jeudi, 30 octobre 2008
J'ai 3 ans
Est-ce que vous serez toujours là ?
Est-ce que j'aurai moins mal, là ?
Est-ce que ce sera toujours aussi bien, là ?
Est-ce que j'aurai toujours envie d'être là ?

20:07 Publié dans Elle est ba net, Intibacy | Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note
mercredi, 29 octobre 2008
Les mercredis des musicos surfeurs (6)
Lorsqu'on passe l'année la planche sous le bras, on vit comme un nomade. On suit la route tracée depuis des millénaires par les ancêtres. On sait reconnaître les signes qui disent, au jour près, quand il faut plier le campement. Alors on emballe tous les bagages et zou, en route la caravane !
Le principe, en gros, c'est qu'il y a une saison pour tout. Pas seulement à cause de la météo mais aussi parce que le monde est là, à nous attendre. Alors on fait le tour des hot spots. Régulièrement, on dit au revoir aux amis : les neufs et les ceux qu'on voit tous les ans. Aucun risque qu'on oublie qui que ce soit, cela va de soi. Mais on sait que chaque lieu est fait de nouvelles rencontres et d'habitudes
Moi, je dois l'avouer, je ne suis pas fortiche pour les au revoir. Idéalement, je voudrais pouvoir contenir tous les gens auxquels je tiens dans mon sac, pour toujours pouvoir partager avec eux ce que je vis, les blagues pourries, les chagrins qui en sont pas vraiment, la dernière crucherie de Ginette... Et je fonctionne beaucoup avec les choses qui me sont familières quand je suis loin ou que je dois me séparer. Pour continuer à me sentir capable d'avancer vers l'inconnu.
Parce que le paradoxe, c'est que j'aime beaucoup que ça bouge, je suis très "coupons court" quand la saison est finie, ne languissons pas alors qu'il n'y a plus rien à attendre. Je sais aussi passer à autre chose mais je suis parfois inquiète à l'idée de sauter dans l'inconnu. Je m'accompagne donc de musique qui marche à tous les coups.
Pour ça, il y a Green Day. Je les connais depuis très longtemps, j'ai écouté leurs chansons quand je souriais, quand je pleurais, quand je rien de spécial. Ils sont là depuis longtemps et ils m'accompagnent souvent, pour une chanson ou une journée. Une chanson idéale pour rire aujourd'hui pourra aussi être celle pour dire au revoir demain.
Du coup c'est pratique, il y a aussi une chanson pour la fin de l'été. Une qui rappelle qu'on est triste bien sûr, de quitter les amis mais qu'en même temps, si on ferme les yeux quelques instants, on peut tenir bon et que là-bas...
ring out the bells again
like we did when spring began
wake me up when september ends
here comes the rain again
falling from the stars
drenched in my pain again
becoming who we are
as my memory rests
but never forgets what I lost
wake me up when september ends
Bon je vous laisse, je dois enfiler ma combi et farter ma planche !
10:23 Publié dans Ba zik | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
lundi, 27 octobre 2008
Curly
Faut que je partage ça parce que c'est comme une illumination que je viens d'avoir, là, en me rinçant les dents.
Je relève la tête et me vois dans le miroir au-dessus du lavabo. Et c'est là que je vis cette expérience à la limite du paranormal : je suis bien coiffée...
Et à part une fois tous les 6 mois quand je sors de chez le professionnel, ça m'arrive assez rarement de le penser. Je suis souvent "allez ça ira" mais rarement "oh làlà chouette ma coiffure !"
Du coup, j'ai eu cette idée de noter chaque jour ma coiffure et de me prendre en photo pour savoir comment sont mes bouclettes selon les jours. Un album photo de mes organisations bouclettiennes. Sauf que c'est pas fastoche, les auto-portraits ! Alors tant pis...
Aujourd'hui, je me suis quand même donné 4.5 sur 5. J'ai presque pas de halo. C'est plutôt rare... Depuis ma naissance c'est comme ça en gros :
Mon problème c'est que je sais pas trop ce que j'ai fait ce matin pour être bien coiffée
alors je vais pas pouvoir le reproduire.
23:45 Publié dans ba(rbie) girl | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
vendredi, 24 octobre 2008
Mes semaines sont trop courtes
Des cours à la fac.
