mes parents et chez les siens. La tentative de Noël là-bas aussi.
J'aime Noël parce que ce sont des milliers de pensées pendant des semaines, avant et après.
Comme quand j'ouvrais mon calendrier de l'avent consciencieusement chaque jour, tradition perpétrée ensuite avec mon chéri pendant des années. Comme quand je fais comme des millions de personnes qui vont faire les boutiques pour trouve LE truc qui va plaire. Comme quand je rentre le soir et que j'allume la guirlande lumineuse de mon sapin et que je m'abîme dans sa contemplation, moment d'oubli total. Comme quand on pique des crises de fous rires à reparler des cadeaux miteux que nous offre ma tante. Comme quand on complote au téléphone pour organiser les surprises de chacun.
J'aime Noël et j'aime surtout avoir retrouvé le plaisir et l'envie d'y être, pour la première fois depuis 3 ans.
J'ai des papillons dans le ventre, des sourires aux lèvres, des larmes d'émotion aux yeux, des paillettes dans le coeur juste à l'évocation de tous ces moments. Je suis triste que certains ne se reproduisent plus, ravie que d'autres soient oubliés, émerveillée que chacun soit unique, finalement.

02:01 Publié dans Intibacy | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
mardi, 16 décembre 2008
Mes voisins dans le train
Il y a ceux qui ont démissionné. Ils voyagent en famille alors ils ont tout bien prévu les coloriages, les jeux vidéos, les fraises tagada, les torgnoles... Il faut pouvoir occuper les petits monstres pendant tout le trajet. Au commencement était l'autorité : on explique à voix très haute qu'il faudra être sage, ne pas ennuyer les gens. Mais au bout de 12 minutes c'est le Bronx. Ça court partout, ça piaille, ça grimpe sur les fauteuils… On commence par crier très fort pour donner l'illusion qu'on tente vraiment de calmer ces petits mais que décidément... Et puis très vite, on cesse de faire semblant de gérer, on met des boules Quiès et hop, sieste !
Il y a ceux qui ont la bougeotte. Idéalement, ils ont commencé par insister pour avoir la place côté fenêtre alors que ce n'était pas celle qui leur était attribuée et ils ont obtenu le côté fenêtre. Puis c'est le festival. Le téléphone sonne, on part donc répondre sur la plate-forme entre les voitures pour ne pas gêner. Une petite envie d'aller aux toilettes pardon mademoiselle de vous faire lever à nouveau. Tiens, mais c'est que le ventre gargouille, allons faire un tour à la voiture bar. Oh ben zut, j'ai rangé mes mots croisés dans la valise, je vais les chercher. Ah là là, je n'aurais pas dû boire cette bière, je crois que j'ai besoin de me lever à nouveau…
Il y a ceux qui téléphonent. Au choix, on peut tomber sur la pie qui sait que ça va couper et déranger tout le wagon mais qui veut quand même appeler tout son répertoire _pile_ maintenant. Le voyage s'agrémente aussitôt de moult kikoolol et autres « grave ! » Ou alors sur la mamie un peu sourde d'oreille qui crie pour se faire entendre puisqu'elle, elle n'entend rien. Tout le monde en profite donc et ça tombe bien, elle est en train de donner sa recette secrète de tarte Tatin. Parfois, on a de la chance, on est pile assis à côté d'un couple en pleine discussion. On profite avec bonheur de bribes de disputes, de soupirs extatiques, de mon lapin en sucre, de « pense à la baguette ! »
Il y a ceux qui ont besoin d'amis. Mais au point que certaines fois, c'est à croire qu'ils n'ont pas vraiment de raison de voyager, qu'ils ont acheté le billet de train juste pour pouvoir faire chier, euh non, pour pouvoir sociabiliser avec leur voisin. Tout est prêt et rien, pas même la musique à fond sur les oreilles, ne va arrêter le voyageur en manque d'amis. Les photos des enfants sont prêtes à être dégainées, les soucis au boulot sont décrits avec animation, les facéties du chien sont une source inépuisable d'émerveillement. Ne pas réagir n'y changera rien, le voisin devient instantanément un ami à la vie à la mort. Une demi-heure avant la fin du trajet, la sueur perle déjà : c'est l'angoisse de perdre bientôt son ami tout neuf.
01:12 Publié dans Ba, bla bla | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
dimanche, 14 décembre 2008
Le petit objet auquel je tiens
C'est rampinou qui m'a demandé de lui en parler. Question évidente en apparence mais loin d'être facile. En fait ils sont 2. Qui ne font qu'un. Je vais donc vous raconter pourquoi ils comptent et ne font qu'un mais ça va être long. Je préfère prévenir.
