lundi, 29 septembre 2008
Soyons ZEN !
Pour ceux qui suivent pas depuis le début, j'ai la chance de faire un boulot qui me passionne. Comme pour tout le monde j'imagine, il y a des jours où les questions que je dois traiter me fascinent un peu moins mais dans l'ensemble, j'aime énormément mon travail, ce d'autant plus que c'est celui que je voulais faire depuis le collège ou presque...Bref, a priori je suis une chanceuse mais je suis dans une boîte où les chefs ne prennent pas de cours de management. Les principaux intéressés aprennent les trucs les concernant après tout le monde voire même, n'apprennent rien du tout, ils se rendent juste compte un matin en rentrant de vacances qu'ils ont changé de bureau et de chef (je promets que ça m'est arrivé)... Ils m'ont fait plus d'un coup pendable et je devrais donc m'attendre à tout ou au moins, ne pas être trop surprise quand le sol s'ouvre sous mes pieds mais là, la blague de jour est totalement géniale !!!
Il y a deux semaines, j'ai passé 3h et demie en 2 jours à discuter / crier / pleurer / asséner des vérités ignobles / me prendre des insultes bien senties. Le thème ? Ma demande de formation, formulée en décembre 2007, rappelée en juin 2008 puis en juillet et août. "On" n'avait pas compris que la phrase "L'an prochain, je voudrais obtenir l'autorisation de partir en formation. Dans ce cadre, je souhaite faire un master 2." signifiait que j'irais en cours, non pas sur mes jours de congé, mais pendant mes heures de travail...
On en a discuté peut-être 25 fois depuis mi-juillet, date à laquelle j'ai appris que j'étais acceptée. Dont une fois fort houleuse il y a 2 semaines donc. Aujourd'hui, on vient me voir pour me dire : " J'avais pas compris que tu irais en cours pendant les heures de boulot. Ca nous arrange pas tellement en fait... T'es sûre que tu veux aller en cours ? "
Eh bien vous le croirez si vous le voulez, j'ai gardé mon calme. C'est monté un peu en dedans, juste quelques secondes puis c'est reparti. Je suis restée calme.
Le truc triste dans l'histoire c'est que je crois que si je suis calme c'est parce que désormais,
je les méprise
et je pense à la date de ma lettre de démission,
à la fin de l'année universitaire...

23:29 Publié dans Ba bosse | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
samedi, 27 septembre 2008
Ma parole !!
Oui oui, ma parole je vous la donne. Sur parolesdhommes.net vous allez découvrir des trucs dingues et vous marrer et même parfois être émus. Et je dis pas ça juste parce que j'ai le bonheur de faire partie de l'aventure en tant que correctrice, non, vraiment, ce blog est trop bien !
Vous allez forcément trouver un truc dans ce nouveau blog-de-mecs-que-j'aime :
Bon je vous explique le concept : Plusieurs auteurs et chaque jour, publication d'une note rédigée par un monsieur. Et éventuellement aussi, des instantanés : eye catching dans le métro, to do list... Eh non, pas d'info sur le dernier fard à paupière ni le nouveau trend de la hype des leggings, c'est pas greluche land là-bas ! L'idée de départ est de faire partager à tous ce que pensent les mecs sur les relations amoureuses.
Et c'est bien parce que c'est pas formaté au niveau des auteurs : homo ou hétéro, marié ou sérial fucker, bisounours ou cynique... tout le monde a son mot à dire. Et le dit !
Idem côté commentaire, les filles et les mecs mettent leur grain de sel librement.
C'est le début mais ça a déjà fort belle allure. Et c'est une idée qui est trop trop de la balle. Alors tout le monde clique sur l'image là-haut et va y faire un petit tour. Et puis aussi, parmi les gars qui me lisent, si ça vous dit de contribuer, y a un tout joli formulaire à remplir dans l'onglet "recrutement"...
Bon vous êtes encore là ?
Mais partez chez parolesdhommes bon sang !!!!
15:56 Publié dans Elle est ba net | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
vendredi, 26 septembre 2008
123
L'adorable Millie me propose son aide pour ma prise de sang, comment dire non ?
Ben en fait, je crois que je vais être obligée de refuser parce que je suis fort occupée actuellement à remplir la mission que Logorrhée m'a confiée par tag !
Et plouf, Suffragettes me donne exactement la même mission dans la foulée.
Ma mission est d'ouvrir un livre à la page 123, d'en recopier les 5 lignes qui commencent à la 5ème ligne.