Un sandwich dans le métro.
Du boulot.
De l'anti-stress, un bouquin, pas de sommeil.
Des vitamines, de l'anti-stress.
Du boulot.
Un sandwich dans le métro.
Des cours à la fac.

20:34 Publié dans Ba, bla bla | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
mercredi, 22 octobre 2008
Les mercredis des musicos surfeurs (5)
L'entraînement, encore et toujours. Y a que ça de vrai. Le surf, c'est rarement inné. Avant de pouvoir faire son Kelly Slater, faut s'être gamélé des dizaines de fois. Qu'à cela ne tienne, on persévère. On monte, remonte, tombe, retombe. On se lève mais finalement pas cette vague. On rame toute une journée pour 4 secondes debout sur la planche. On boit la tasse, on glisse, on reprend son souffle.
L'idée, c'est d'accepter de ne pas trouver tout de suite la confiance pour surfer cette vague qui paraît trop grande finalement. Ou de tomber 12 fois sans se dire que c'est un signe de ce qu'on est incapable de jamais réussir. Apprendre, c'est lent souvent. Ca force à tâtonner. Vouloir apprendre plus, c'est un signe à mon sens, d'ouverture d'esprit. Parfois, on se sent presque prétentieux devant l'ampleur de la montagne qu'on se croit capable d'escalader à la fin. Paradoxalement, je crois aussi qu'apprendre exige de l'humilité. Parce que la beauté de tout ça, c'est qu'il est impossible de savoir au départ combien de temps il faudra pour maîtriser le sujet. Voire même, il faut accepter de ne jamais y parvenir.
Et la persévérance, ça me connaît. Juste, il me faut parvenir à garder la motivation sur la distance. Et ça, c'est pas garanti. Pour ce faire, je vous présente Le Tigre. C'est instantané, quand je mets ces gens en fond sonore, j'ai le sourire, je retrouve la pêche et l'envie. J'en sautillerais presque.
Tout pile ce qu'il faut pour tenir bon. Ne rien lâcher. Recommencer à zéro s'il le faut mais tenir bon. Jusqu'au miracle. Après le jour où on tient enfin debout 10 secondes vient le jour où on acquiert suffisamment de maîtrise pour surfer 10 vagues en une session. Et pas que les riquiqui. Pas de tremblements de jambes, juste la jouissance d'avoir raison. Comment on se sent alors ? Très bien, merci. On en danserait sur la planche de fierté. D'ailleurs, c'est ce qu'on va faire allez...
Who took the bomp from the bompalompalomp?
Who took the ram from the ramalamadingdong?
Who took the bomp from the bompalompalomp?
Who took the ram from the ramalamadingdong?
How are you?
Fine, thank you.
How are you?
Fine, thank you.
Bon je vous laisse, je dois enfiler ma combi et farter ma planche !
09:15 Publié dans Ba zik | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
lundi, 20 octobre 2008
Pluie de paillettes

Un cours de shopping par mon modèle de femme.
23:13 Publié dans Petits (ba)nheurs | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
dimanche, 19 octobre 2008
Appelez-moi Filipe
A la suite d'un truc nimportequoitesque dont j'ai le secret, j'ai bénéficié pendant 2 jours du corps de Mister Filipe (ça se dit comme le filip des 2be3 mais il joue pas dans le Navarro nouveau ; lui, il est entre autre prof et chuis hyper jalouse !...) Alors déjà, on se plaint pas, j'ai un peu fait l'échange avec un beau gosse (matez-moi ça et bavez un peu) donc je vais pouvoir faire la maligne pendant quelques heures !
Hop sous la douche à moitié dans le coltard. Shampoing, frottage... euh quoi ?? D'où j'ai plus de cheveux ? Ah mais oui c'est... main qui descend illico : OOOOOOOOOh trop chouette, je vais pouvoir m'amuser ! Et oui, je m'amuse. Je me rends assez vite compte également que c'est comme quand on emprunte les jouets des autres, on connaît pas tout de suite le mode d'emploi par coeur, on commet des erreurs de débutant, on pense que... alors que, comme ça, c'est bien bien mieux !... Je rejouerai plus tard, là pas le temps : boulot !
