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Ba trip - Page 17

  • un barrage sur l'amstel

    D'abord, on ne comprend rien du tout. Aucune sonorité, aucun mot n'est familier. On arrive à comprendre certains mots à la lecture des panneaux mais soudain, même dire bonjour ou merci semble impossible. On se trouve tout de même dans une ville où SPUI se dit CHPOÏ. Comment voulez-vous ensuite vous en sortir ?

    Mais ensuite, on comprend tout. Tellement, tellement de touristes dans les rues qu'on a l'impression d'être dans une ville sans nationalité propre. Les espagnols vous bousculent pour monter dans le tram, des anglais cherchent le musée, des italiens ne comprennent pas le menu, des français se marrent à la vue des vitrines de souvenirs. Où sont passés les autochtones ? Ben les autochtones, ils te disent "Hello !" direct. Puis "Thank you". Ou encore "Can I help you ?". Bref, même quand on n'a pas l'air perdu et qu'on n'a pas le guide à la main, ils parlent direct en anglais.

    En plus, on en a cherché sans succès, des vrais, des qui travaillent là, des qui prennent l'apéro avec leurs potes en fin de journée, des qui font des courses... Mais on ne les a pas vus. Comme s'ils avaient offert la ville aux touristes. Si on ajoute qu'il y a 348 magasins de souvenirs au m² , on a une très vague sensation de Disneyland.

    Et puis aussi, c'est quand même délirant, c'est un endroit où les églises servent à tout sauf à prier. Du coup, elles ont des horaires d'administration et sont toutes payantes.

    Enfin, j'ai quand même ressenti une sorte de malaise persistant. Quitte à passer pour une mère la vertu, au bout de trois jours, croiser des souvenirs en forme de pénis toutes les trois boutiques, inhaler à l'heure du petit déj la fumée du pétard de son voisin de terrasse, ne pas pouvoir marcher plus de 10 pas sans passer devant des vitrines décorées de photos plus qu'explicites de films pour adultes, se faire accoster 5 fois par jour par des gens qui ne comprennent pas qu'on n'ait pas envie de s'arrêter dans un coffee shop... ben ça m'a donné presque la nausée. Mon moment préféré reste celui où, contournant la sublime Oude Kerk, je me retrouve nez à nez avec un monsieur se reboutonnant le pantalon en sortant d'une des vitrines éclairées de rouge. Un peu décontenancée, je tourne le regard vers la droite pour ne pas avoir l'air indiscrète et que vois-je ? Un type en train de négocier le prix avec une pulpeuse prostituée à l'air usé, blasé et pathétique en même temps alors que nous croise une famille proprette accompagnée d'enfants de 5/6 ans qui déambulent fascinés au milieu de ces vitrines...

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    Mais ne pensez pas que ce ne soit que négatif, le meilleur est à venir parce qu'on garde toujours le meilleur pour la fin.

    To be continued...

  • Juste trop bien

    Pas tout à fait 3 heures et demie de sommeil.
    Le réveil qui me trouve hagarde  et désorientée à 5h40.
    Un panneau d'accueil sur le quai d'arrivée, un mouchoir au départ.

    Des pieds dans le sable.
    Et puis dans l'eau...
    Enfin !...
    Envoyés par mms.

    Des bises sur ses fossettes.
    Son air mutin et en même temps si...
    Ma gratitude pour les gestes qu'elle fait alors que je n'ose les faire.
    Juste attendre une dédicace à ses côtés, en silence ou presque.

    Des photos de dos.
    Un coup de soleil sur le front et l'ivresse provoquée par le vent marin.
    Des goelands qui s'invitent à table.
    Du guacamole et de la daurade cuite dans la cheminée.
    Mais pas de caramel au beurre au sel (de Guérande of course !)
    Des tic tac à la cerise tout exprès épargnés pour moi.

    Un petit ventre qui se laisse juste deviner.
    L'impression de l'avoir quittée il y a deux jours (alors que deux ans déjà....)
    Sous son air décidé et son sourire enthousiaste, retrouver -ne lui en déplaise- sa douceur et sa patience.

    Des cartes postales si belles qu'on voudrait se les envoyer à soi-même.
    Des livres bien sûr.
    Dont 4 tout neufs dont je n'avais pas du tout besoin...
    Des parisiens en ciré jaune et pulls rayés.

    Beaucoup beaucoup de blabla et au moins autant de fou rires.
    La magie de se croire accueillie par sa propre famille.
    Des ours en peluche qui ont trop lu le kama sutra.
    Mille et une choses apprises grâce à deux guides uniques.
    Le petit noeud dans le ventre qui dit "j'ai pas envie de partir déjà"...

    Merci comme ce mot ne saurait suffire à le dire.

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  • J'ai rencontré de la salsepareille

    Qui parmi vous ne connaît pas les champs de salsepareille ? Mais oui, je parle bien de ceux cultivés par les schtroumpfs. La plante dont les petits hommes bleus se régalent !... Je ne saurais pas dire pourquoi mais la salsepareille, pour moi et depuis toujours, ça n'existe que dans la BD de Peyo. Pourtant, je suis d'un naturel assez curieux et je suis du style à chercher sur Internet les trucs les plus improbables (du nom du perroquet de Tao à l'orthographe de vol à l'arraché) eh bien il ne m'était jamais venu à l'esprit que la salsepareille pouvait exister.

     Lors d'une balade dans un parc naturel avec vue sur la sublime méditerranée, j'ai appris non seulement que la plante que je trouvais si douce s'appelait le cyste cotonneux (c'est une super jolie plante aux feuilles toutes duveteuses) mais également que la salsepareille poussait en toute liberté, loin du village des schtroumpfs. Et même que Peyo, ben il a bien respecté l'échelle puisque une feuille de salsepareille, ça fait à peu près la taille d'un pouce. Donc c'est normal que les petits hommes bleus se rassasient avec juste une feuille ou deux.

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  • Guide d'achat

    Bon allez, pour contenter les personnes qui ne tombent ici que pour ça, des Pop Tarts (et je les comprends, c'est juste délicieux ces petits biscuits chimiques...) on peut en acheter à Paris. Pour ça, faut se rendre par exemple à l'épicerie anglaise. Elle se trouve dans le 10ème arrondissement et a cet avantage pour ceux qui ne vivraient pas en région parisienne -et n'en déplaise à certains, ils sont trèèèèès nombreux- qu'elle propose même de la vente par correspondance sur son site !!! (non, acheter sur Internet, ce n'est pas dangereux. nous sommes au 21ème siècle !!!!)

    Sinon, je n'y suis jamais entrée mais il y a aussi Thanksgiving qui affirme sur son site qu'il commercialise plein de produits US... et on peut ainsi en profiter pour faire une balade dans ce si joli quartier qu'est Saint-Paul où se trouve notamment mon magasin de colliers préféré.

    Et moi, l'endroit où je me les procure (je vous le dis parce que certains de mes fans parisiens rêvent peut-être de me rencontrer ou mieux, de calquer leur vie sur la mienne...) chez The Real Mc Coy, une petite épicerie super chou, dans laquelle t'as intérêt de parler un peu d'angliche parce que c'est pas le cas des vendeurs et qui se trouve tout au bout de la rue de Grenelle (c'est-à-dire pas côté rue du Four mais côté Invalides, flemme de chercher l'adresse exacte.)

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    Petit NB : j'ai classé ça dans ba trip parce que je me dis que finalement, je vous fais une sorte de petit guide là, non ? Je vais réfléchir à continuer de vous procurer mes bonnes adresses pour vous permettre de vous rapprocher de la perfection en vivant comme moi...