Puis je vous dirai qui et quel livre vous venez de découvrir.
Double tag = ravissement : je peux partager avec vous mes 2 livres de chevet du moment (si on m'avait taggée une fois de plus j'aurais aussi partagé mon livre du métro mais non...)
1)
"Je ne vois que soudards, que chevaux et harnois,
Je n'ois que deviser d'entreprendre et conquerre,
Je n'ois plus que clairons, que tumulte et tonnerre
Et rien que rage et sang je n'entends et ne vois.
Les princes aujourd'hui se jouent de nos vies, (...)"
2)
"possible to glean information by observing
Carvahall. He glared at the distant tents where
the soldiers slept, then continued pacing.
At midday, Roran had a small, dry lunch. Wip-
ing his mouth with the back of his hand, he won- (...) "
1) Gordes, que ferons-nous ?... un sonnet d'Olivier de Magny tiré de "Mille ans de Poésie" chez Milan
2) Eldest par Christopher Paolini chez Laurel Leaf
Parmi mes copines de lecture qui passent par là, y en aurait pas une ou 2 voire 3 ou 4 qui voudraient se livrer à l'exercice ? Je suis curieuse de découvrir ce que ça donnerait... (genre ook, ingrid, doucedel'ouest, septie, mabretonnepréférée...)
00:13 Publié dans Ba lit | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
mercredi, 24 septembre 2008
Les mercredis des musicos surfeurs (1)
D'après la vilaine que j'adore, je n'aime que la musique de surfeur. Ah oui ? Vraiment ? Si c'est ça, ça va surfer ici.
Cette semaine, honneur aux maîtres. Ceux que j'écoute depuis que je suis une mini-ado: les Beach Boys.
Ils mettent tout de suite la pina colada entre les mains, donnent envie de se bouger au rythme du hula, font grandir voire apparaître le sourire. Je n'ai pas de planche et je n'ai jamais eu la chance de fouler des plages de sable blanc bordées de cocotiers mais j'ai eu la chance de le faire par procuration en les écoutant dans la BO de Cocktail ou en sautant sur mon lit de lycéenne en hurlant "good vibrations"... Y a aussi "kokomo" chanté à tue-tête avec ma correspondante allemande en 3ème. Et "I get around" écouté 12.000 fois sur mon walk-man à cassettes pendant le trajet en voiture interminable vers l'Italie...
Les Beach boys restent pour moi des grands compagnons de mes après-midi lecture, déprime, hystérie, devoirs... de mes années collège/lycée, quoi. , Et je n'ai pas cessé de les aimer.
If everybody had an ocean
Across the U. S. A.
Then everybody'd be surfin'
Like Californi-a
You'd seem 'em wearing their baggies
Huarachi sandals too
A bushy bushy blonde hairdo
Surfin' U. S. A.
Bon je vous laisse, je dois enfiler ma combi et farter ma planche !
10:10 Publié dans Ba zik | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
mardi, 23 septembre 2008
Done / To Do list
Ze Djérémaï, one of the most incredible rencontres de cette année, m'a taggée. Genre il veut tout savoir de ma vie sous prétexte qu'il passe son temps quand on se voit à me donner le sourire, des conseils hyper utiles, du réconfort et de la kwak… (Pas toujours dans cet ordre ni en même temps of course)
Bon en vrai, je suis quelqu'un de très obéissant et puis les tags c'est pratique, ça donne de la matière pour les blogs et même parfois, ça fait se pencher sur des sujets qu'on n'allait pas aborder.
Alors voila que je dois vous raconter :
5 choses que je comptais réaliser
- Être le centre de mon monde, au moins une fois
- Envoyer un dossier pour voir si la fac m'accepterait
- Aller à New York
5 choses que je compte réaliser
- Lâcher prise plus de 3 minutes.
- Réussir mon année de fac
- Aller à San Francisco
- Trouver le courage d'aller faire cette prise de sang de m…
- Oser faire entendre mes envies plus fort
02:12 Publié dans Elle est ba net, Intibacy | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
dimanche, 21 septembre 2008
BOUM !
"Dis t'as entendu qu'il y avait eu un attentat à Toulouse ?"
C'est avec cette bonne blague sympatoche faite à Paris que j'ai appris, le 21 septembre vers 11h30, qu'il y avait eu une énorme explosion à Toulouse. Du genre à être entendue du centre ville jusqu'à Muret... Du genre qui a lieu 10 jours après le 11 septembre 2001...
