jeudi, 26 février 2009
Le vrai faux scandale
Vincent G.
11.02.09 | 13h22
Moi je suis d'accord avec Dany Boon. Je n'avais pas autant rigolé au cinéma depuis le dîner de cons. Mais manifestement, le rire ne fait pas partie des critères pour les Césars.
Source Le Monde
suite à cet article
Eh bien non, Vincent, je me dois de te l’indiquer puisque visiblement tu ne le sais pas encore, le rire n’est pas un critère faisant d’un film un bon film au sens artistique du terme. Entendons-nous bien, je ne doute pas que Bienvenue chez les Ch'tis soit un bon film de comédie et je ne dis pas non plus qu’une comédie n’aurait pas sa place aux Césars ou sur toute autre liste de récompenses, mais on ne peut pas considérer que dans tous les cas, l’équation « blockbuster = bon film » soit vérifiable.
Je suis désolée de le dire mais certains des films que j’ai le plus aimés n’ont rien d’autre à leur actif qu’un excellent scénario. Le reste n’est pas forcément mauvais mais ne sort pas de l’ordinaire. A l’inverse, certains films des plus soporifiques à mon sens avaient pourtant objectivement des costumes sublimes, des idées de réalisation tout à fait innovantes…
L’idée n’est pas de dire que le film de Dany Boon est nul. Plutôt de dire qu’au niveau cinématographique, il n’innove probablement pas par grand-chose si on excepte l’idée développée. Sur ce point d’ailleurs, tout le monde s’accorde… La preuve, le film est en lice pour le meilleur scénario.
Alors M. Boon -que par ailleurs j’aime bien- s’insurge de ce que l’intelligentsia parisienne serait méprisante avec les films populaires. Je veux bien... Seulement voila… à part le scénario, que peut-on relever chez les Ch'tis ? trouve t-on des idées de cadrage jamais vues ? les décors sont-ils particulièrement époustouflants ? les costumes ont-ils été très soignés ? la bande son est-elle d’une qualité hors du commun ?
01:37 Publié dans Du pop-corn, Ba ? | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
lundi, 23 février 2009
...Et un jour...
Et un jour, j'ai réussi à accepter qu'un autre que toi... Et, ô surprise, il me plaisait bien, cet autre que toi. J'ai répondu favorablement à son invitation. Il a fallu annuler au dernier moment mais j'ai senti que j'avais franchi un pas. Que je n'étais plus uniquement dans l'attente de toi. Que je pouvais envisager que l'autre ne soit pas toi.
Et un jour, cette révélation m'a frappée comme un coup de tonnerre : je n'étais plus capable de me souvenir de la dernière fois où j'avais pleuré à cause de toi.
Et un jour, je tenais toujours bon ma décision de ne plus te contacter. J'avais même cessé de me morfondre. Je décidai de m'autoriser désormais d'être séduite par d'autres. Et puis aussi, je ne sortais plus jamais en portant ma tristesse en bandoulière. Être pimpante au dehors pour le devenir peu à peu au dedans. Je remontais la pente doucettement et c'était bon.
Et un jour, tu m'as envoyé ce courriel bidon, me demandant une adresse que je t'avais déjà donnée 10 fois si ce n'est pas 50… Mais à quoi jouais-tu donc ? Quelle drôle de relation comptais-tu instaurer entre nous ? Et tu m'as invitée à déjeuner aussi. Et mon coeur s'est emballé à l'idée de combler un peu du manque causé par ton absence. Et j'ai accepté.
Et un jour tu as posé ta main sur mon épaule pour me signaler ton arrivée au resto. Bien sûr j'ai su tout de suite que je n'étais pas guérie : j'étais incapable de m'empêcher de te respirer, de t'observer à la dérobée. Je devais me retenir de décrocher de la conversation pour me remplir de ta voix qui m'a toujours liquéfiée. Mais je n'avais pas le trac. J'étais juste moi. Et les larmes étaient loin.
Et un jour, le jour de ce déjeuner donc, j'ai compris que j'étais enfin capable d'avancer, que mon état d'esprit évoluait. Si je le souhaitais, ta place pouvait désormais changer. J'étais celle qui avait le pouvoir de me libérer. Cette prise de conscience me permit de m'envisager avec lui, là-bas, qui avait l'air de vouloir. J'ai même sauté le pas et essayé d'être avec cet autre que toi.