Je vais parler de leur ordre chronologique d'entrée dans ma vie même si c'est dans l'autre ordre qu'il faudrait les découvrir. Ce sont 2 livres.
N° 1 : Le chagrin d'un Tigre
Un livre édité aux éditions Gallimard « Pages Blanches » J'ai découvert cette collection en 4ème je crois. Peut-être 5ème, à la bibliothèque de ma ville. Elle est belle cette collection : des livres étroits et allongés, à la couverture illustrée de la face jusqu'à la tranche. A l'arrière, quelques mots sur le livre que je ne lis de toute façon jamais. (oui je sais, on appelle ça la quatrième de couverture mais moi je dis toujours l'arrière du livre ou le dos du livre)
Dans la collection page blanche, j'ai découvert Shabanu et aussi l'héroïne juive d'Aranka Siegal et « Des vérités d'avril » et… La collection a commencé par changer d'aspect et puis j'ai cessé d'aller à cette bibliothèque. Mais elle m'a apporté quelques très belles émotions.
Quelques années plus tard, de tous les livres que j'avais lus dans cette collection, j'en voulais un, absolument, "3 minutes de soleil en plus". Impossible de me souvenir du moment où j'ai découvert cette histoire mais elle m'a laissé un souvenir fort d'émotion et de plaisir de lire. Même plus de 10 ans après, je voulais la relire. (mes digressions sont toujours moins digressives qu'elles n'y paraissent. Je les trouve nécessaires)
Sauf que le livre était épuisé. Je le cherchais quand même dans toutes les librairies où j'entrais. Je regardais chaque fois, au cas où… Au point qu'à la question « quel livre aimeriez-vous voler ? » c'est celui-ci que j'ai cité.
Quelques semaines plus tard, ayant tout oublié de cette discussion, je reçois mon 1er cadeau de Noël bookcrossinguien : « Le chagrin d'un tigre » C'est la suite de Trois minutes de soleil en plus. J'ai eu les larmes au bord des paupières en ouvrant le paquet dans lequel il se trouvait. On ne m'avait pas juste offert un livre qui pourrait être sympa mais une moitié de ZE livre. Ce cadeau était vraiment pensé pour moi, et personne d'autre.
N° 2 : Trois minutes de soleil en plus.
22:57 Publié dans Ba lit, Intibacy | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
vendredi, 12 décembre 2008
De la riposte graduée
Y en a, contre toute attente, ils espèrent pouvoir faire leur métier de la liberté d'écrire ce qu'ils veulent MAIS ils choisissent de faire directement appliquer la censure lorsqu'ils sont concernés. Je conçois qu'on puisse être blessée, je conçois qu'on en soit énervée. Au point de saisir un avocat sans autre forme de procès ?
20:28 Publié dans Elle est ba net | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
mercredi, 10 décembre 2008
Punk attitude
Je sais, il était temps mais que voulez-vous, je suis une personne sage et tout et tout. Du coup, je n'avais jamais assisté à un concert punk de toute ma vie.
En fait, en entrant, j'ai pas été frappée par l'aspect des gens présents. Pas spécialement cliché ni d'excités avant l'heure. J'allais voir les Flogging Molly que je connaissais très peu donc pas trop d'info sur le concert. Ils font du celtic Punk ai-je appris depuis. On arrive on s'installe.
22:59 Publié dans Ba zik | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
mardi, 09 décembre 2008
Fiat Lux
J'ai 12 milliards de trucs à vous raconter :
comme le fait que j'ai un exposé de 3h demain, que je vais au concert presque une fois par semaine en ce moment et que je voudrais vous dire ce que j'y ressens,
comme le fait que les lumières, c'est pas juste dans les rues de Lyon mais aussi dans les maisons des lyonnais si gentils, que les révisions, j'avais oublié en fait et que je retiens pas tout bien.
comme le fait que je souris tous les jours au boulot depuis maintenant presque 2 semaines, que je suis tellement ravie d'avoir dépassé le cap et que je sais que c'est pour un moment, là.
comme le fait que je crois que cette année, j'ai à nouveau envie de Noël et que j'ai eu peur que ça n'arrive plus jamais.
Alors au cas où j'aie pas le temps de tout vous dire, je vous en mets un tout petit peu là, en vrac.
Des bisous,
A tout'

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