Je me souviens de l'air limite hilare du collègue qui a eu la gentillesse de m'annoncer avec délicatesse que la ville que j'avais quittée moins d'un an auparavant, hébergeant 90% des gens que j'aimais, était en proie à des attentats... Moi, je ne me souviens pas bien de ce que fut ma réaction mais elle a dû être assez visible parce que mon chef, alors à mes côtés, a illico évacué l'importun et tenté de rationaliser...
1er appel, mon chéri de l'époque, pour savoir s'il avait des info. Puis ma famille : pas de réseau, ni fixe ni portable. Alors on se tourne vers internet qui ne dit pas encore grand chose... Et on se retrouve dans un état proche de l'hystérie, à ne rien savoir, à suivre ses collègues qui partent déjeuner.
Paradoxalement, c'est le brouillard qui recouvre cette journée. Je ne sais pas très bien quand ni comment j'ai appris ce qu'il se passait. Ni non plus à quel moment j'ai parlé à ma famille. Je sais juste que je n'ai compris le stress qui avait été le mien que le lendemain quand j'ai eu des nouvelles de ma cousine. J'avais eu tout le monde au téléphone, ma famille, ma belle-famille, mes amis, pas ma cousine.
En raccrochant, j'ai ressenti physiquement mes muscles se relâcher. Je ne crois même pas que j'avais ressenti un centième de la tension qui
m'habitait depuis le moment doù on m'avait raconté cette bonne blague... Alors la sentir quitter mes muscles m'a fait l'effet d'une faiblesse soudaine. J'ai respiré à fond et je suis repartie faire cuire mes pâtes.
Voila, c'était fini. Je pouvais respirer à nouveau normalement.
Fini ou presque.
Je dis presque parce que même si on ne nous montre pas toutes les semaines les ruines du Ground Zero toulousain, les gens ont vécu longtemps longtemps dans des maisons sans fenêtres ou dans l'attente de travaux. Et j'ai l'impression que les gens n'en ont aucune idée.
18:33 Publié dans Ba, bla bla | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
vendredi, 19 septembre 2008
Brillante Weblog
01:49 Publié dans Elle est ba net | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
dimanche, 14 septembre 2008
Intérimaire
Ca commence par un passage de relais devant le square. Petigarçon court jusqu'à moi, limite il me fait une bise : ça commence trèès bien ! Et fillette toujours tirée à 4 épingles demande aussitôt le programme du jour.
Ô surprise, il y a une aire de jeu dans le square. C'est parti pour les cavalcades et les glissades et les singeries... Petit tour d'horizon. Ca semble pas très amical par ici : chacun son banc. Je prends donc le mien et observe du coin de l'oeil les autres pendant que je surveille les zouzous. Morceaux choisis :
"Papaaaa [zavez remarqué cette tendance à appuyer la dernière syllabe ?] j'ai fait pipi dans mon pantalon, est-ce que t'as un change ?"
"Baciiiiii ? y en a un grand qui m'a dit je sors du toboggan..."
"Mais je suis petite, alors j'ai peur !!!"
"Je l'aime TROP ce toboggan."
"Mets-toi là, Maman, tu dois me regarder quand je joue..."
Fillette commence à s'ennuyer, s'agirait pas que ce soit la fête que d'1 sur 2. Alors on va faire les courses pour le dîner du soir et le goûter. Nourritures bien méritées puisque la fourbe que je suis les fait marcher tant qu'aucun ne demande "Mais c'est loin chez toi ?" Ajoutons les 4 étages sans ascenseur et on a bien mérité la meringue rose et les mikado !
Entre le goûter, les consoles, les dessins et les discussions, c'est l'heure de la douche. 1er vrai moment de flottement : personne ne veut y aller. Bon, ben on utilise les souvenirs de baby sitter : ferme et définitif, de toute façon tout le monde y passera. Cessage immédiat des râlages. Ajoutons à la négo un "Le premier douché utilise la DS jusqu'au dîner" (ça fait un bon quart d'heure) et Petigarçon saute de ses vêtements...
Dîner pantagruélique puis ouverture du canapé-lit "Mais c'est comme un tour de magie !?! " (j'aime avoir l'air géniale, j'aime les enfants) On ne racontera pas ici -au cas où la maman lirait- qu'on s'est endormi en passant une demi-heure dans la pénombre devant les dessins animés. 21h28 extinction des feux. Et endormissement immédiat des 2 zouzous.