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vendredi, 20 février 2009
Grelutest
Alors comme tous les ans, figurez-vous que je me suis trituré les méninges avec des cops pour savoir quels critères permettraient de savoir si vous être ou pas une greluche.
Après moults débats, voici donc la version 2009. Pas encore testée pour ma part.
Je vous ferai part de mon résultat dès que possible ! En attendant, si c'est pas déjà fait, cliquotez sur l'image et découvrez si une greluche vit en vous.
23:34 Publié dans ba(rbie) girl | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
mardi, 17 février 2009
Sans transition
CLC est un vrai coeur ces derniers jours... ça va pas durer alors j'en profite.
Je suis très très gravement atteinte de "je parviens pas à déprimer plus de 2 jours, faut tout de suite que je trouve des trucs chouettes pour contrebalancer..."
Peut-être en 2010 j'irai à Bangkok. Je vais aller voir des concerts au printemps aussi. Vive l'irréalité.
Jeudi je passe ma journée avec les schtroumpfs que j'adore...
Les soirées où on connaît pas beaucoup les gens ça fiche la trouille et en même temps ça fait beaucoup de bien.
Depuis hier matin, je chante sans discontinuer ça :
22:07 Publié dans Ba, bla bla | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
lundi, 16 février 2009
Et un jour...
Et un jour, les mots qui sortaient de ta bouche étaient si violents que j'ai préféré mourir à l'intérieur pour ne pas les comprendre. Comme si je me mettais en stand by le temps d'être assez forte pour faire face aux conséquences de ce que tu me disais.
Ne pas t'offrir mes larmes, garder ce sourire ironique sur mes lèvres. Ne pas te montrer le pouvoir que tu as sur moi. Ne pas te donner la satisfaction d'avoir tout gagné.
Et un jour, le même mais plus tard, les mots ont fait leur chemin et ont touché leur but. C'est alors que les vannes se sont ouvertes, les larmes ont commencé à couler, sans sembler pouvoir s'arrêter. Pour la première fois de ma vie, je n'étais pas capable de les contrôler. Des larmes même au boulot, moi qui les gère normalement si bien…
Et un jour, ça a fait 3 jours entiers que je pleurais sans presque discontinuer. J'avais retrouvé cette sensation oubliée depuis fort longtemps d'être épuisée par ses propres larmes. S'endormir les joues encore humides de tout le chagrin que je laissais couler, s'éveiller les cils collés par le sel contenu dans l'eau de mon désespoir. Et soudain, sans raison, les larmes se sont arrêtées. Il était 17h30.
Et un jour, ça a fait un mois que je n'avais plus pleuré. Non que l'affliction se soit estompée, juste que j'étais désormais capable de ne plus la montrer. Je me contentais de cette douleur au niveau du sternum qui me disait très souvent que la blessure n'était pas guérie. Alors ma surprise fut immense quand les larmes coulèrent sans prévenir alors que je cherchais un tournevis. Des larmes silencieuse et sans hoquet, comme une opération de délestage ponctuel pour éviter la rupture du barrage.
Et un jour, mon téléphone a sonné. Et c'était toi bien sûr. Comment as-tu su que je pensais si fort à toi à cet instant là ? Je venais de calmer ma 1ère crise de larme depuis 4 semaines et voila que tu étais là. Comme la cruche que je sais si bien être parfois/souvent, j'ai fait comme si de rien n'était. Je t'ai laissé me garder au téléphone une heure ou presque. A se dire rien de spécial que des banalités. Et la douleur a repris de plus belle.
Et un jour, tu m'as interpellée dans la rue. Je ne t'avais même pas vu. Qu'est-ce qui t'a donc poussé à m'arrêter ? Quel intérêt de remuer le couteau dans la plaie ? Surtout pour avoir cette discussion sans intérêt… Et les nuits écourtées ont recommencé.
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samedi, 14 février 2009
Odieux
Adj.
du latin odium (haine)
- Qui provoque la haine, l'indignation
- Pénible
En ce moment, c'est mon mot.
Il sonne bien je trouve. Il fait insultant tout en étant dans un joli registre de langage, presque élégant. En plus, il est beau : on dirait un peu une incantation pour faire dégager ce vilain importun qui nous porte sur les nerfs..."ô Dieu !" Bref, ces derniers temps c'est mon outil préféré pour qualifier à peu près tout ce qui me paraît plus ou moins désagréable.