Je pense qu'au contraire de moi, l'habitant de ce corps doit user de caféine parce que je me suis arrêtée pour la première fois de ma vie au Starbucks devant lequel je passe chaque matin pour aller au boulot. Boulot où je passe une journée des plus agréables : bizarre comme les gros lourdauds de blaireaux mettent beaucoup moins ma parole en doute quand elle sort du corps d'un homme... Que j'aime mon milieu pro !
Je veux aussi en profiter pour draguer les filles. Je connais a priori les trucs qui les saoulent illico, on ajoute l'expérience de mon hôte et c'est sûr, je vais assurer. Verdict : toutes les filles mentent quand elles affirment qu'elles détestent se faire draguer dans la rue, que quand même trop c'est trop les gros lourds qui t'accostent dans la rue. Mon oeil, oui ! Elles ont toutes minaudé comme des grues !
Rentrons à la maison : j'ai visiblement des goûts musicaux pourris parce que mon hôte du moment ne semble pas trouver son bonheur à la maison... Pas grave, c'est l'heure de rêvasser en fait... de penser au sens de la vie, de l'Homme, des relations avec les femmes et la Femme en particulier... Et puis surtout, il devient urgent de me poser quelque part parce que j'ai déjà des bleus partout à force de me cogner. Pas l'habitude de diriger un corps de cette taille, je voudrais pas le rendre tout abîmé. Donc on se met sur le canapé et on bouge plus.
Le côté bien (ou pas, c'est selon les points de vue) c'est qu'il dort aussi peu que moi. Aucun scrupule à trainasser, à lire jusqu'à pas d'heure, à tout à rien quoi... mais à pas dormir en tout cas. Sensation tout à fait inconnue pour moi qui téléphone une fois par trimestre, j'appellerais bien des gens pour me marrer à leur raconter cette aventure improbable, là tout de suite...
A un moment mais je sais pas trop quand, j'ai dû finir par m'endormir...

22:18 Publié dans Elle est ba net | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
samedi, 18 octobre 2008
Vendredi ou la loose cosmique
(Bon en vrai, c'est pas du tout ça que je voulais poster, j'ai une note toute prête pour vous raconter combien ça va pas fort. Mais en même temps, je suis contre. Je vais pas venir me plaindre tous les 4 matins alors que des enfants meurent de faim ! Et puis on va pas s'apitoyer sans cesse sur son sort, c'est mauvais pour le moral que je dois remonter... Et puis bon, y aura bien plus de petits bonheurs dedans si j'attends encore un jour ou 2 ! )
Bref, figurez-vous que -si on peut dire que j'ai durant la semaine une vie sociale somme toute relativement remplie- il s'avère que je suis régulièrement en mode "personne à l'horizon" le week-end. Pour plein de raisons au nombre desquelles figure en bonne place ma non-oserie. Tout ça pour vous dire que ce soir, comme régulièrement depuis quelques mois, je suis chez moi. En mode soirée de loose.
En prévision, je suis allée acheter des fraises tagada. Et je suis descendue une station plus tôt pour terminer le chemin à pied en chantant ABBA et en faisant le vide. (La journée a été éprouvante)
Arrivée chez moi, j'ai commencé par débriefer au tél ma journée de folie. Pile comme quand j'étais au collège. Raccrochage, début de repas : le reste des gâteaux tunisiens achetés y a 2 jours. Trop chaud. Déshabillage : hop le bas dégage. Hop, le pull suit.
Ho coucou y a des cops sur le chat, parfait je vais réfléchir à quoi manger en papotant.
Entre un projet mort-né de scrapbooking et un rêve fou de Noël à SF, je continue mon repas par un morceau de fromage. Je suis toujours cul nu en t-shirt sur le parquet dans mon appart' non chauffé et fenêtre entrouverte... J'ouvre le paquet de fraises.
Pendant ce temps, comme je suis une femme web 2.0, je me découvre au travers des yeux des autres habitants de mon corps, je vérifie ce qu'il se passe sur Facebook, je regarde tout ce que j'ai loupé sur twitter aujourd'hui, je me mets à jour des blogs pas lus, j'écoute d'une oreille distraite le nikos...
Bon c'est pas tout mais j'ai froid, douche très chaude.