Bon, j'ai pas dormi très profondément, d'abord parce que petigarçon est une vraie chenille qui se tortille la nuit (il a posé ses pieds sur mes fesses, mon dos, mon épaule...) et aussi parce que je crois que j'étais sur le qui vive, qu'ils se sentent pas stressés en se réveillant dans un endroit qu'ils connaissent pas.
Ce matin, réveil un peu tôt par une petite voix ensommeillée qui chantait "pirouette cacahuète". Fillette, la pauvre, est réveillée une heure plus tard par mon réveil que j'ai oublié d'éteindre... Petit-déj en 2 temps : le traditionnel jus de fruit/tartines puis 1 heure plus tard, petit-déj n°2 : on copie baci et hop, pizza froide pour tout le monde !
C'était fatigant (stress de mal faire ET fatigue physique devant tant d'énergie) mais c'était aussi très très bon. Plein de moments de rires, sourires et d'attendrissement. Et l'émotion d'entendre à nouveau des enfants dormir... c'est beau cet abandon dans le sommeil.

21:43 Publié dans Ba, bla bla | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
samedi, 13 septembre 2008
Aiseux contentement
Le bonheur c'est jouer au baccalauréat en disant des bêtises grâce à l'animalphabet qu'on vient de découvrir.
Le bonheur c'est apprendre à faire pipi appuyée contre un arbre parce qu'on est trop saoule pour s'accroupir stablement.
Le bonheur c'est sentir son émotion et sa joie à la vue du cadeau qu'on a réussi à faire sans qu'elle sache rien.
Le bonheur c'est savoir que si on trouve l'audace, il suffit de prendre le taxi et que derrière la porte ouverte, on est attendue. Moi ? Moi ! Moi...
Le bonheur c'est du coaching qui se termine en rigoling chez ses amis où on se sent bizarrement à l'aise.
Le bonheur c'est au moins un déj par semaine depuis la rentrée et le téléphone qui me semble naturel et j'aimeuh.
Le bonheur c'est rire comme des bossues -alors qu'on devrait dormir- en décortiquant les tenues et les répliques d'AB.
Le bonheur c'est partir énervée à une soirée et y rire très fort et en repartir avec des tas d'invit' à se revoir, que ça fait plaisir.
Le bonheur c'est écrire cette note d'une traite sur un cahier tout neuf à 2h32 du matin alors qu'on cherche le sommeil.

Le bonheur c'est partout finalement, faut que je cesse de râler.
11:59 Publié dans Petits (ba)nheurs | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
vendredi, 12 septembre 2008
12 septembre
Le 12 septembre 2001, je prenais l'avion pour rentrer à Paris après un week-end prolongé à Toulouse passé à réviser pour la session de rattrapage de mon DEUG d'anglais.
Oui, le 12 septembre 2001, j'ai pris l'avion.
Je me souviens très bien que ce furent mes premiers contrôles un peu sérieux au portique de sécurité. Je prenais l'avion une bonne dizaine de fois par an et j'avais l'habitude de trucs un peu freestyle. Mais pas ce jour-là. Ce jour-là, tout le monde était sérieux.
Et puis je suis montée dans l'avion. Il y avait un groupe d'hommes assis du côté gauche, des juifs ultra-orthodoxes : habillés en noir, avec la longue barbe. Ils avaient aussi l'air un peu arabisant. Je n'exagère absolument pas quand je vous dis que les gens se dévissaient la tête en passant à côté d'eux. Ignorants de la différence entre un musulman et un juif orthodoxe, on sentait que tous se faisaient mille films sur ces potentiels terroristes islamistes.
Une fois tout le monde assis et compté, nous sommes descendus sur le tarmac. Un gros tas de valises attendait, les hommes de l'aéroport à côté. Chaque passager devait désigner son bagage qui était alors mis dans la soute, puis on remontait s'asseoir dans l'avion. Heureusement, le vol était loin d'être complet.
Au bout d'un temps qui m'a paru infini on a décollé. Très en retard. Et même sans pouvoir en être certaine, je suis persuadée que tout le monde dans l'appareil a pensé aux tours tombées la veille, à la suite d'un détournement d'avion.
Le 13 septembre, je retournai travailler dans mon immeuble de 40 étages à La Défense…
00:06 Publié dans Ba, bla bla | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note