Au départ, je l'ai utilisé pour moi. Pour qualifier mon comportement en ces temps de fatigue extrême. (y a du progrès, d'habitude je dis que je suis une vraie connasse !) Et puis il s'est installé et en 3 semaines, il a pris une place tout à fait à part. Je le dis 36 fois par heure. Tout et tout le monde est odieux. O-DIEUX !! Je l'adore...
Surtout, bien penser à appuyer sur le mot lorsqu'on l'utilise. Ca fait encore plus choquée. A mon sens, la juste utilisation de ce mot doit être emphatique !
Je suis odieuse tellement je suis fatiguée.
Oh mais non... la pauvre... mais c'est tout à fait odieux ce comportement !!
Il a fallu laisser tomber la discussion, il était tout simplement o-dieux.
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mardi, 10 février 2009
Je voudrais mamaman
Et toutes les promesses qui vont avec.
Là.
Immédiatement.

22:45 Publié dans Ba, bla bla | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
samedi, 07 février 2009
N'imp'
Bon cette fois-ci c'est la bonne, je vais prendre mon souffle et demander à ma cop si elle m'accueille une dizaine de jours au soleil de l'autre côté de la méditerranée : je veux des vacances pas pareilles ET la voir enfin !
Je dis merci à la cantoche pour le retour de la clémentine depuis jeudi (un mois qu'on avait que des clemenvillas, j'étais obligée de manger des yaourts ou des kiwis pour vous dire combien ma vie est difficile) car je vous rappelle que je hais les Clé...llas !
Il me semble que les semaines à venir vont être fortes en non-vie et inintéressanterie et "j'ai pas le temps de faire grand chose" donc ben je crois qu'on va pas forcément se lire super souvent. Je dis ça juste pour éviter les suicides collectifs devant mon absence bloguesque...
Et aussi, j'annonce que dans 8 notes, ce sera la numéro 600. Comme la dernière fois que j'ai passé la centaine je vous demande : à quel sujet ou dans quelle catégorie je la fais, cette note ?

15:10 Publié dans Ba, bla bla | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
jeudi, 05 février 2009
Quand y en a plus... y en a encore

CLC* ne m'a pas tuer.Je suis debout ! Sans hurlements cette fois-ci. Quelques larmes et de la déception sur le moment, un détachement nouveau et salutaire depuis. Surtout, la preuve que mes interlocuteurs me trouvent professionnelle grâce à cette folle : sachant mes misères, tous m'abreuvent de messages de remerciements pour mon travail. C'est bon d'être rassurée sur sa valeur professionnelle par des gens qui n'y ont pas d'intérêt...
Je vais en classe tous les jours ou presque et j'y suis à mon aise : prendre les cours, chuchoter quand le prof tourne le dos, faire la folle à la pause, récolter des ragots sur les gens, avoir un petit groupe de potes, critiquer les lèche-culs, faire mes devoir pas très sérieusement, préparer les partiels à l'arrache... tout ça me ramène dans une ancienne vie et me semble en même temps tellement normal et logique. Je fais partie complètement de cette promo. Pas à mi-temps, pas comme un électron libre malgré ce que je craignais mais bien comme une étudiante lambda.
Retrouver, après un petit long moment de coupure, nos moments de fous rires et de n'importe quoi à la station pyramide ou sur le quai de Châtelet, autour d'un ramen ou d'une pizza boscaiola. L'entendre me dire des mots doux, me soucier d'elle, avoir envie pour elle de ses projets même si égoïstement, j'aimerais mieux pas.
La fatigue, à partir d'un certain seuil, ça anesthésie. Au point que nombre des horreurs qui me traumatisent d'habitude passent... Je ne crise toujours pas de panique à l'idée de ma date de péremption qui approche. Oh, je ne me fais pas de souci, les crises de "mais elle est nuuuulle ma vie, je suis vieille" viendront en leur temps mais j'ai beaucoup trop de boulot d'ici mon anniv, je pense que ce sera pour après. Du coup je suis libérée de ça pour le moment.
Prendre soin de moi. Toute une journée consacrée à moi. Entourée de mes lusheries, j'ai passé 3 heures ou presque à me cocooner puis encore une heure à trier mes habits et puis j'ai pris le temps de ranger de vieux papiers et de traîner sur le canapé à regarder des séries crétines et puis j'ai pris un petit-déjeuner en plein de fois, de 13h à 20h.