J'ai enfilé mes habits de lumière (pyjama en pilou et vieux pull de ex-monsieur (que j'ai fourbement subtilisé lors de la séparation mais bon ça faisait 9 ans que je l'utilisais de toute façon !!) et chaussettes de princesse hippopotame) donc je ne suis pas seulement glamour, je suis aussi réchauffée. C'est l'heure de dîner pour de vrai : oatmeal crakers et caviar d'aubergine accompagnés d'une laitue entière et de fromage.
Si c'est ça, je vais écouter de la musique pour une petite séance de chantonnement à tue-tête. J'adore ça. Probablement que mes voisins beaucoup moins. Et puis tiens, j'ai envie d'un thé. Et de fraises tagada fondues dedans. Et de lire de la chicklit. Allez je m'obéis, ouverture du lit et...

00:58 Publié dans Ba, bla bla | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
jeudi, 16 octobre 2008
Maître Capello inside
Note à fort contenu prétentieux, donneur de leçon et insupportable pisseuse qui se croit plus belle que les autres. Mais là enough is enough. Je n'en peux plus !

on ne dit pas "au jour d'aujourd'hui" ni "à aujourd'hui"
S'il vous plaît, cessez avec cette expression de merde qui me donne envie de donner un cours de français à toute personne qui la prononce. Sans blague, relisez juste une fois ou deux ces expressions. Vous le sentez pas, le pléonasme. Vous la voyez pas, la faute de français ??
Tout le monde semble laisser passer sans ciller la multiplication de cette ineptie dans le langage courant. J'hallucine. Je ne comprends pas. Je suis horrifiée.
Ce soir, je l'ai même entendue dans un texte de théâtre. Il faut arrêter aussi vite que possible la propagation de cette faute de français. Aidez-moi, je vous en prie.
Zallez voir que dans 5 minutes, va falloir que je dise "malgré que" et "si je penserais à..." pour me faire comprendre.
STOP
01:27 Publié dans Ba, bla bla | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note
mercredi, 15 octobre 2008
Les mercredis des musicos surfeurs (4)
Lorsqu'on est un surfeur depuis toujours. Que le surf devient sa raison de vivre, on finit par perdre de vue la réalité, se prendre pour le roi du monde. Et puis aussi, on se crée un monde à soi. On vit en vase clos, pour sa passion. On imagine ce que pourrait être sa vie. On rêve fort parce que, probablement, on souhaite s'assurer de l'intérêt d'avancer, se convaincre qu'il n'y a aucune vacuité dans l'hédonisme érigé en philosophie de vie.
Un peu comme ce groupe d'amis à la vie à la mort qui compose la clique de Bodhi. Ils ont un peu un comportement d'adolescents, au fond. Peur de rien, plaisir de vivre, désirs d'absolu, fanfaronnade. Les promesses contiennent toutes toujours / jamais. Pas de gris ni de demi-mesure, on sait où on va, on est sûr de son choix (de ses non-choix diraient certains...) L'absolu ne leur fait pas peur, la réalité, le quotidien, les contingences matérielles, c'est pour les autres. On écoute fort fort la musique. Comme MGMT qui comprend si bien our decision, to live fast and die young.
Alors que moi, je me sens un peu comme John Utah : je les envie souvent en fait, ces cliques de surfeurs. J'aimerais bien avoir leur insouciance. J'essaie, souvent. Je me mêle à eux, je tente d'être intégrée mais je sens bien au fond, que non, je ne suis pas comme eux... Time to pretend ?
Et puis de toute façon, je me demande en même temps dans quelle mesure ils ne savent pas que c'est vain, au fond... Un peu comme quand j'écoute moi-même MGMT, en fait. Du sautillant qui raconte en même temps la désillusion. Des paroles qui n'amènent pas toujours vers ce qu'on attend. Du contenu pas forcément en adéquation évidente avec le contenant.
Font-ils eux aussi semblant ? Alors que je les imagine si libres ??
I'm feeling rough, I'm feeling raw, I'm in the prime of my life.
Let's make some music, make some money, find some models for wives.
I'll move to Paris, shoot some heroin, and fuck with the stars.
You man the island and the cocaine and the elegant cars.
This is our decision, to live fast and die young.
We've got the vision, now let's have some fun.
Bon je vous laisse, je dois enfiler ma combi et farter ma planche !
09:59 Publié dans Ba zik | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note