Un morceau d'après-midi volé à CLC*. Un petit bonheur rempli lui-même de petits bonheurs : Un déj dans notre brasserie. Des détours à la FNAC. Deux macarons. Des papotis aussi naturels que d'habitude. Des projets de visite. Du rattrapage de potins. De l'émotion de partager sa douceur.
Plein d'autres petits trucs aussi, j'en suis sûre, mais je les trouve pas, là, tout de suite...
*Connasse La Chef
00:10 Publié dans Petits (ba)nheurs | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
mardi, 03 février 2009
Scotchée
Je partage ce texte parce que csa lecture fut une claque, une vraie pour moi. Je trouve ça presque chirurgical tant ça semble aseptisé de prime abord. En fait chaque mot m'a touché, parce qu'au fond je l'ai senti très affecté, l'auteur de cette lettre...
Effacez le nom de mon grand-père à Yad Vashem,
par Jean-Moïse Braitberg
Source LE MONDE
Monsieur le Président de l'Etat d'Israël, je vous écris pour que vous interveniez auprès de qui de droit afin que l'on retire du Mémorial de Yad Vashem dédié à la mémoire des victimes juives du nazisme, le nom de mon grand-père, Moshe Brajtberg, gazé à Treblinka en 1943, ainsi que ceux des autres membres de ma famille morts en déportation dans différents camps nazis durant la seconde guerre mondiale. Je vous demande d'accéder à ma demande, monsieur le président, parce que ce qui s'est passé à Gaza, et plus généralement, le sort fait au peuple arabe de Palestine depuis soixante ans, disqualifie à mes yeux Israël comme centre de la mémoire du mal fait aux juifs, et donc à l'humanité tout entière.
Voyez-vous, depuis mon enfance, j'ai vécu dans l'entourage de survivants des camps de la mort. J'ai vu les numéros tatoués sur les bras, j'ai entendu le récit des tortures ; j'ai su les deuils impossibles et j'ai partagé leurs cauchemars.
Il fallait, m'a-t-on appris, que ces crimes plus jamais ne recommencent ; que plus jamais un homme, fort de son appartenance à une ethnie ou à une religion n'en méprise un autre, ne le bafoue dans ses droits les plus élémentaires qui sont une vie digne dans la sûreté, l'absence d'entraves, et la lumière, si lointaine soit-elle, d'un avenir de sérénité et de prospérité.
Or, monsieur le président, j'observe que malgré plusieurs dizaines de résolutions prises par la communauté internationale, malgré l'évidence criante de l'injustice faite au peuple palestinien depuis 1948, malgré les espoirs nés à Oslo et malgré la reconnaissance du droit des juifs israéliens à vivre dans la paix et la sécurité, maintes fois réaffirmés par l'Autorité palestinienne, les seules réponses apportées par les gouvernements successifs de votre pays ont été la violence, le sang versé, l'enfermement, les contrôles incessants, la colonisation, les spoliations.
Vous me direz, monsieur le président, qu'il est légitime, pour votre pays, de se défendre contre ceux qui lancent des roquettes sur Israël, ou contre les kamikazes qui emportent avec eux de nombreuses vies israéliennes innocentes. Ce à quoi je vous répondrai que mon sentiment d'humanité ne varie pas selon la citoyenneté des victimes.
Par contre, monsieur le président, vous dirigez les destinées d'un pays qui prétend, non seulement représenter les juifs dans leur ensemble, mais aussi la mémoire de ceux qui furent victimes du nazisme. C'est cela qui me concerne et m'est insupportable. En conservant au Mémorial de Yad Vashem, au coeur de l'Etat juif, le nom de mes proches, votre Etat retient prisonnière ma mémoire familiale derrière les barbelés du sionisme pour en faire l'otage d'une soi-disant autorité morale qui commet chaque jour l'abomination qu'est le déni de justice.
Alors, s'il vous plaît, retirez le nom de mon grand-père du sanctuaire dédié à la cruauté faite aux juifs afin qu'il ne justifie plus celle faite aux Palestiniens. Veuillez agréer, monsieur le président, l'assurance de ma respectueuse considération.
23:26 Publié dans Ba, bla bla | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note




